Côte d'Ivoire

Le coordonnateur humanitaire en mission à Grabo

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Le Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, chargé de la Coordination Humanitaire, Babacar Cissé a accompagné vendredi 16 mai 2014, la Ministre ivoirienne de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, Mme Anne-Désirée Ouloto à Grabo, localité du sud-ouest du pays située à 540 Km d’Abidjan. Cette visite qui fait suite aux récentes attaques enregistrées dans la ville, visait à s’enquérir de la situation sur le terrain.

Expliquant les raisons de son déplacement, M. Babacar Cissé a révélé que les Nations Unies ne pouvaient rester de marbre face à cette nouvelle situation malheureuse et triste. « Nous sommes venus avec l’ensemble des chefs des agences humanitaires pour constater de visu l’impact de la situation et accompagner les efforts du gouvernement visant à appuyer les populations déplacées à Grabo. Nous apportons donc notre soutien en plus de ce que nous faisons déjà sur les plans sécuritaire, de renforcement de la cohésion sociale et du développement car la stabilisation de la zone reste fondamentale pour nous », a souligné le Représentant spécial adjoint.

Quant à la Ministre ivoirienne de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, Mme Anne-Désirée Ouloto, elle a exprimé la compassion et le réconfort du gouvernement. « Nous souhaitons savoir le problème réel de cette zone car le gouvernement a mal quand Grabo et ses environs souffrent », a-t-elle dit.

Des échanges qui ont suivi entre les délégations et les populations, il est ressorti plusieurs recommandations dont la mise sur pied d’un comité de gestion des crises ; la création d’une base militaire ; l’ouverture des routes le long du fleuve ; la création d’une radio locale ; la multiplication des sensibilisations au retour des réfugiés ivoiriens au Libéria et la mise sur pied d’un mécanisme de lutte contre la manipulation des jeunes par des cadres.

Pour rappel, une attaque armée perpétrée dans la matinée du jeudi 15 mai 2014 par des inconnus dans le village frontalier de Fétai, avait causé la mort de 13 personnes dont trois militaires ivoiriens et des enfants et occasionné le déplacement de plus de 3.000 personnes issues des villages de Soklodogba, Djimané, Soto, Sioulo et Fétai, vers la ville de Grabo.

Parmi les déplacés qui ont trouvé refuge sur trois sites de fortune et dans des familles d’accueil figurent des femmes enceintes, des nourrices et des enfants. Plusieurs tonnes de vivres et de non vivres leur ont été offertes par les délégations gouvernementales et humanitaires.