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Cameroun Key Message Update : L’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l'IPC) dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest pendant la soudure, mars 2021

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Key Messages

Le Cameroun enregistre un pic du nombre de nouveaux cas de COVID-19, avec des nouveaux cas quotidiens moyens d'environ 2000 en mars 2021, ce qui correspond au pic atteint en juillet 2020. Le gouvernement renforce les mesures de prévention du COVID-19 à l'échelle nationale, telles que la distanciation sociale, le port de masques faciaux, la restriction des rassemblements et des mouvements, et le dépistage obligatoire à tous les points d'entrée, tout en visant l'acquisition de vaccins à administrer sur une base volontaire. Ces mesures continuent de limiter les activités économiques et l'emploi, en particulier dans le secteur informel des zones urbaines, ce qui a un impact négatif sur l'accès des ménages urbains pauvres aux revenus quotidiens. Cependant, contrairement à la même période l'année dernière où les prix des aliments de base ont augmenté suite aux nouvelles restrictions du COVID-19, les prix actuels sont restés globalement stables.

L'arrivée à temps des pluies en mars favorise les activités de semis de maïs, de haricots et de tubercules dans la partie sud du pays. Cependant, le conflit en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest continue de limiter l'accès aux champs et maintient les prix des engrais et des semences améliorées au-dessus de la moyenne. De plus en plus de ménages pauvres dans ces régions continuent d'être confrontés à des situations de Crise (Phase 3 de l'IPC) de la sécurité alimentaire durant la période de soudure, en raison de leur forte dépendance vis-à-vis du marché des aliments en plus des prix élevés des aliments de base et le faible pouvoir d'achat.

Dans la région de l'Extrême-Nord, les récoltes de contre-saison complémentent les stocks alimentaires existants pour les ménages pauvres. Les prix actuels du sorgho sur les principaux marchés ont chuté de 25 à 35 % par rapport aux mois précédents. Cependant, les principales céréales se vendent actuellement 15 à 20 pour cent plus cher que l'année dernière à la même période, en raison d'approvisionnements inférieurs à la moyenne des stocks en provenance du Tchad suite à la fermeture de la frontière, de l'augmentation de la contrebande vers le Nigeria et d'une légère baisse de la production de maïs dans la région du Nord due à une période de sécheresse plus longue l'année dernière. Les récentes attaques de Boko Haram/ISWAP continuent de perturber les activités de subsistance typiques, exposant les ménages pauvres de Mayo Sava et de Logone & Chari à des situations de Crise (Phase 3 de l'IPC) de la sécurité alimentaire.

La forte présence de réfugiés centrafricains dans les départements de Mbere et de Kadey continue d'entraîner des prix supérieurs à la moyenne dans un contexte de baisse des revenus due à la concurrence pour les opportunités d'emploi et les ressources naturelles, ce qui les expose les ménages pauvres a des situations de Stress ( Phase 2 de l'IPC) de la sécurité alimentaire. La fermeture des principales routes reliant la Centrafrique depuis décembre 2020 perturbe le commerce transfrontalier et la transhumance et augmente les prix actuels des aliments de 20 à 30 pour cent en moyenne dans les principales villes frontalières.