Côte d'Ivoire

L'ONUCI salue la levée d'une sanction imposée à plusieurs journaux de l'opposition

18 September 2012 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire, Bert Koenders, a salué lundi la décision prise par le Conseil National de la Presse (CNP), de lever la sanction de suspension des journaux de l'opposition, appliquée le 12 septembre dernier. Cette décision est de nature à contribuer à la création d'un environnement propice au dialogue républicain, s'est-il félicité.

M. Koenders avait rencontré hier à Abidjan le Président du Conseil national de la Presse (CNP), Raphaël Lakpé, ainsi que le collège des membres du Conseil. Cette réunion avait été l'occasion d'un échange sur le mandat de l'instance de régulation de la presse écrite en Côte d'Ivoire, ainsi que sur les défis rencontrés par celle-ci dans ses efforts pour garantir le pluralisme de la presse, en veillant au respect des textes régissant la profession et au respect de l'éthique et de la déontologie du journaliste dans le traitement de l'information. Au cours de la rencontre, le Représentant spécial a obtenu des clarifications sur les motifs de la décision du Conseil de suspendre pour suspendre la parution de six journaux de l'opposition.

Tout en réitérant son respect des décisions de l'institution, le Représentant spécial avait souligné l'importance de la liberté et du pluralisme d'expression et d'opinion dans le paysage médiatique démocratique et la nécessité pour la presse d'adopter un comportement responsable. S'agissant de la suspension, M. Koenders a plaidé en faveur d'un recours gracieux, et ce, afin de contribuer à la création d'un environnement favorable au dialogue politique.

« Il n'appartient pas à l'ONUCI de juger de la décision du CNP » a-t-il dit, en invitant la presse de l'opposition à chercher des solutions auprès du CNP, en recourant au besoin à la médiation de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) et à celle de l'ONUCI. « Je ne crois pas que les citoyens de ce pays souhaitent autre chose qu'une presse responsable, qui se base sur les faits » a-t-il ajouté. « Je crois qu'ils souhaitent la diversité dans l'information et la publication des journaux des différentes tendances ».