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Cameroun : Relevé épidémiologique Mensuel REM N°4, septembre 2016

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Faits saillants :

  • Mise en œuvre de riposte à l’épidémie de Rougeole dans le district de santé (DS) de Kolofata ;

  • Premier tour de la riposte à l’épidémie de Polio au Nigéria avec des implications pour le Cameroun;

  • Epidémiologie de la rougeole de 2008 à 2016 : 40 épidémies en moyenne par an depuis 2008 ;

  • Nouveau foyer de grippe aviaire au Cameroun dans la ville de Bafoussam

ÉPIDÉMIES ENREGISTRÉES DANS LE PAYS

EPIDEMIES DE ROUGEOLE

La réception des kits fournis par l’OMS le 24 août 2016 au Laboratoire du Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a permis d’analyser les 329 échantillons de cas suspects de rougeole qui étaient en attente. Les résultats obtenus n’ont pas laissé apparaitre de nouvelles épidémies bien que certains cas se sont avérés positifs. La situation demeure donc la même qu’au terme du mois d’août 2016 à savoir :

La dernière épidémie de Rougeole déclarée en 2016 est celle du district de Kolofata dans la région de l’Extrême Nord. Elle a été déclarée à la 12e semaine épidémiologique (SE), portant ainsi à 05, le nombre total de districts de santé (Lagdo, Ngaoundéré rural, Tignère, Mbonge et Kolofata) qui ont enregistré une épidémie de rougeole. Après le report de la riposte suite à l’organisation des JLV contre la poliomyélite pour les cas de PVS découverts dans l’Etat de Borno au Nigéria, le district de santé (DS) a finalement pu organiser sa campagne du 07 au 11 Septembre 2016 avec les appuis technique et financier de l’OMS et la fourniture en vaccin par l’Unicef.

Toutes les sept aires de DS de Kolofata étaient concernées par la campagne. Les résultats de la riposte montrent que 56 204 personnes âgées de 09 mois à 14 ans ont été vaccinées pour une cible initiale estimée à 56 647 personnes. Seules les aires de santé d’Amchide et Kerawa n’ont pas atteint la couverture minimale de 95%. Elles sont particulièrement insécurisées à cause des attentats et des incursions de Boko Haram. De même, le nombre d’enfants entre 9 – 11 mois issu du microplan élaboré il y deux mois a été largement dépassé dans toutes les aires de santé du fait des déplacements continus des populations fuyant les exactions de la secte Boko Haram.