Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: Soutient à l'hôpital de Séguéla

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Un pays en crise...
Après une mission exploratoire pour identifier les régions o=F9 la situation est la plus critique, Médecins du Monde a affirmé la volonté de s'implanter au Nord, complètement coupé du reste de la Côte d'Ivoire. Il n'y a plus d'approvisionnement en médicaments, ni d'approvisionnement financier pour payer les fonctionnaires.

L'association apporte une aide à l'hôpital régional de Séguéla (120 lits).

Avant la crise le personnel médical comptait 30 personnes, contre 5 aujourd'hui. Les cadres médicaux originaires majoritairement du sud sont partis dès le début de la crise et aucun des acteurs humanitaires présents en Côte d'Ivoire ne se trouve dans cette région, ils sont tous regroupés sur Bouaké et Korhogo. Médecins du monde relance le service de chirurgie avec un chirurgien et un anesthésiste volontaire et des médicaments.

L'équipe Médecins du Monde est constituée d'un chef de mission, d'un logisticien administratif, d'un coordinateur logisticien, d'un logisticien, d'un coordinateur médical et d'une personne relais à Abidjan (administratif).

Abidjan - programme enfants des rues

La crise économique des années 80 a contribué au renforcement de l'exode des jeunes des zones rurales et des pays limitrophes vers Abidjan, ville relativement prospère, aujourd'hui mégapôle de plus de 3 millions d'habitants. La reprise des activités économiques dans les années 90 n'a toutefois pas pu empêcher le chômage, la pauvreté et le désoeuvrement de progresser, posant ainsi de multiples problèmes (délinquance, prostitution, drogue, grossesses précoces...). Malgré les efforts des autorités municipales, les structures urbaines se révèlent insuffisantes et/ou inadaptées, particulièrement les systèmes sanitaire, sociaux et éducatifs.

L'association est présente depuis 1996 auprès des enfants des rues à travers un programme médico-social, complété par un volet prévention MST/SIDA. La situation actuelle, rend particulièrement difficile le travail de l'organisation qui, à cause du couvre-feu décrété depuis le 19 septembre, a dû arrêter ses activités de nuit, dans la rue.

Les déplacés

On parle de plusieurs millions de déplacés: il s'agit des populations burkinabées, maliennes, guinéennes et sierra-leonaises émigrées en Côte d'Ivoire, des familles déplacées lors de la partition du pays, mais aussi des civils qui fuient les zones de combats. A l'heure actuelle, le Haut commissariat aux Réfugiés (HCR) est toujours sans nouvelles de 45000 personnes aux alentours de la frontière libérienne. Les associations humanitaires craignent une régionalisation du conflit.

L'unique camp de déplacés (70000 personnes), situé à Mikla, est très difficile d'accès parce qu'il se trouve au milieu des zones de combats. Deux expatriés de Médecins Sans Frontières y ont été séquestrés puis relâchés, et le HCR n'y pénètre que très difficilement. Les organisations humanitaires et Médecins du Monde souhaite que le de camp soit déplacé dans une zone éloignée des affrontements.