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Cameroun Mise à jour sur la sécurité alimentaire : La saison de soudure en cours et le COVID-19 entrainent le Crise (Phase 3 de l'IPC) dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avril 2021

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MESSAGES CLÉS

  • Le Cameroun est confronté à une deuxième vague de COVID-19, avec une augmentation de 98 pour cent de nouveaux cas quotidiens par rapport à la même période l'année dernière. Le ralentissement des activités économiques entraînent une baisse significative des revenus quotidiens et d’opportunités d'emploi, en particulier pour les ménages urbains pauvres. Cependant, contrairement à la même période l'année dernière où les prix des denrées alimentaires de base ont augmenté à la suite des nouvelles restrictions du COVID-19, les prix actuels sont restés généralement stables.

  • Dans les régions anglophones, la soudure précoce se chevauche avec une légère hausse de l'insécurité par rapport à la même période l'année dernière, et un ralentissement économique due à la deuxième vague de COVID-19, obligeant les ménages pauvres à employer les stratégies d'adaptation atypiques. Au fur et à mesure que la période de soudure progresse, de plus en plus de ménages sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l'IPC) car ils dépendent de plus en plus des achats sur le marché dans une contexte des prix supérieurs à la moyenne et un faible pouvoir d'achat.

  • Les attaques persistantes des insurgés de Boko Haram / ISWAP continuent de perturber les activités de subsistance typiques dans le Logone et Chari et Mayo Sava, exposant les ménages a l’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l'IPC). Avec les stocks des ménages qui s'épuisent de façon saisonnière, les prix des denrées de base devraient augmenter. Les ménages pauvres de Mayo Tsanaga dégraderont jusqu’en Crise (Phase 3 de l'IPC) avec le début de la période de soudure en juin, tandis que le reste de la région restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l'IPC).

  • La présence de plus de 300,000 réfugiés Centrafricains depuis sept ans dans les départements de Mbéré, Kadey, et Lom et Djerem, et un afflux récent d'environ 6,600 nouveaux réfugiés continuent de menacer la sécurité alimentaire des communautés d'accueil. L’augmentation de la demande d’aliments de base continue de maintenir les prix au-dessus de la moyenne, tandis que l’augmentation de l’offre de main d’œuvre limite les revenus des ménages pauvres et engendrent l’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC)