Mtabila…. nécessité d’un suivi dans les zones de retour.
Après six mois d’assistance humanitaire, nécessité d’une intervention pour sa durabilité L e rapatriement ordonné qui a commencé timidement le 31 octobre 2012, continue à un rythme plus soutenu. Ni la saison pluvieuse qui rend la route impraticable, ni les contraintes logistiques qui ne permettent pas le départ des convois de plus de 1 500 personnes à la fois, rien ne peut plus arrêter le mouvement de retour des anciens réfugiés burundais vivant à Mtabila. Certains des leaders religieux très influents au camp à qui on attribuait à tort ou à raison la réticence des burundais de Mtabila au retour sont déjà rentrés eux-mêmes dans le cadre du rapatriement ordonné. Ils ont démoli leurs églises et amené avec eux le matériel de construction encore utilisables. Des tonnes et des tonnes de bagages, y compris les portes, les fenêtres et même les bancs de l’église sont arrivées au Burundi avec eux.
Ce rapatriement se passe dans les normes humanitaires acceptables, comme prévu dans le cadre de l’Accord Tripartite (Tanzanie, Burundi, UNHCR). « Il reste à en assurer la durabilité, ce qui nécessite une implication forte et coordonnée des acteurs gouvernementaux, humanitaires et du développement . Ceci doit se faire dès la phase initiale de la réintégration dans leurs zones de retour et s’inscrit dans la stratégie définie par le Ministère de la solidarité nationale, droits de l’homme et genre », a remarqué Catherine Huck, Représentante de lUNHCR au Burundi.
L’assistance fournie au centre de transit permet au rapatrié de subvenir à ses besoins pendant six mois, période pendant laquelle les acteurs du développement doivent s’impliquer pour consolider la réintégration durable et répondre aux besoins des plus vulnérables dans les zones de retour.
Après l’accueil, la provision de l’assistance au centre de transit, et le transfert des rapatriés dans les communes de retour, l’UNHCR et son partenaire Ligue Iteka continue à faire un suivi quotidien de la situation des rapatriés dans leurs zones de retour.