Burundi

République du Burundi : Résultats d’analyse de la situation de l’insécurité alimentaire aiguë actuelle (saison 2016A)

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Les plateaux secs de l’Est et les plateaux humides, excepté la province de Ngozi, sont classés en phase III, crise alimentaire, de mai à juin 2016. Quelques communes situées autour de la Mairie de Bujumbura, les communes de Nyanza-Lac et Giharo sont aussi classées dans cette phase. La consommation alimentaire pauvre, la malnutrition très élevée, dégradation progressive des ME ainsi que et les faibles disponibilités alimentaires liées à la faible performance de la saison agricole sont les principales causes de cette situation de crise. La crise socio-politique prévalant depuis mi 2015 a provoqué des déplacements des populations, pertes des opportunités de travail, ainsi que la restriction de mouvement habituels/saisonniers des biens et des personnes non seulement à l’intérieur du pays mais aussi avec les pays frontaliers en l’occurrence le Rwanda et la Tanzanie. Une protection des moyens d’existence de 23% de la population rurale en situation de crise alimentaire s’avère indispensable, à court et à moyen termes.

Principaux résultats pour les zones les plus touchées

Consommation alimentaire

D’après l’EFSA d’avril 2016, le score de consommation alimentaire des zones de moyens d’existence des Plateaux Secs de l’Est, en situation de crise alimentaire (IPC phase 3) ainsi les localités classées en cette même phase oscillent entre 15 et 20%, alors que le score de consommation limite varie entre 30 et 45%. La diversité alimentaire pauvre de ces zones tourne au tour de 40% au niveau de ces zones en phase 3.

Nutrition :

Les mesures de périmètre brachial (MUAC) réalisées en avril 2016 avec l’EFSA révèlent des taux de malnutrition aiguë globale de 12% dans les Plateaux Secs de l’Est. Si on considère la situation établie en 2008 (référence), cette zone affiche également un taux de malnutrition aiguë de plus de 5% au même titre que certaines communes du Moso (Dépressions de l’Est). Aussi, le nombre d’admissions reste élevé dans les plateaux secs de l’Est, soit le double de la moyenne des sept dernières années pour une période de septembre à décembre.

Evolution des moyens d’existence :

Les stratégies de détresse (synonymes de phase 4 IPC) et stratégies de crise (phase 3 IPC) ont été respectivement adoptées par plus de 10% et 25% de ménages dans les zones de moyens d’existence citées plus haut, en récurrence les Plateaux Secs de l’Est et les localités les affectées par l’insécurité alimentaire des Dépressions du Nord et Crête Congo Nil.