Niger
Allocation de 5 millions de dollars du CERF face à la crise de déplacement
Une allocation de 5 millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) a été approuvée par le Coordinateur des secours d'urgence Tom Fletcher afin de faire face aux déplacements de population induits par le conflit dans les régions de Tillabéri et Maradi au Niger. Depuis octobre 2025, l'escalade de la violence perpétrée par des groupes armés non étatiques a déplacé plus de 85 000 personnes rien qu'à Tillabéri, contribuant à porter à plus de 350 000 le nombre de personnes déplacées de force dans toute la région. Les attaques, les enlèvements et les déplacements forcés récurrents ont fortement aggravé les risques en matière de protection et mis à rude épreuve des services de base déjà limités. Des évaluations récentes identifient l'eau, l'hygiène et l'assainissement, les abris, la santé, la protection et la nutrition comme des urgences, dans un contexte de hausse de la malnutrition aiguë. L'allocation du CERF permettra de fournir une aide vitale à plus de 171 000 personnes, soutenant ainsi les efforts du gouvernement. La réponse sera menée par l'UNICEF, l'OMS, le HCR et l'OIM, en collaboration avec leurs partenaires.
République centrafricaine
Des incendies détruisent plus de 200 abris à Ouham Fafa
Deux incendies survenus les 27 et 28 février dans la préfecture d'Ouham Fafa, au nord-ouest du pays, ont détruit plus de 200 abris et laissé des centaines de personnes dans le besoin. Le 27 février, plus de 110 maisons ont brûlé dans les villages de Bezanga et Ndoubamoudou, détruisant les réserves alimentaires, les greniers et les articles de première nécessité. Le lendemain, un incendie sur le site de déplacés internes de La Paix à Sido a blessé deux personnes et détruit environ 130 abris, laissant plus de 800 personnes déplacées sans abri. Les familles touchées sont temporairement hébergées à l'école de la sous-préfecture de Sido. OCHA coordonne avec les autorités et ses partenaires l'évaluation des besoins et le soutien à la réponse.
Cameroun
Alerte à la chaleur extrême dans l’Extrême-Nord
Le 12 février, l'Observatoire national du changement climatique du Cameroun a mis en garde contre l'intensification de la saison sèche dans la région de l'Extrême-Nord, avec des températures prévues entre 40 et 46 °C dans les régions de Logone et Chari, Mayo-Sava, Mayo-Danay et Diamaré. L'augmentation des niveaux de poussière et la chaleur nocturne persistante pourraient déclencher des vagues de chaleur localisées, augmentant les risques de pénurie d'eau, de dégradation des pâturages, de stress des cultures et de problèmes de santé du bétail. Les autorités exhortent les communautés à limiter leur exposition au soleil, à gérer l'eau avec prudence et à renforcer la sensibilisation à la santé. Cette alerte fait suite aux températures record enregistrées en mars-avril 2024, les plus élevées depuis 1981. L'Extrême-Nord continue d'être confronté à des chocs climatiques récurrents, notamment des inondations et des sécheresses. L'alerte intervient également avant une crise alimentaire prévue pendant la saison maigre, qui devrait toucher 1,2 million de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave (IPC phase 3+). Plus de 500 000 personnes sont toujours déplacées à l'intérieur du pays et 1,3 million ont besoin d'une aide humanitaire. Malgré des contraintes financières, les partenaires soutiennent les efforts de préparation et d'atténuation des risques.
Sahel
L'insécurité transfrontalière perturbe la mobilité pastorale au Sahel
Les communautés pastorales du Sahel sont de plus en plus touchées par l'insécurité dans les zones frontalières, notamment par l'augmentation des vols de bétail et la présence de groupes armés. La situation s'est aggravée ces dernières années, restreignant les routes traditionnelles de transhumance et compromettant les moyens de subsistance. Le secrétaire exécutif du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a déclaré que l'insécurité dans les zones transfrontalières limitait considérablement la mobilité pastorale, pierre angulaire de la résilience dans la région. Il a souligné la nécessité d'adopter des approches régionales coordonnées pour protéger les éleveurs, sécuriser les couloirs de transhumance et préserver les systèmes de pâturage transfrontaliers qui font vivre des millions de personnes à travers le Sahel.
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