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Cameroun Bulletin humanitaire Numéro 05 | Novembre 2017

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Situation Report
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FAITS SAILLANTS

  • 3,3 millions de personnes en besoin d’assistance humanitaire

  • 1,3 millions de personnes dans le besoin ciblées en 2018

  • Le Cameroun innove avec l’organisation des premiers ateliers de programmation sectorielle conjoints entre acteurs humanitaires et du développement

Suivi de la Situation Humanitaire

Evolution de la situation sécuritaire

L’insécurité perdure dans la région de l’Extrême-Nord, en particulier dans les départements frontaliers du Nigéria que sont le Logone-et-Chari, le Mayo-Sava et le Mayo-Tsanaga où la menace reste vive et les victimes civiles nombreuses. En témoigne par exemple l’attaque à la bombe du 31 octobre, qui a couté la vie à six enfants à Zamga, localité frontalière du département du Mayo-Tsanaga.

Cette tendance à la baisse du nombre d’attentats semble indiquer un changement de mode opératoire du groupe Boko Haram depuis septembre 2017. A la baisse relative des attaques suicides répond en effet l’augmentation du nombre d’incidents criminels, pillages et attaques ciblées sur les villages. Cette modification du type d’attaques perpétrées pourrait résulter de la conjonction de plusieurs facteurs notamment le renforcement du dispositif sécuritaire dans les zones frontalières, la proactivité des comités de vigileance et la création d’infrastructures de protection nouvelles telles que les tranchées.

Enfin, il convient de noter qu’un nombre croissant d’incidents s’apparente à des actions de représaille du groupe Boko Haram envers les civils, accusés de délation et de complicité avec l’armée. Telle est l’explication avancée de l’attaque commise le 30 octobre contre les habitants du village de Gouderi, proche de Kolofata dans le département du Mayo-Sava. 11 personnes ont été tuées alors que, la veille, une opération militaire avait permis l’arrestation de nombreux membres présumés de Boko Haram dans cette même zone.

Evolution des déplacements dans la région de l’Extrême-Nord

Publié en octobre, le dernier round de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) de l’Organisation Internationale pour les Migrations, évalue à 328 785 le nombre de personnes en déplacement dans la région de l’Extrême-Nord. Ce chiffre comprend 237 967 déplacées internes, 29 728 réfugiés non-enregistrés et 61 090 retournés. Il est notable que 92% des populations déplacées le sont en raison du conflit armé dans la région tandis que 8% se sont déplacées en raison de facteurs climatiques, notamment les innondations.

Ce mois ci, le rapport sur les déplacements était accompagné de la publication d’une enquête sur les intentions de retour. Elle nous informe que la peur demeure la première raison avancée (71%) par les ménages déplacés pour expliquer leur préférence à rester dans leur zone de déplacement actuel et ne pas retourner chez eux. Toujours en lien avec la sécurité, la deuxième raison est le sentiment de sécurité dans le village actuel d’accueil, selon 26% de la population enquêtée. En parrallèle, les trois facteurs principaux nécessaires au retour sont la présence des forces de sécurité dans les localités d’origine, la réhabilitation des maisons endommagées ainsi que l’amélioration de l’accès aux services de base.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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