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Cameroon Key Message Update : Les inondations et les prix élevés, exposent davantage les ménages pauvres à une insécurité alimentaire aiguë, septembre 2020

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Messages Clés

  • Malgré le début des récoltes dans l’Extrême Nord, les prix des denrées alimentaires de base sont restés atypiquement élevés depuis juillet, les prix du maïs et du sorgho ayant augmenté de 40 % par rapport à la même période l'année dernière. En plus des prix élevés qui accompagnent généralement la période de soudure lorsque les stocks s'épuisent, les récentes hausses de prix ont également été associées à d'énormes exportations vers les pays voisins. L'interdiction par le gouvernement d’exportation de céréales venant de cette région vers les pays voisins entre juillet et novembre 2020 ne semble pas avoir stabilisé les prix sur les principaux marchés.

  • L'effet cumulé des inondations généralisées et des hausses de prix en cours dans l’Extrême Nord limite encore davantage l'accès à la nourriture pour les ménages pauvres déjà rendus vulnérables par l'insécurité et la pandémie COVID-19 et les exposent à une insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC). Environ 5500 personnes, ainsi que le bétail et les cultures, étaient déjà touchés au début des inondations en août dans le département de Mayo Danay (OCHA août 2020), et on estime à 28 000 le nombre de personnes qui devraient être touchées (UNITAR 11 septembre 2020), y compris des pertes importantes de cultures, de bétail et de biens.

  • Bien que les prix actuels soient plus élevés que les années sans conflit, les récentes récoltes stabilisent les prix actuels de la plupart des denrées alimentaires de base dans les régions anglophones. Les prix du maïs, des haricots et des pommes de terre ont légèrement diminué (en moyenne <7%) par rapport aux mois de soudure, à l'exception des prix du riz importé qui restent 30% plus élevés que les années sans conflit.

  • Les revenus issus de la dernière campagne agricole restent inférieurs à la moyenne dans les régions anglophones en conflit, après quatre années consécutives de production inférieure à la moyenne. En plus de l'accès réduit au marché, le mauvais fonctionnement et la fermeture des unités de transformation agroalimentaire (pour le riz, les palmiers, le manioc, le café, le cacao) ont entravé la création de valeur ajoutée et les possibilités d'augmentation des revenus et des emplois pour les ménages pauvres. La vente de bois de feu et de charbons, le petit commerce (de produits non agricoles) et d'autres emplois temporaires restent des sources de revenus alternatives mais inadéquates pour les ménages pauvres de ces régions qui se retrouvent dans une insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en Octobre.