Côte d'Ivoire

Daloa : Les ex-combattants de la région du Lôh-Djiboua sensibilisés sur les conditions d’obtention des projets de réinsertion communautaires de l’ONUCI

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En réponse aux recommandations faites par les jeunes et le Conseil Régional de Divo lors des Journées des Nations Unies organisées dans cette localité du 19 au 21 février 2014, le Bureau du Désarmement, de la Démobilisation et de Réinsertion (DDR) de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à Daloa a organisé lundi 12 mai 2014, une activité de sensibilisation au dépôt volontaire des armes et sur les conditions d’acquisition des projets de réinsertion communautaire de l’ONUCI.

Environ 350 ex-combattants et jeunes à risque de la région du Lôh-Djiboua ont pris part à cette sensibilisation présidée par le Préfet, Joseph Kpan Droh qui était entouré par les représentants de l’ONUCI, de l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (ADDR) et certains partenaires d’exécution.

Le Préfet de région qui a situé le cadre de cette sensibilisation, a tenté de rassurer les plus sceptiques sur la prise en compte effective des ex-combattants par les autorités ivoiriennes et les agences du système des Nations Unies. « Vous avez souvent clamé qu’on cherche à vous identifier pour vous tuer ou pour vous arrêter, mais ceux qui y ont cru ont bénéficié de projets et certains se sont retrouvés au nom de la paix, dans certains corps de métier », a t- il lancé aux ex-combattants.

Guy Marie-Ange Houdegbé, le responsable du Bureau du DDR de l’ONUCI basé à Daloa, a fait savoir que cette activité est organisée conformément aux recommandations des résolutions 2000 et 2011 du Conseil de Sécurité qui demandent expressément à l’ONUCI « d’appuyer les autorités de la Côte d’Ivoire dans la collecte des armes des ex-combattants et en échange, de leur proposer, ainsi qu’aux civils, des projets communautaires. » Pour sa part, Abdou Ibrahima du Bureau DDR de Guiglo a donné l’exemple de la localité où il travaille. « A Guiglo, l’ONUCI et le Gouvernement de la Côte d’Ivoire ont initié sept projets pilotes au bénéfice de 250 ex-combattants. », rappelle-t-il.

Zoumana Coulibaly de l’ADDR a précisé que le désarmement et la démobilisation sont entre autres, les principales conditions d’acquisition des projets de réintégration financés par le gouvernement. Il a donc invité les participants à informer leurs amis détenteurs de la carte de profilé à solliciter des projets.