Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: La découverte de 62 véhicules militaires ne sera pas sans conséquences

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ABIDJAN, le 1 juillet (IRIN) - Les représentants des Nations unies chargés du contrôle de l'embargo sur les importations d'armes imposé à la Côte d'Ivoire ont révélé jeudi dernier que les 62 véhicules militaires découverts au port fruitier d'Abidjan sont le premier cas de violation de l'embargo imposé à ce pays d'Afrique de l'ouest il y a sept mois.

"C'est le premier cas très concret qui a été trouvé et il y aura des conséquences", a indiqué Pierre Schori, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire , au cours d'un point de presse hebdomadaire.

Les forces de la mission de l'ONU qui inspectaient une cargaison dans le port fruitier de la capitale Abidjan ont découvert 62 véhicules militaires gris et des caisses de munitions, a affirmé le Colonel Philippe Vial, responsable des opérations militaires de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

"Nous n'avons trouvé aucune arme", a déclaré à la presse Vial, se refusant ensuite à faire tout commentaire.

Dans un communiqué, l'armée ivoirienne a indiqué que la cargaison contenait 22 jeeps livrées au ministère de la Défense, à la demande du gouvernement, par un fournisseur d'armes représenté à Abidjan.

Il s'agit de jeeps données au ministère de la Défense à la demande de l'Etat de Côte d'Ivoire par un fournisseur représenté à Abidjan, en lieu et place d'une commande de munitions passée avant et payée avant l'entrée en vigueur de l'embargo en cours, a indiqué l'armée.

Le Conseil de sécurité des Nations unies avait imposé un embargo sur la fourniture d'armes et de matériels militaires à la Côte d'Ivoire le 15 novembre dernier, quelques jours après que Gbagbo eut ordonné à son armée de l'air d'attaquer les positions des forces rebelles dans le nord, violant ainsi l'accord de cessez-le-feu. Cette attaque a fait par ailleurs plusieurs victimes parmi les soldats français de la force Licorne.

Schori a indiqué jeudi que les informations relatives à une éventuelle violation de l'embargo ont été transmises au comité de sanctions des Nations unies à New York.

La Cote d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, est coupée en deux depuis la tentative de coup d'état de septembre 2002 ; les forces rebelles occupant le nord du pays et les troupes loyales au président Gbagbo contrôlant la région sud, y compris le port de la ville d'Abidjan.

Les principaux protagonistes de la crise ivoirienne étaient présents au sommet de Pretoria de mercredi pour fixer les nouvelles échéances du programme de désarmement et de démobilisation et accélérer un processus de paix chancelant.

Gbagbo, ainsi que le leader des forces rebelles, Guillaume Soro, et les responsables des deux principaux parties d'opposition, ont convenu d'entamer immédiatement le désarmement en vue de l'achever le 20 août.

Les 42 000 combattants rebelles qui contrôlent le nord de la Côte d'Ivoire devraient commencer à restituer leurs armes aux forces de l'ONU dans des sites de cantonnement spécifiques dès la fin du mois de juillet. Les responsables militaires du mouvement des Forces rebelles et de l'armée nationale ivoirienne se rencontreront le 7 juillet prochain pour mettre sur pied un chronogramme.

Comme convenu par les deux parties, lors du premier sommet de Pretoria, le désarmement doit être effectué avant la tenue des élections présidentielles prévues le 30 octobre.

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a salué les conclusions du deuxième sommet de Pretoria et exhorté les parties à respecter scrupuleusement les nouvelles échéances fixées.

"Il est temps d'avancer rapidement sur la voie de la paix", a indiqué un communiqué rendu public par son bureau jeudi. "Le secrétaire général note également que la déclaration finale du sommet envisage l'imposition de sanctions contre toutes parties qui bloqueraient l'application de l'accord de Pretoria".

La résolution adoptée par le Conseil de sécurité en novembre dernier prévoyait l'interdiction de voyage et le gel des avoirs de toutes les personnes qui entraveraient le processus de paix.

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