Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: Evolution des négociations à Linas-Marcoussis

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Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay

(Paris, le18 janvier 2003) - En ce qui concerne le déroulement de la table ronde, les travaux se sont poursuivis hier. Vendredi après-midi, les participants se sont réunis en séance plénière, ils ont poursuivi les débats entamés jeudi sur les grandes questions de fond, notamment les questions de fond évoquées par le Ministre dans son discours introductif. Les débats sur ces questions se poursuivent aujourd'hui samedi. La matinée a été consacrée à des consultations informelles et à des réunions en groupes plus restreints sur certains grands sujets qu'il y a lieu d'approfondir un peu plus. Les travaux en plénière devraient reprendre cet après-midi.

Il n'y aura pas de séance plénière demain afin de laisser aux différentes délégations la possibilité de travailler informellement. Les travaux progressent.

Je voudrais également vous dire deux choses.

A propos de l'arrestation, hier, de trois militants de l'UDPCI, nous nous sommes informés et avons appris la libération ultérieure des trois personnes concernées. Je rappelle que, lors de l'ouverture de la Table ronde ivoirienne, le Ministre avait rappelé l'importance du respect des droits de l'homme. C'est une exigence absolue .

Enfin, nous notons avec satisfaction l'arrivée en Côte d'Ivoire d'un contingent de 170 Nigériens des forces de la CEDEAO.

Il y a eu une séance plénière sur les questions de fond. Quelles questions de fond ? Il y a eu des consultations informelles sur certains grands sujets, quels grands sujets ?Qu'entend-on par groupes plus restreints ? C'est la même chose que des commissions ?

On ne peut pas parler de commissions. Ce n'est pas en format plénier, c'est un format avec moins de monde pour pouvoir approfondir certains sujets.

Par questions de fond, il s'agissait des grandes questions. On y a parlé de la nationalité, du statut des étrangers, des questions électorales. On travaille toujours sur ces grands thèmes.

Vous dites que les travaux progressent. Est-ce que vous pouvez constater, comme certains participants le disent, qu'on a obtenu un accord de principe sur les lois de nationalité, mais qu'il faudra en changer l'application pratique ?

Je ne fais pas de commentaires sur le fond. Je vous donne des informations sur le déroulement des travaux mais je ne donne pas d'informations sur le fond des choses tant que nous ne sommes pas arrivés au bout des travaux.

Est-ce qu'il va y avoir une cohabitation, si l'on peut dire, entre la CEDEAO et les troupes françaises ? Sous quelle forme et selon quelles modalités ?

Oui, bien sûr, vous avez tout à fait raison. Nous allons travailler avec les troupes de la CEDEAO en étroite coordination puisque ces troupes de la CEDEAO ont pour mission de veiller au cessez-le-feu. C'est le mandat qu'elles avaient reçu de la CEDEAO. Donc, comme nous nous travaillons à une mission tout à fait voisine et similaire, nous allons travailler en étroite coordination et nous sommes satisfaits de l'arrivée de ces troupes qui renforcent le dispositif et la sécurisation du cessez-le-feu.

Ce sera selon les mêmes conditions ?

C'est un renseignement d'ordre militaire qui n'est peut-être pas définitivement tranché et qu'il faudrait voir d'abord avec le ministère de la Défense. Dès que nous aurons des éléments sur leur mission et zones d'opération plus précis, le ministère de la Défense et nous-mêmes, vous les communiquerons.

Quelques précisions sur les forces de la CEDEAO ? Il y avait 40 Sénégalais avant. Ca fait 210 au total ou il y a encore d'autres personnes ?

Il y a 170 Nigériens; il y avait effectivement un contingent Sénégalais. Un premier contingent de Togolais doit arriver incessamment.

Cela représenterait quels effectifs ?

Un peu moins de la centaine. 85 d'après les dépêches de presse. Donc nous arriverions maintenant avec le contingent togolais à un total autour de 300 personnes. Mais d'autres éléments suivent.

Est-ce que cela donnera lieu à une réduction de la taille des troupes françaises ?

Pour l'instant, rien n'est prévu. Mais vous savez que le volume des troupes françaises est quelque chose que nous fixons en fonction des besoins, c'est surtout la notion de besoin militaire qui nous guide.

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay

(Paris, 17 janvier 2003) - Tout d'abord, un commentaire préliminaire sur l'accrochage dans la région De Blolequin.

De l'avis des responsables de l'opération Licorne, il s'agit d'incidents mineurs. De manière générale, nous appelons les parties signataires a la retenue, le cessez-le-feu doit être pleinement respecté et nous y veillons.

Concernant Marcoussis, hier après-midi, nous avons eu un débat en table ronde o=F9 chaque délégation a pu prendre la parole et s'exprimer sur la question de la nationalité et du statut des étrangers. Ce débat devrait se poursuivre cet après-midi. Ce matin, à nouveau, la matinée a été consacrée à des entretiens informels et des consultations bilatérales.

Les travaux devraient se poursuivre demain, néanmoins l'organisation des travaux peut changer en fonction des besoins de la négociation.

Demain, y a-t-il un point de presse ?

Oui, il aura lieu à midi, il sera bref, consacré je pense essentiellement à la Côte d'Ivoire. Mais, s'il y a d'autres questions, nous les prendrons évidemment.

Confirmez-vous la visite de M. Wade dimanche ?

Le président Wade a été invité, ainsi que l'ensemble des chefs d'Etat de la CEDEAO à participer à la conférence des chefs d'état du 25 et 26 janvier à Paris.

A-t-on la liste de ceux qui viendront ?

Nous vous la ferons connaître dès que nous l'aurons complète.

Y a-t-il une pause des négociations dimanche ? Peut-on avoir des précisions sur la manière dont les travaux se déroulent, confirmez-vous que ce sont des commissions différentes qui préparent les séances plénières, quels sont les gens qui participent, on nous dit qu'il y a des juristes, qui sont-ils ? et quels organismes représentent-ils ?

Sur le premier point, je serai en mesure de vous parler demain. En l'état de mes informations aujourd'hui, les travaux sont prévus demain mais tout peut changer, la conférence est souveraine.

Si la conférence faisait relâche demain, il n'y aurait pas de point de presse. Pour l'instant, il est prévu de travailler demain et qu'un point de presse aie lieu.

Concernant la composition de la table ronde, les membres de la table ronde la liste est connue, vous pouvez la consulter. Effectivement, parmi les participants à la table ronde, il y a, au-delà des membres des délégations ivoiriennes, un certain nombre de participants qui sont là précisément pour aider la table à aboutir et parmi eux, des experts et des juristes.

Y a-t-il des commissions constituées ?

Non, pas pour l'instant, il n'y a pas de commission officiellement constituée.

Sur les questions de la nationalité et du statut des étrangers, est-ce un vide-poche pour l'instant ou y a-t-il des points d'accord ?

Si vous voulez bien, je ne donnerai pas de réponses officielles à des questions trop précises sur le déroulement des discussions.

Quelle est l'atmosphère ?

Hier, les nouvelles relatives aux incidents mineurs dans la région de Blolequin ont bien sûr retenu l'attention des délégations. Mais les informations recueillies ont très vite clarifié la situation.

Concernant ces incidents, quelle est la partie qui a attaqué la première ?

'Je vous renvoie sur ce point au ministère de la Défense. Je vous rappelle qu'il s'agit d'incidents mineurs.'