Côte d'Ivoire

L’ONUCI prône un environnement électoral apaisé à Bangolo-Carrefour

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Les populations de Bangolo Carrefour, localité située à 538 km au nord-ouest d’Abidjan, ont accueilli la caravane de sensibilisation de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire dénommée ONUCI Tour, le 9 avril 2015. Les échanges entre la Mission onusienne et les habitants de ce village ont porté sur l’instauration d’un climat apaisé, dans la perspective des joutes électorales à venir.

Pierre Aby du Bureau de l’Information publique de l’ONUCI à Guiglo a appelé les participants à la rencontre à renforcer la cohésion sociale à l’approche des échéances électorales. Il a expliqué qu’un bon scrutin passe par le respect des règles démocratiques. « Une élection ‘’propre’’ est celle qui se veut libre, à laquelle tout le monde devrait participer dans le but de donner sa voix à son candidat, sans aucune forme de crainte », a-t-il indiqué.

Pour sa part, la représentante de la composante Affaires civiles de la Mission, Sandra Penan a exhorté les populations à favoriser un climat apaisé durant, pendant et après les prochaines élections. « Vous devez dire individuellement non au conflit et vous dire que celui-ci ne passera par moi », a-t-elle conseillé son auditoire.

Le Chef du service du foncier rural et du cadastre rural de la direction régionale du ministère de l’Agriculture, Teya Koffi, a indiqué qu’à l’approche des élections, le foncier rural devient un fonds de commerce pour certains candidats Pour lui, la loi de 1998, prône le partage des terres entre frères et sœurs et de manière équitable en cas de succession.

Quant au Chef du village de Bongolo–Carrefour, Félix Gouhansié, il a rassuré ses hôtes en estimant que son village s’est toujours inscrit dans le cadre des élections apaisées et qu’il travaille dans le même sens pour les futures échéances.

Evoquant la situation du village, il a adressé au Gouvernement des doléances relatives à la construction d’un foyer de jeunes, d’une case de santé et d’un bâtiment de trois classes.

Les préoccupations des populations au cours des échanges ont porté sur le foncier rural, la nécessité d’instaurer un climat électoral apaisé, le renforcement de la cohésion sociale et les audiences foraines.