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Liberians flee for Côte d'Ivoire as new fighting erupts

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GENEVA - Thousands of Liberians have fled fresh fighting around the southern Liberian town of Pleebo for the relative safety of neighbouring Côte d'Ivoire in recent days, putting new pressure on communities already burdened by longtime refugees and the effects of Côte d'Ivoire's civil conflict.
More than 2,000 Liberians have arrived at Tabou in western Côte d'Ivoire since Sunday, paddling canoes 200 metres across the roaring Cavaly River, escaping a new round of fighting that has engulfed southern Liberia. Many of the new arrivals are crossing the frontier for a second or third time in search of refuge, UNHCR staff said, due to the fragile security situation in the region.

The frightened refugees are mainly arriving at the Yeoli and Nero entry points, bringing stories of heavy fighting between Liberian government and rebel forces battling to control the region despite the torrential rainy season downpours hampering travel in the area.

The new refugees, mostly women and children, told UNHCR that warfare in the Pleebo area had been extremely heavy in recent days, with one telling aid workers that the fighting was "so heavy the earth was shaking."

More than 15,000 Liberians have arrived in the Tabou area in the last 10 to 15 days, UNHCR field workers report. Tabou itself has a population of only 12,000 Ivorians, but receives only an hour of electricity daily and residents suffer from a serious shortage of clean water, with the newly arrived Liberians further straining the infrastructure. Conditions are very difficult in the rugged border region, where roads are awash in mud due to the heavy seasonal rains.

"We're in a race against the weather and the poor health condition of the new arrivals," said Panos Moumtzis, UNHCR's acting representative in Abidjan. "We're very worried about the children should diarrhoeal outbreaks become widespread."

The UN refugee agency has dispatched shelter materials to the new arrivals, and re-opened a transit center in Tabou intended for 700 people but which currently shelters more than 2,500 people. The agency has eight experienced international staff members in the fragile border region, with a senior emergency officer and a site planner being dispatched this week to expand the transit centre.

UNHCR is also working to identify more villages willing to accept the fleeing Liberians. Amidst the sudden surge in refugees in need of shelter and assistance, aid workers are meeting with village chiefs to gauge their willingness to accommodate new arrivals. UNHCR is also providing assistance to communities willing to host the refugees.

Few non-governmental organisations are established in the region, complicating the relief operation. MSF has established medical centres at the crossing areas, and UNHCR has provided an ambulance to ferry refugees to the medical facilities. The World Food Programme is providing emergency food aid to the new arrivals.

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French version

DES RéFUGIéS LIBéRIENS FUIENT VERS LA C=D4TE D'IVOIRE

Des milliers de réfugiés libériens ont fuit une recrudescence des combats autour de la ville méridionale de Pleebo, vers le calme relatif de la Côte d'Ivoire voisine ces derniers jours, aggravant la pression sur les communautés locales déjà lourdement affectées par la présence de réfugiés de longue date et les conséquences du conflict civil en Côte d'Ivoire.

Plus de 2000 Libériens sont arrivés ces dernières 48 heures dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, pagayant sur le fleuve Cavaly, qui constitue la frontière entre les deux pays, pour fuir la reprise des combats qui font rage depuis plusieurs mois dans le sud du Libéria. Selon le personnel du HCR, nombre de ces nouvelles arrivées traversent la frontière pour la deuxième ou même la troisième fois à la recherche d'un refuge, en raison de la précarité des conditions de sécurité dans la région.

Les réfugiés, apeurés, pénètrent sur le territoire ivoirien par les villages de Yeoli et Nero, apportant avec eux des récits de violents combats entre forces gouvernementales et rebelles qui se disputent le contrôle de la région, malgré les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région et gênent tout déplacement. Selon les témoignages de ces nouveaux réfugiés, dont la plupart sont des femmes et des enfants, la férocité des récents combats a été telle qu'ils sentaient « la terre trembler sous leurs pieds ».

En tout, ce sont plus de 15 000 Libériens qui sont arrivés dans la région de Tabou ces dix ou quinze derniers jours, selon les équipes du HCR sur le terrain. La ville de Tabou a une population de 12 000 Ivoiriens, ne reçoit qu'une heure d'électricité par jour, et les habitants souffrent des graves pénuries d'eau potable. L'arrivée des Libériens ne fera qu'aggraver cette situation. Les conditions sont extrêmement difficiles dans la zone frontalière o=F9 les routes sont recouvertes de flots boueux émanant des dernières pluies saisonnières.

"Nous sommes engagés dans une course contre les éléments et contre le mauvais état de santé des nouveaux arrivants," affirme Panos Moumtzis, le délégué par interim du HCR à Abidjan. "Nous sommes extrêmemnt préoccupés par l'état de santé des enfants, si des épidémies diarrhéiques devaient se déclarer."

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a envoyé sur place du matériel d'abris pour les nouveaux arrivants et réouvert un centre de transit à Tabou, qui abrite actuellement 2500 personnes, alors qu'il était prévu pour 700. L'agence dispose aussi de huit expatriés expérimentés dans la fragile zone frontalière, tandis qu'un haut responsable des urgences et qu'un expert dans l'établissement des sites y seront déployés cette semaine pour construire une extension au centre de transit.

Le HCR s'efforce aussi d'identifier d'autres villages qui seraient prêts à accueillir des Libériens en fuite. En raison de l'afflux soudain des réfugiés nécessitant de l'aide, les travailleurs humanitaires sont en train de discuter avec les chefs de villages afin d'évaluer leur volonté de recevoir de nouveaux arrivants. Le HCR fournit aussi une assistance aux communautés d'accueil.

Peu d'organisations non-gouvernementales sont établies dans la région, ce qui complique encore les opérations d'assistance. MSF a établi des centres médicaux aux points de passage et le HCR a fourni une ambulance pour transporter les réfugiés nécessiteux vers les installations médicales. Le Programme alimentaire mondial fournit une aide alimentaire d'urgence aux nouveaux arrivants.