Côte d'Ivoire + 8 more

Bulletin hebdomadaire d'information No. 8 pour l'Afrique de l'Ouest

Source
Posted
Originally published
NATIONS UNIES
Bureau de coordination des affaires humanitaires
I R I N pour l'Afrique de l'Ouest
Tel: + 225 20-21-73-54
Fax: + 225 20-21-63-35
E-mail: irin-wa@irin.ci

(du 19 au 25 février 2000)

NIGERIA: Les autorités de Kaduna mettent en place une commission d'enquête

Les autorités de l'Etat ont mis en place une commission d'enquête judiciaire composée de musulmans et de chrétiens pour faire la lumière sur les raisons des violences qui ont ensanglanté Kaduna pendant plusieurs jours cette semaine, ont rapporté les agences de presse.

Le gouverneur en exercice, Stephen Shakari, en investissant la commission de cinq membres jeudi, a indiqué qu'elle avait été mise en place pour "enquêter sur les actes malheureux, afin d'obliger les responsables de ces actes à rendre comptes, en vue d'actions appropriées", aurait-il déclaré, selon 'The Guardian'.

Le comité sera chargé d'enquêter sur les causes des violences, d'identifier les individus et organisations qui pourraient avoir contribué aux émeutes, et d'évaluer les pertes en vies humaines et les dégâts matériels. Il recommandera ensuite les actions légales à entreprendre contre les responsables et conseillera le gouvernement sur les mesures à prendre pour éviter des troubles similaires à l'avenir, a rapporté 'The Guardian'.

De violents affrontements ont éclaté lundi entre musulmans et chrétiens après une marche organisée par l'Association des Chrétiens du Nigeria, pour protester contre une proposition d'introduction de la Charia dans l'Etat de Kaduna.

Parallèlement, les autorités ont commencé à nettoyer les rues de Kaduna après les violences des derniers jours. Les corps en décomposition jonchant les rues sont enlevés, de même que les voitures incendiées, ont indiqué à IRIN des témoins.

Aucun bilan officiel des victimes n'est encore disponible mais un membre de la Chambre des Représentants a déclaré mercredi que plus de 100 personnes étaient mortes, et les organisations de défense des droits de l'Homme basées à Kaduna estiment qu'entre 300 et 400 personnes pourraient avoir trouvé la mort.

NIGERIA: Action en justice contre l'instauration de la Charia

Un groupe de défense des droits de l'Homme a introduit une action en justice contre l'adoption de la Charia par l'Etat de Zamfara, a rapporté jeudi l'agence Pana.

'Human Rights Law Service' a déposé plainte mercredi auprès de la Haute Cour de Zamfara pour demander que celle-ci se prononce sur la constitutionnalité de la Charia, soulevant la question de savoir si son application "me mettrait pas en danger la pérennité d'un gouvernement fédéral au Nigeria", selon la Pana. Aucune date n'a été fixée pour l'audience.

Parallèlement, le Président Olusegun Obasanjo, dans un discours à la nation prononcé mercredi, a déclaré que les horreurs de Kaduna n'avaient rien apporté. "Si le Nigeria veut fouler le chemin de la puissance et de la grandeur, ce ne peut être en suivant la route de la violence religieuse et du fanatisme. Ce doit être en suivant le chemin de la constitutionnalité, dela démocratie, de l'état de droit, et du respect mutuel les uns envers les autres dans tous les aspects de notre vie", a-t-il déclaré, selon Radio Nigeria-Lagos.

NIGERIA: Washington exprime ses préoccupations

Le porte-parole du Département d'Etat américain, James Rubin, a exprimé sa préoccupation suite aux affrontements communautaires à Kaduna. "Nous déplorons la violence et les pertes en vies humaines et nous invitons chacun à respectes les luttes de tous les Nigérians et à trouver des moyens pacifiques de résoudre les différences", indiquait un communiqué de presse. Il a exprimé l'espoir que les événements de cette semaine aboutissent à la réconciliation et au dialogue.

SIERRA LEONE: Sankoh expulsé d'Afrique du Sud

Le dirigeant du Parti du Front révolutionnaire uni (RUFP), Foday Sankoh, a été expulsé d'Afrique du Sud et est arrivé en Côte d'Ivoire lundi. Il avait voyagé malgré une interdiction du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le visa de M. Sankoh a été annulé samedi après ce qui semble être une erreur de la mission qui a délivré le visa, a indiqué lundi à IRIN un porte-parole du Département sud-africain des affaires étrangères.

Le porte-parole de la présidence de Sierra Leone, Septimus Kaikai, a indiqué lundi à IRIN que le gouvernement n'était pas au courant du voyage de M. Sankoh en Afrique du Sud et ne connaissait pas les raisons de cette visite. En porte-parole de la MINUSIL a indiqué vendredi à IRIN que M. Sankoh n'était pas encore rentré à Freetown.

SIERRA LEONE: Création d'une Commission Vérité et Réconciliation

Le parlement de Sierra Leone a approuvé mardi un projet de loi portant création de la Commission Vérité et Réconciliation prévue par l'Accord de Paix de Lomé signé en juillet 1999, ont rapporté les agences de presse. Elle comprendra trois commissaires internationaux et quatre commissaires nationaux. La commission, qui couvrira la période allant du début du conflit, en 1991, à la signature de l'accord, créera un "dossier d'archives impartial des violations des droits de l'Homme et du droit humanitaire," a indiqué mercredi à New York un porte-parole des Nations Unies.

SIERRA LEONE: Des milliers de bénéficiaires d'aide à Tonkolili

Plus de 17 500 personnes dans le besoin, dans la chefferie de Bas Yoni du district de Tonkolili, à plus de 100 km à l'est de Freetown, recevront une ration d'aide alimentaire d'urgence d'un mois, selon un communiqué de presse du PAM publié mercredi.

"Les dernières évaluations montrent que plus de la moitié des 34 000 personnes vivant dans le Bas Yoni ont un accès très limité ou inexistant à la nourriture, car la plupart des planteurs n'ont pu semer l'an dernier", a expliqué Patrick Buckley, représentant du PAM en Sierra Leone. "Notre objectif est d'apporter un soutien aux familles vulnérables, et de les encourager à reprendre les activités agricoles", a-t-il ajouté.

La chefferie du Bas Yoni a été gravement touchée par les combats de l'an dernier et est restée inaccessible aux organisations humanitaires pendant la plus grande partie de l'année.

SIERRA LEONE: Un commandant du RUF se préoccupe de la sécurité

Le commandant du Front révolutionnaire uni (RUF) pour Makeni a exprimé la crainte qu'après avoir déposé les armes, ses hommes puissent être attaqués avec des machettes ou d'autres armes non conventionnelles, selon un bulletin d'information du gouvernement. S'exprimant mardi devant un atelier de sensibilisation organisé dans cette ville du nord du pays par le Comité National pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (NCDDR), Bao Augustine a déclaré que le RUF était conscient que des membres d'autres anciennes factions combattantes possédaient toujours de telles armes, et qu'ils pourraient les utiliser pour attaquer le RUF, indique le NCDDR.

GUINEE BISSAU: Report de la décision de libérer les prisonniers de guerre

Mercredi, les ministres ont rencontré le procureur général, Amine Saad, pour discuter du sort des prisonniers de guerre arrêtés après le conflit qui a récemment ensanglanté le pays, mais n'ont pris aucune décision concernant leur libération, a rapporté Lusa. Le Président Kumba Yala, qui a demandé une mesure de mise en liberté provisoire pour les prisonniers, lors d'une visite, lundi, dans des installations pénitentiaires de Bissau, ne participait pas à la rencontre. M. Yala a prêté serment en tant que président le 17 février dernier, après avoir remporté une victoire écrasante contre le président par intérim, Malam Bacai Sanha, lors du second tour du scrutin, le 16 janvier.

GUINEE BISSAU: Le Conseil de Sécurité se félicite du retour de l'ordre constitutionnel

Les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont salué le retour de l'ordre constitutionnel en Guinée Bissau et appelé le gouvernement et la communauté internationale à apporter le soutien nécessaire.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion d'information avec le Représentant du Secrétaire Général de l'ONU en Guinée Bissau, Samuel Nana-Sinkam, le Conseil de Sécurité a encouragé les parties à "travailler en étroite collaboration dans un esprit de tolérance, pour renforcer les valeurs démocratiques, protéger l'état de droit et garantir la protection des droits de l'Homme". Le Conseil a en outre appelé les nouvelles autorités "à développer et mettre en ouvre des programmes visant à consolider la paix, la réconciliation nationale et le développement économique."

GUINEE BISSAU: Coalition gouvernementale sans l'ancien parti au pouvoir

Le Premier Ministre, Caetano Ntchama, a formé un nouveau gouvernement comprenant des membres des anciens partis d'opposition mais aucun de l'ancien parti au pouvoir, ont rapporté les agences de presse le week-end dernier.

Samedi, M. Ntchama a attribué des postes ministériels aux membres du parti du Président Kumba Yala, le Partido da Renovacao Social, et au parti arrivé second aux élections, Resistencia Guine Bissau de Helder Vaz, ainsi qu'à d'autres partis qui étaient dans l'opposition, ont rapporté les agences de presse. Ce nouveau gouvernement, formé après des élections présidentielles et législatives multipartites, est le premier qui exclue le parti, longtemps dominant, qui a lutté pour l'indépendance vis à vis du Portugal, le Partido Africano da Independencia da Guinea e Cabo Verde, selon Lusa.

SENEGAL: Des soldats sénégalais tués en Casamance

Le groupe indépendantiste 'Mouvement des forces démocratiques de Casamance' (MFDC), a décliné mercredi toute responsabilité dans la mort de deux soldats sénégalais, au cours d'un échange de tirs avec des hommes non identifiés près de la ville méridionale de Kolda. Deux autres soldats ont été blessés. Selon l'AFP, les assaillants sont soupçonnés d'appartenir au MFDC mais le porte-parole du MFDC, Alexandre Djiba, s'exprimant depuis la Gambie, a indiqué à IRIN que ses hommes avaient "pour ordres de ne pas tirer les premiers".

Cependant, il doit rencontrer jeudi tous les commandants de la zone sud du MFDC, en Guinée Bissau, pour déterminer ce qui s'est passé. Cet incident, selon l'AFP, serait le troisième depuis qu'un groupe de contrôle du cessez-le-feu a été mis en place, le 4 février. Selon les médias, un soldat sénégalais a été tué vendredi dernier et deux autres personnes seraient mortes dans une attaque contre trois autocars de touristes, dimanche. Ces attaques interviennent en pleine campagne présidentielle.

SENEGAL: Arrivée des observateurs internationaux des élections

Les observateurs de la Francophonie, l'organisation regroupant les pays francophones de la planète, sont arrivés à Dakar pour l'élection présidentielle sénégalaise, a indiqué un membre de l'Observatoire national des élections (ONEL).

Ce membre de l'ONEL, El Hadj Mbodj, a indiqué à IRIN que le groupe était dirigé par l'ancien Secrétaire Général de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), Idi Oumarou. Il a déjà rencontré les huit candidats en lice et doit maintenant consulter les ONG.

En dehors de la Francophonie, treize autres organisations internationales ont été invitées à observer le scrutin de dimanche. Ce sont notamment l'OUA, la CEDEAO, l'UE et le G8.

Les listes électorales, sujet de discorde qui menaçait de faire dérailler le processus électoral, ont maintenant été acceptées par la grande majorité des partis d'opposition, après qu'un comité indépendant a effectué un audit sur le document et l'a déclaré valide, a indiqué lundi à IRIN un membre de l'ONEL.

MALI: Konaré présente un nouveau gouvernement

Le Président Alpha Konaré a annoncé lundi la formation d'un nouveau gouvernement national mené par le Premier Ministre, Mande Sidibe, ont rapporté les agences de presse. La tâche principale de M. Sidibe sera de relancer l'économie, expliquent les médias. Il remplace M. Keita qui a démissionné la semaine dernière pour, selon certains observateurs, mieux préparer sa candidature aux élections présidentielles de 2002 quand M. Konaré se retirera.

L'équipe gouvernementale compte 15 nouveaux venus, dont sept femmes. Six anciens ministres restent en poste, notamment le Ministre des affaires étrangères, Modibo Sidibe.

GHANA: Le Vice-Président annonce sa candidature

Le Vice-Président ghanéen, John Atta Mills, a annoncé qu'il briguerait l'investiture du parti au pouvoir, le National Democratic Congress (NDC), pour les élections présidentielles qui doivent se tenir en fin d'année, a rapporté lundi l'AFP.

M. Mills a annoncé sa décision dimanche, à Tamale, une ville à 450 km au nord de Accra, o=F9 il prenait la parole devant un rassemblement du parti. M. Mills a précisé qu'il briguerait la nomination du NDC lors du congrès national du parti, prévu pour avril, dans la ville méridionale de Ho, a rapporté l'AFP.

Le Président Gerry Rawlings, qui achève son second et dernier mandat cette année, avait déclaré lors d'un rassemblement de son parti, en juin 1998, qu'il soutiendrait M. Mills si celui-ci décidait de se présenter, selon l'AFP.

LIBERIA: Haute couverture de vaccination contre la polio dans le Montserrado

Plus d'enfants ont été vaccinés contre la polio dans le comté de Montserrado, le mois dernier, que dans toutes les autres parties du pays, a indiqué samedi le Ministère de la santé, cité par la radio indépendante Star.

Sur un total national de 700 000 enfants de moins de cinq ans ciblés pendant la première des trois phases de la campagne, plus de 160 000 enfants ont été vaccinés dans le comté de Montserrado. La seconde phase de la campagne devrait commencer la semaine prochaine.

LIBERIA: Le gouvernement refuse une onde courte à la radio Star

Le Ministère de l'information a signalé que la radio indépendante Star, créée en juillet 1997 pour promouvoir la démocratie dans le Liberia d'après-guerre, ne serait pas autorisée à émettre en onde courte, a rapporté vendredi dernier la radio progouvernementale Radio Liberia International (RLI).

Cette annonce du Ministère de l'information intervient après plusieurs appels au gouvernement l'invitant à autoriser Star à émettre sur une fréquence en ondes courtes, qu'elle n'utilise plus depuis octobre 1998.

Les seules organisations non libériennes autorisées à avoir des stations radio en ondes courtes sont les institutions religieuses, a expliqué le Ministère, cité par RLI. Star n'appartient pas à cette catégorie, indique le communiqué du Ministère, car bien que gérée et exploitée par des Libériens et contrôlée par un Conseil d'administration libérien, elle appartient à la Fondation Hirondelle, une ONG basée en Suisse.

Dans un appel au soutien daté du 16 février, Star Radio indiquait qu'elle était confrontée à un "déficit budgétaire immédiat" et qu'elle serait forcée de fermer ses portes à la fin du mois si aucune aide ne lui parvenait.

"L'objectif de Star est de devenir une institution libérienne durable qui continue à contribuer au progrès de la démocratie, de la paix, et du développement au Liberia", précisait l'appel lancé par Star.

LIBERIA: Un tribunal confirme l'inculpation du militant des droits de l'Homme

Un tribunal de Monrovia a rejeté mardi une motion demandant l'abandon des poursuites pour sédition contre le défenseur des droits de l'enfant, James Torh, a rapporté l'AFP de sources judiciaires. Cette décision du juge du tribunal pénal, Joseph Andrews, intervient après les arguments de la défense, selon lesquels M. Torh exerçait son droit conformément à la constitution libérienne "qui garantit la liberté d'expression". L'Etat a accusé M. Torh de sédition pour des déclarations qu'il aurait faites dans une école secondaire de Monrovia, en décembre dernier, o=F9 il aurait dit que l'Etat était géré à partir de la poche du Président Charles Taylor.

GUINEE: La situation à la frontière libérienne toujours incertaine

Les autorités locales dans l'est de la Guinée refusent de laisser voyageurs et hommes d'affaires traverser la frontière vers le comté de Nimba, au nord du Liberia, a indiqué mardi la radio favorable à Charles Taylor, Radio Liberia International.

Une source au HCR à Conakry a indiqué mercredi à IRIN que la situation à la frontière entre la Guinée et le Liberia n'était toujours pas claire.

"A certains moments, de petits groupes de personnes ont pu traverser la frontière mais nous n'avons aucune confirmation officielle des autorités que la frontière guinéenne avec le Liberia est ouverte", a indiqué la source à IRIN.

La semaine dernière, le gouvernement libérien a décidé de rouvrir sa frontière avec la Guinée, estimant que les conditions de sécurité s'étaient améliorées. La frontière avait été fermée en août dernier lorsque des combats avaient éclaté dans le comté septentrional de Lofa, entre les troupes gouvernementales et des rebelles.

COTE D'IVOIRE: La LIDHO dénonce les menaces contre les droits de l'Homme

La Ligue Ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO) a dénoncé, dans une déclaration publiée vendredi, des signes préoccupants indiquant que les droits de l'Homme et la stabilité sociale sont menacés en Côte d'Ivoire, après l'arrestation de l'ancien ministre de l'intérieur.

"Nous voyons croître les graines de la tyrannie", déclare la LIDHO en référence au nombre croissant d'arrestations et de détentions ordonnées par le Conseil national de salut public (CNSP) au pouvoir. "La LIDHO y voit une menace directe et constante aux droits de l'Homme et à la paix sociale", selon le communiqué. Le plus préoccupant, ajoute la déclaration, est que ces arrestations sont menées par CNSP, et non par les autorités judiciaires.

L'ancien ministre de l'intérieur, Emile Constant Bombet, a été arrêté mardi dernier par les autorités militaires, pour présumées "activités subversives"; il aurait tenu une série de réunions à son domicile. Il est également accusé par les militaires d'être impliqué dans le détournement de quelque 27 millions de dollars d'aide de l'UE, et de fonds de l'Etat s'élevant à 8 milliards de francs CFA (12 millions de dollars).

Mathurin Dirabou, porte-parole du collectif d'avocats représentant M. Bombet a rappelé que ce dernier ne pouvait être détenu indéfiniment sans être inculpé. Selon la loi ivoirienne, une personne peut être maintenue en garde à vue pour interrogatoire pendant 48 heures.

M. Bombet, actuellement en détention à la Maison d'Arrêt Militaire d'Abidjan (MAMA), avait été arrêté juste après le coup d'Etat du 24 décembre 1999, qui a renversé l'ancien Président Henri Konan Bédié, mais avait été relâché un mois plus tard en même temps que d'autres civils.

Abidjan, 25 février 2000

[FIN]

[IRIN-WA: Tel: +225 20 217354 Fax: +225 20 216335 e-mail:
irin-wa@irin.ci]
[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN, un département d'informations humanitaires des Nations Unies, mais ne reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences. Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une référence aux sources originales. Les rapports d'IRIN sont archivés sur internet sous : http://www.reliefweb.int/IRIN ]