Côte d'Ivoire

Droits de l’Homme et développement au centre des échanges entre l’ONUCI et les populations de Gbaga

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Promouvoir les droits de l’Homme, de la femme et de l’enfant, renforcer la cohésion sociale à Gbaga et œuvrer pour le développement et l’éradication des violences basées sur le genre : tels sont les objectifs de la rencontre d’échanges, ce mercredi 30 avril 2014, entre l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et les populations de Gbaga, une localité de la sous-préfecture de Kimbrila Sud, à 35 km au nord d’Odienné.

Ouattara Peyogori de la section des Affaires civiles de l’ONUCI à Odienné, a exhorté les populations de Gbaga à œuvrer pour le développement de leur localité en se regroupant au sein d’associations. « Je vous invite à vous organiser pour prendre en main le développement de votre village car personne ne viendra développer Gbaga à votre place ; ce n’est que vous qui pouvez trouver des solutions aux difficultés que vous rencontrez », a indiqué M. Peyogori.

Le chargé des droits de l’Homme de l’ONUCI, Etienne Allou, a saisi l’occasion pour dénoncer la pratique de l’excision qui constitue une violation des droits de la femme. « Il a été démontré scientifiquement que l’excision est une pratique qui n’apporte rien de positif à la femme ni à la petite fille. Au contraire, l’excision met en danger la vie des victimes. L’ONUCI vous exhorte à abandonner cette pratique qui n’a que trop duré », a-t-il déclaré.

Le Chef de Gbaga, Doumbia Yaya, a, quant à lui, mis en garde toute personne qui s’entêterait à pratiquer l’excision et le mariage forcé dans son village. « Il me revient que l’excision se pratique dans la discrétion dans ce village. A compter de ce jour, je dénoncerai toute personne qui se rendra coupable de violences basée sur le genre et elle répondra de ses actes », a-t-il martelé.

Il s’est, par ailleurs, réjoui de la tenue de cette rencontre d’échanges avec la Mission onusienne. « Je voudrais saluer, encore une fois, la délégation de l’ONUCI parce que cette rencontre nous a permis de comprendre beaucoup de choses qu’on ignorait, notamment sur la restauration de l’autorité de l’Etat », a dit M. Doumbia.