Côte d'Ivoire

L’ONUCI forme les forces de sécurité et les populations civiles Bangolo à une cohabitation pacifique

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C’est pour favoriser la cohabitation entre les forces de sécurité et les populations civiles de Bangolo (localité située à 537 km au nord ouest d’Abidjan) que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a initié, le 26 avril 2014, un atelier de sensibilisation. Cet atelier a regroupé pour la circonstance, une soixante de personnes dont les populations et les forces locales (gendarmes et Forces Républicaines de Côte d’Ivoire). Objectif de cette séance de formation : permettre une meilleure socialisation des hommes en tenue et aider à renforcer la confiance entre ceux-ci et les populations locales.

Les communications faites par les experts des sections des Affaires civiles, de la Protection de l’enfant de l’ONUCI et de la Police des Nations Unies ont tourné autour du respect de la déontologie, la protection des droits de l’Homme et de l’enfant et la gestion de la rumeur dans le cadre de la promotion de la cohésion sociale.

« Je vous exhorte à être très attentif à cet atelier qui nous permet de créer un cadre d’échange et de dialogue permanent entre les civils et les militaires », a indiqué aux participants, le chef de la délégation onusienne, Jean Emile Vincent. Pour lui, l’initiative de l’atelier fait partie de la mise en œuvre du mandat de la Mission qui devrait créer les conditions de la cohésion sociale. Il a aussi mis en exergue l’intérêt d’établir un dialogue permanent entre les deux entités. « La sécurité exige que chacun joue son rôle. L’essentiel est d’établir un dialogue permanent entre vous et faire de vous des messagers de la paix », a- t-il dit. Il a exhorté les participants à mettre concrètement en œuvre les résolutions issues de cet atelier, ce pour contribuer à construire l’avenir de la Côte d’ Ivoire.

Selon le 3ème adjoint au Maire, Banhi Georges Guy, « la situation socio politique au début des années 2000, avec le déclenchement de la guerre en septembre 2002, a créé une crise entre les différentes forces en présence, FRCI et Dozos, et les populations ». Cette situation, a-t-il déploré, a engendré une atmosphère de terreur dans les hameaux ; mais avec l’implication des autorités nationales locales, et l’apport très remarqué de l’ONUCI, l’USAID, et l’Union Européenne, a-t-il cependant reconnu, la cohabitation entre les populations et les forces connait de plus en plus une amélioration. « J’estime pour ma part que cet atelier apportera un peu plus d’éléments de réponses à ce thème, afin que le nom de la commune de Bangolo ne soit plus associé aux maux liés à l’insécurité », a-t-il conclu.

Pour sa part, le Préfet Mahama Gbané a remercié l’ONUCI pour sa contribution dans la paix en Côte d’Ivoire. « Les enfants ont leur place à l’école et non dans les plantations. La rumeur tue dans ce pays, elle ne participe donc pas à la paix », a-t-il dit. Il a ensuite encouragé la collaboration entre l’ONUCI et les populations pour une cohésion sociale renforcée. Il ne devrait pas non plus, selon lui, y avoir des problèmes entre les forces de sécurité et les populations. Celles-ci ne devraient pas les prendre comme leurs ennemis, mais plutôt des frères. « La corruption qui existe chez certains hommes en uniforme est infime, les forces de sécurité ont pour mission de vous sécuriser. Je pense qu’avec un peu d’humilité, vous arriverez à vous entendre », conclura-t-il.

A l’issue de l’atelier, un match de football a opposé, dans l’après-midi, les forces de sécurité à la composante de la société civile qui a défait son adversaire par 3 buts contre 2.