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Cameroun : Rapport de situation, 5 mai 2022

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FAITS SAILLANTS

  • Rapport de situation de la région de l'Extrême-Nord (1-31 mars).
  • 23 écoles parmi les 26 qui étaient fermées du fait du conflit intercommunautaire dans le Logone et chari ont été réouvertes.
  • Une femme et son enfant ont été blessés lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) à Sagmé, dans l’arrondissement de Fotokol.
  • 400 979 élèves dont 35 671 devant passer le certificat d’études primaires (CEP), se trouvent sans actes de naissance.
  • Quatre jeunes enlevés en 2017 dans la localité de Ldaozaft, dans le département du Mayo-Tsanaga, sont sortis de captivité.

Contexte humanitaire

La situation est restée précaire le long de la frontière avec le Nigéria en raison de la persistance des activités de groupes armés non-étatiques (GANE). Des incursions des GANE ont continué d’être enregistrées dans plusieurs localités des départements du Logone et Chari, du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga, se soldant souvent par des morts et blessés parmi la population civile, des pillages et destructions de biens. Des attaques d’éléments présumés des GANE contre les postes des forces de défense et de sécurité ont également continué d’être rapportées. Vers la fin du mois de mars, des sources locales ont fait état du lancement d’opérations militaires dans la zone frontalière entre le Cameroun et le Nigéria, lesquelles auraient conduit à la reddition de plus de 200 personnes, en majorité des femmes et des enfants associés aux GANE. L’insécurité engendrée par cette situation a parfois contraint les acteurs humanitaires à suspendre momentanément leurs mouvements vers les localités comme Fotokol et Hilé Alifa dans le Logone et Chari, Amchidé et Limani dans le Mayo-Sava, ou encore Tourou dans le Mayo-Tsanaga.

Après environ un mois de détention, les cinq agents humanitaires qui avaient été enlevés par des hommes armés à Fotokol, dans le Logone et Chari, le 24 février 2022, ont été libérés vers la fin du mois de mars au Nigéria.

En prélude à la prochaine saison de pluies, escomptée entre fin avril et début mai, les acteurs humanitaires de Maroua ont procédé à la réactivation de la cellule de préparation aux inondations. Dans le cadre de cette cellule, les acteurs humanitaires de la région entendent mieux coordonner leurs actions visant à appuyer les autorités dans la préparation de la réponse aux éventuelles inondations.

Le groupe de travail Nexus du Cameroun, en concertation avec les membres de ce groupe à l’Extrême Nord, a ajouté la commune de Logone Birni aux cinq autres communes de la région de l’Extrême-Nord, précédemment retenues comme prioritaires pour l’opérationnalisation de l’approche Nexus humanitaire, développement et paix. Cette décision vise à maximiser l’impact des différentes interventions dans cette commune qui fait face à d’importants besoins humanitaires consécutifs aux violences intercommunautaires d’août et de décembre 2021. Dans cette perspective, des concertations ont été entreprises entre les acteurs intervenant dans ladite commune en vue de l’élaboration d’un plan d’action conjoint.

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