Côte d'Ivoire

Une mission conjointe des Nations Unies à Grabo

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Une Mission conjointe de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des humanitaires de Tabou, s’est rendue mercredi 30 avril 2014 à Grabo, localité située à 540 km au nord-ouest d’Abidjan, pour évaluer la situation après les attaques survenues le 23 février 2014 et le récent exode massif des populations.

Conduite par le chef des bureaux du secteur Ouest de l’ONUCI, Ousmane Kane, la mission a effectué le déplacement pour s’enquérir de l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans les localités frontalières. « Nous venons vous témoigner notre compassion après les événements du mois de février et ceux qui ont eu cours, il y a peu, et vous dire que nous sommes préoccupés par les récents incidents pour lesquels nous voulons recueillir vos recommandations afin de mieux vous aider », a souligné M. Kane aux populations.

En effet, plusieurs centaines de personnes avaient fui les villages pour se réfugier à Grabo, après la découverte du corps sans vie d’un habitant, égorgé par des inconnus.

Le Sous-préfet de Grabo, Djibril Traoré, a saisi l’occasion pour plaider pour un appui de l’ONUCI et de ses partenaires afin d’écourter la souffrance des populations encore sous le choc. « Le manque de voies praticables rendent complexes les patrouilles des forces nationales et internationales entre les villages frontaliers et le long du fleuve Cavally. Les populations vivent dans la psychose et se croient abandonnées de tous. Nous souhaitons une aide des Nations Unies afin de dégager et ouvrir les routes pour que la quiétude revienne », a précisé l’autorité administrative.

Selon lui, la cohésion retrouvée a été mise à mal par la dernière attaque et par le meurtre. Il a donc souhaité que les Nations Unies reprennent leurs séances de sensibilisations sur la cohésion sociale. « Le grand travail abattu pour amener les populations à oublier les effets de la crise post-électorale ayant été affecté par l’attaque et le récent assassinat, nous comptons sur le soutien de l’ONUCI pour arriver à bout de la méfiance réciproque qui s’est instaurée entre communautés afin de garantir la paix sociale », a-t-il dit.

Il faut noter qu’outre les échanges avec les autorités civiles et militaires de Grabo, la mission a visité les villages de Soklodogba, Sioulo et Faitai.