Côte d'Ivoire

Les populations de la sous-préfecture de Boguiné sensibilisées à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et à la réconciliation

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« Pour que vous ayez le développement, il faut qu’il y ait la paix, la cohésion sociale et la réconciliation entre vous, filles et fils du pays. L’ONUCI est là pour nous aider » : c’est par ces mots que le Sous-préfet de Bogouiné, Donatien N’Zi, a ouvert, vendredi 9 mai 2014 à Gouekangouiné, la séance de sensibilisation, d’échanges et d’information dénommée ONUCI Tour de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour la réconciliation, la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Cette séance a réuni les leaders communautaires et les populations des villages de Gouekangouiné, Behelé, Gbalepleu, Gouegole et Napodiagouiné, de la sous-préfecture de Bogouiné, à environ 20 km de Man (600 km au nord-ouest d’Abidjan).

Initiée par le bureau de l’Information publique de l’ONUCI à Man au profit des leaders communautaires et populations de ces cinq villages de Bogouiné, la séance a enregistré la participation d’autres composantes de la Mission onusienne, notamment les Affaires civiles, la Police onusienne (UNPOL), la Protection de l’enfant, le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et le partenaire national de l’Autorité pour le Désarment, la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR) de Man.

Cette sensibilisation s’inscrit dans le cadre des initiatives de l’ONUCI visant à accompagner les autorités et toutes les populations ivoiriennes dans leurs efforts pour une sortie de crise effective, a indiqué la cheffe de délégation de l’ONUCI, Samira Keita, responsable de la section des Affaires civiles. « Votre présence à cette activité est l’expression de l’intérêt que chacun d’entre vous accorde à tout ce qui touche à la paix, à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale », s’est-elle félicitée.

Sylvie Konan de la section Protection de l’enfant a, pour sa part, exhorté les populations à éviter les pratiques néfastes au bien-être des enfants, notamment l’exploitation, les abus sexuels et les excisions, la non déclaration des naissances des enfants, le refus de la scolarisation de la jeune fille et les violations faites aux enfants en temps de guerre.

Pour le Major Mohuiddine du Contingent bangladais 3 de l’ONUCI, l’honnêteté et l’éducation, deux valeurs essentielles qui font la différence entre pays développés et sous-développés peuvent permettre à la Côte d’ivoire de se relever de ses années de crise. « Soyez honnêtes avec vous-même et scolarisez vos enfants pour le développement de ce beau pays », a-t-il lancé.

Selon le Chargé de communication et de la sensibilisation au bureau régional ADDR Man, Bernard Guetoidety Gbongue, le Gouvernement et les partenaires internationaux sont à pied d’œuvre pour la réinsertion des ex-combattants afin de créer un climat de sérénité. « Toute personne détentrice illégale d’arme à la fin du processus de réinspection sera considérée comme un bandit de grand chemin. Cette arme peut constituer un danger pour toute la communauté. Venez nous voir pour vous en débarrasser », a-t-il conseillé.

Quelque 250 leaders d’opinion, issus des partis politiques, des chefs de communautés étrangères, la chefferie traditionnelle et religieuse, des associations de femmes, de groupements de jeunes, de planteurs, des cadres, du corps préfectoral et des autorités militaires ont pris part à cette rencontre. A la fin de la rencontre, des messages de paix ont été traduits en langue Yacouba.