Côte d'Ivoire

Les ex-combattants de Tabou sensibilisés par l’ONUCI

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Plusieurs dizaines d’ex-combattants de Tabou, localité du Sud-Ouest du pays située à 480 Km d’Abidjan, ont pris part mercredi 14 mai 2014, à une cérémonie organisée sur la réinsertion des ex-combattants par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (ADDR). Dans son allocution, Mme Francesca Calvi du bureau DDR de l’ONUCI a souligné le rôle de la Mission concernant le processus DDR et insisté sur la nécessité pour les populations de s’habituer à revivre ensemble pour la réussite du processus.

« Le but de cette campagne de sensibilisation est d’informer les populations dans le détail, sur les options de réinsertion des ex-combattants afin de les éclairer sur les préoccupations qu’elles pourraient avoir. Les Projets de réinsertion communautaire (PRC) de l’ONUCI visent surtout à encourager les populations à se remettre ensemble et vivre en parfaite cohésion, » a-t-elle dit.

Elle a, ensuite, expliqué que dans sa phase pratique, il s’agira de mettre ensemble pour le même projet, des ex-combattants et d’autres jeunes pour la gestion d’un même projet afin de renforcer leurs liens. Pour sa part, le responsable local de l’ADDR, Coulibaly Zoumana, est revenu sur la prise en compte des ex-combattants et les garanties pour leur sécurité. « Nous voulons briser le mur de méfiance et faire la promotion des projets de réinsertion communautaires et rappeler que les ex-combattants doivent prendre une part massive au processus en se faisant désarmer, démobiliser et réinsérer quel que soit le bord pour lequel ils avaient pris les armes », a soutenu le responsable de l’ADDR.

Le Secrétaire général de préfecture de Tabou, Koffi Kouadio, représentant le préfet du département, a salué l’initiative qui vient conforter les ex-combattants dont certains pensaient avoir été abandonnés après s’être fait profiler il y a quelques années.

« Nous sommes entrain d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays qui doit prendre en compte, le pardon, la réconciliation, la paix et le développement avec la participation de tous ses fils et filles. Cette rencontre tombe à point nommé d’autant plus qu’elle vient conforter nos jeunes encore soucieux de leur prise en charge que le processus est une réalité », a précisé l’autorité administrative. Il faut noter que la cérémonie a vu la présence des élus, des cadres, des chefs traditionnels et religieux et des responsables des structures onusiennes et humanitaires.