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Bulletin d'information No. 686 pour l'Afrique de l'Ouest

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NATIONS UNIES
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SIERRA LEONE: Les donateurs promettent 158 millions de dollars

Lundi, à la conférence de haut niveau à Londres, les donateurs ont promis quelque 158 millions de dollars pour soutenir les mesures de consolidation de la paix en Sierra Leone, signale le Département d'Information des Nations Unies.

Selon une déclaration finale du président de la conférence, organisée conjointement par l'ONU, la Banque Mondiale, et le Département pour le Développement International (DFID) de Grande-Bretagne, les donateurs ont discuté des besoins en financement ainsi que du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

Ils ont reconnu que le processus DDR, et son financement, devait être accéléré. Pour atteindre cet objectif, indique la déclaration, il faut raccourcir le temps de séjour des anciens combattants dans les camps DDR et renforcer la réintégration au niveau des districts.

Les pays ou donateurs qui se sont engagés à soutenir ces efforts sont la Grande-Bretagne, le Canada, l'Allemagne, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, la Suisse, les Etats-Unis, la Banque Africaine de Développement et la Commission Européenne.

SIERRA LEONE: Les enfants traumatisés semblent sur la voie de la guérison

Un groupe d'enfants qui ont participé récemment à un programme de traitement des traumatismes en Sierra Leone montrent des signes de guérison après les horreurs qu'ils ont vécues, selon une étude publiée récemment par une organisation internationale de parrainage d'enfants.

Childreach, l'organisation qui a mené l'étude, indique que les enfants qui ont été témoins d'atrocités extrêmes pendant l'invasion rebelle de Freetown, en janvier 1999, connaissent une "amélioration spectaculaire" des symptômes de stress traumatique et ont retrouvé le sens de l'espoir.

"La cruauté et la nature sadique des atrocités commises pendant les trois semaines de l'invasion de Freetown sont parmi les crimes les plus terribles commis contre des enfants et des femmes ces quinze dernières années", estime Leila Gupta, médecin et spécialiste des effets psychologiques sur les enfants de la violence liée à la guerre.

Elle est également chargée d'évaluer l'efficacité du programme de traitement des traumatismes.

D'octobre 1999 à janvier 2000, 315 enfants ont été interviewés avant et après un programme de quatre semaines qui s'intéressait autant à la santé émotionnelle des enfants qu'à leurs besoins scolaires. Les entretiens initiaux révélaient que les enfants, dont 93 pour cent avaient entre huit et 13 ans, avaient été témoins ou acteurs d'événements traumatiques tels que mutilation, meurtre et viol, indique Childreach.

Par le récit, le dessin, la musique et le jeu, les enfants ont affronté leurs mauvais souvenirs. Les conclusions du rapport mettent en évidence une "réduction significative des troubles du sommeil, mauvais rêves/cauchemars, images obsessionnelles, peur de l'avenir, et une amélioration de 70 pour cent de la capacité à se concentrer à l'école.

SIERRA LEONE: L'ancien porte-parole du RUF sera candidat aux élections

Le dirigeant du Parti National pour la Reconstruction de Sierra Leone, Omrie Golley, a déposé les dossiers de son parti pour participer aux prochaines élections présidentielles et législatives, a rapporté mardi l'agence de presse de Sierra Leone SLENA.

M. Golley, ancien porte-parole du Front révolutionnaire uni (RUF), a indiqué que son parti voulait la réconciliation, la reconstruction et la renaissance de la communauté en Sierra Leone, par un travail acharné. Le parti a des bureaux à Freetown et est en train d'ouvrir des antennes dans le sud, l'est et le nord du pays, pour satisfaire aux conditions régissant la formation d'un parti politique national. Le parti centrera son action sur les jeunes qui, a-t-il dit, sont marginalisés dans la communauté et se sentent tenus à l'écart des grands courants.

NIGERIA: Le gouvernement n'attaquera pas la Charia devant les tribunaux

Le Président nigérian, Olusegun Obasanjo, a indiqué que son gouvernement ne ferait pas appel à la justice pour empêcher l'introduction de la Charia au nord du Nigeria.

Dans un entretien à la BBC diffusé mercredi, il a déclaré que l'application totale de la Charia, qui semble en contradiction avec la constitution laïque du pays, était une question touchant aux droits humains fondamentaux, et que le gouvernement ne prendrait pas de position politique sur la question.

La constitution adoptée par le Nigeria à l'indépendance, et approuvée par un comité de juristes islamiques internationaux, autorise les Etats à incorporer la Charia, mais seulement dans le cadre du droit civil. Dans la constitution fédérale actuelle, les tribunaux islamiques doivent remplacer les amputations et coups de fouets prévus dans la Charia par des amendes et des peines de prison, pour les musulmans qui contreviennent aux principes fondamentaux de la religion. [Vous trouverez le dossier complet sous l'intitulé 'NIGERIA: Focus on government stand on Sharia']

NIGERIA: Des affrontements à Borno font 15 morts

Quinze personnes auraient trouvé la mort dans les affrontements qui opposent musulmans et chrétiens depuis deux jours dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, a rapporté mercredi le quotidien 'The Guardian'.

Le conflit, qui a commencé lundi dans le district de Damboa, est né d'un différend entre des jeunes musulmans et des chrétiens, à propos de l'implantation d'une église dans un quartier majoritairement musulman. Selon 'The Guardian', le terrain a été vendu à un groupe chrétien à condition qu'il n'y bâtisse pas l'église. Mais l'accord a été rompu et des jeunes musulmans en colère auraient incendié le site.

De nombreux habitants ont fui; certains d'entre eux ont trouvé refuge dans les commissariats de police alors que les combats faisaient rage, a rapporté le quotidien. Des forces de police supplémentaires ont été envoyées dans la région mardi pour mettre fin aux émeutes.

COTE D'IVOIRE: Une émeute dans une caserne fait un mort parmi les soldats

Le chef d'état-major de l'armée, le colonel Soumahila Diabagate, a démenti les informations relayées par les médias, selon lesquelles les soldats qui ont pris part mardi à une émeute dans une caserne, pour exiger une augmentation de solde, commençaient une mutinerie.

Il a expliqué mercredi à IRIN que l'incident survenu dans la caserne de Daloa, à quelque 320 km au nord-ouest d'Abidjan, résultait d'un "malentendu" et que l'ordre avait été restauré.

Selon les médias, un soldat est mort pendant que son groupe essayait de persuader les autres de quitter l'armurerie qu'ils occupaient pour exiger une revalorisation de leur solde.

Quatre soldats auraient été arrêtés et transférés à Abidjan.

Les événements de Daloa interviennent trois mois après qu'une mutinerie militaire lancée dans le camp d'Akouedo à Abidjan, pour exiger une augmentation de solde, ne se soit transformée en un coup d'Etat qui a porté au pouvoir le général Robert Gueï.

AFRIQUE DE L'OUEST: Epidémie de méningite

Une épidémie de méningite a été signalée dans trois pays d'Afrique de l'Ouest o=F9 des dizaines de personnes sont décédées des suites de la maladie, selon les médias.

Le Ministre nigérien de la santé publique, Ousmane Adamou, a signalé lundi que 132 des 1 195 malades recensés étaient décédés à Niamey, et dans les districts de Birni NKonni (environ 400 km à l'est de Niamey) et Tera (quelque 150 km à l'ouest de la capitale).

Le Niger, qui s'est joint à l'appel lancé par le Tchad voisin à la communauté internationale, indique qu'il a besoin de cinq millions de doses de vaccin pour maîtriser l'épidémie.

"Une campagne de vaccination est en cours", a indiqué à IRIN Adamou Yada, épidémiologiste au bureau de l'OMS à Abidjan.

En 1995, rappelle l'AFP, 4 000 des 42 000 malades de méningite au Niger étaient morts.

La crainte d'une épidémie imminente de méningite cérébro-spinale, qui aurait récemment éclaté à Abuja, la capitale nigériane, a fait naître la panique parmi les habitants de la ville, rapporté mardi le quotidien de Lagos 'The Guardian'.

On craint également que l'épidémie, qui serait liée à la chaleur excessive qu'a connu le Nigeria pendant les mois d'harmattan, entre décembre et mars, ne s'éternise, selon le journal.

La méningite cérébro-spinale, provoquée par le méningocoque, est une inflammation de la membrane qui entoure le cerveau ou la moelle épinière. Elle se manifeste par de la fièvre, des vomissements et une raideur de la nuque, et affecte les habitants d'une bande de terres arides allant de la Somalie au Cap Vert. Selon les experts, de nombreux facteurs, dont le changement climatique, a étendu le champs d'action de la maladie au delà de cette ceinture.

"Depuis ces dix dernières années, on la trouve dans les zones forestières jusqu'au Congo (RDC)", a indiqué mercredi à IRIN Garba Soga, médecin et conseil à l'OMS Niger sur la prévention et la lutte contre les maladies.

CEDEAO: Plus de barrages routiers ni de permis de résidence

Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont décidé mardi de démanteler immédiatement tous les points de contrôle sur leurs grands axes routiers internationaux, et d'adopter d'autres mesures de grande envergure pour permettre une meilleure intégration sociale et économique entre les 16 pays membres de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Le secrétariat de la CEDEAO a indiqué aujourd'hui à IRIN qu'au cours de leur mini-sommet d'une journée qui s'est terminé mardi à Abuja, les dirigeants avaient convenu que les permis de résidence obligatoires seraient abolis.

Cette mesure vise à créer un espace CEDEAO sans frontières, là o=F9 les autoroutes comptent de nombreux barrages, illégaux pour la plupart, qui limitent la libre circulation des personnes. Le Nigeria a déjà démantelé ceux qui se trouvaient sur son territoire.

Les autres mesures adoptées au sommet incluent l'élimination des formalités rigides aux frontières et l'utilisation de machines modernes pour le contrôle des passeports. Les officiers supérieurs d'immigration, dont beaucoup participaient à la réunion avec des agents des douanes, ont reçu pour instruction d'accorder l'autorisation de séjour maximale de 90 jours aux citoyens de la CEDEAO d'ici le 15 avril. Ne seront plus de service aux postes frontières que les agents essentiels, tels que les agents des douanes et de l'immigration.

Des patrouilles frontalières communes seront menées par la police du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria et du Togo. Les agences de sécurité interne de ces pays devront également collaborer plus étroitement en se transmettant les informations, en opérant des échanges de personnel et en organisant des cours de formation et des rencontres.

Un responsable de la CEDEAO a indiqué à IRIN que ces pays sont ceux qui avaient "décidé d'emprunter la voie rapide vers l'intégration" dans la sous-région.

Un passeport CEDEAO pour la sous-région a été adopté dont les détails sont en cours de finalisation.

Concernant les infrastructures, les dirigeants ont décidé de moderniser et de relier les réseaux ferroviaires de Lagos à Accra (Ghana) en passant par Cotonou (Bénin) et Lomé (Togo). Une liaison similaire entre Lagos, Niamey (Niger) et Ouagadougou (Burkina Faso) est également envisagée.

Abidjan, le 29 mars 2000

[FIN]

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