Côte d'Ivoire

ONUCI et Force Licorne interviennent à la demande de Ban Ki-moon

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10 avril 2011 – « Vers 17h heure, l''ONUCI a engagé une opération militaire afin d''empêcher l''utilisation d''armes lourdes menaçant la sécurité des populations civiles d''Abidjan et de nos casques bleus. A ma demande, les forces françaises de la Licorne ont apporté le soutien nécessaire à l'ONUCI », a déclaré dimanche le Secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-moon.

Dans un communiqué rendu public dans l''après midi, le chef de l''ONU se dit « très préoccupé par l''évolution de la situation » et reprend chronologiquement les événements de ces derniers jours à Abidjan, où Laurent Gbagbo, candidat perdant de l''élection présidentielle du 28 novembre certifiée par l''ONU, continue de refuser de quitter le pouvoir.

Ban Ki-moon explique d''abord que « le 5 avril, l'entourage de M. Gbagbo exprimait l'intention d'entrer en négociations afin de mettre fin pacifiquement à la crise actuelle et de prendre des dispositions pour que ses forces rendent les armes ».

« En réalité, ces forces ont profité de ce sursis pour se regrouper et pour redéployer des armes lourdes, qu'ils ont utilisées dans des attaques renouvelées contre la population civile, le siège et des patrouilles de l'ONUCI, ainsi que l'Hôtel du Golf, siège actuel du gouvernement légitime du Président Ouattara », poursuit-il.

Évoquant ensuite la journée du 6 avril, le Secrétaire général énumère les attaques attribuées au camp Gbagbo, contre « le siège de l'ONUCI à Sébroko », « des patrouilles dans les environs du camp de la gendarmerie d'Agban et dans le quartier de Marcory », ainsi que « des unités déployées pour sécuriser les deux ponts principaux d'Abidjan ».

Ban Ki-moon souligne encore que « le 7 avril, les forces loyales à M. Gbagbo ont utilisé des véhicules armés de mitrailleuse lourdes pour tirer sur la population civile des quartiers d'Adjamé et d'Attécoubé ».

Il ajoute enfin que le 9 avril, ces mêmes forces ont « ont lancé une attaque contre l'Hôtel du Golf », que l'ONUCI « a réussi à repousser ».

Rappelant que « ces actions sont inacceptables », le Secrétaire général indique que « l'utilisation continue d'armes lourdes visant la population civile et les casques bleus, ainsi que l'attaque contre le quartier général du gouvernement légitime », l''ont « contraint de nouveau à donner instruction à la Mission de prendre toutes les mesures nécessaires afin d''empêcher le recours à ces armes ».

« Particulièrement préoccupé par la situation humanitaire dans le pays, et par les violations des droits de l'homme », Ban Ki-moon rappelle pour conclure que « la population civile est la première victime des violences » et exige l''arrêt des combats. « M. Gbagbo doit quitter le pouvoir immédiatement », insiste-t-il.