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Plan de reponse pour le retour massif des refugies Burundais et autres populations en provenance de Tanzanie et autres pays d’asile

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CONTEXTE Avec l’amélioration progressive de la situation sécuritaire au Burundi et à la suite de l’appel au retour lancé par Son Excellence, le Président de la République, en avril 2021, de nombreux réfugiés burundais vivant dans plusieurs pays d’asile ont exprimé leur volonté de rentrer volontairement dans leur pays d’origine. Ce mouvement est appuyé par le HCR, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires opérationnels. Dans ce cadre, plusieurs Accords Tripartites et Lettres d’Entente ont été réactivés afin de garantir que les opérations de rapatriement volontaire se déroulent dans des conditions de sécurité et de dignité. Au 3 février 2026, 273 111 réfugiés burundais ont été rapatriés depuis différents pays d’asile, principalement depuis la Tanzanie, d’où 187 618 personnes sont déjà rentrées, dans le cadre de l’Accord tripartite signé en mai 2001 entre les gouvernements de la République-Unie de Tanzanie, de la République du Burundi et le HCR. Depuis 2017, ce mécanisme de rapatriement facilité depuis la Tanzanie est resté actif. Des réunions de la Commission Tripartite (CT) ont régulièrement eu lieu. Le dernier plan de travail adopté à Dar Es Salam en décembre 2025 est actuellement en phase de mise en œuvre. La Tanzanie a plusieurs fois, y compris lors des réunions tripartites des 3 dernières années, exprimé son incompréhension face à la réticence des réfugiés burundais au retour dans leur pays d'origine, et a menacé de prendre des mesures coercitives pour les y obliger. Ce scénario rappelle les événements de 2012, lorsque des milliers de réfugiés burundais avaient été renvoyés de force du camp de Mtabila. Lors de la réunion de la Commission Tripartite en décembre 2025, il a été convenu de poursuivre la promotion du rapatriement volontaire des réfugiés burundais depuis la Tanzanie, à un rythme de 3 000 personnes par semaine. Les parties ont également pris acte des préoccupations de la Tanzanie concernant la lenteur du processus de promotion du retour, et ont appuyé la mise en œuvre d’évaluations exhaustives visant à mieux comprendre les profils des réfugiés burundais et à identifier des solutions adaptées. En effet, une évaluation conjointe a été menée entre mai et septembre 2025 dans les camps de Nduta, Nyarugusu, les anciens sites d’installation des réfugiés burundais , ainsi que dans certains villages de Kigoma et à Dar es Salaam. Les résultats, analysés en octobre 2025 par l'Équipe Technique Conjointe (ETC) — composée de représentants du ministère de l’Intérieur tanzanien (MoHA) et du HCR — révèlent que l’intérêt pour le retour reste faible. Les principaux obstacles identifiés sont d’ordre socioéconomique : difficulté d’accès à la terre, manque de moyens de subsistance, et incertitude quant à la réintégration durable. Ces conclusions confirment les tendances observées lors de l’enquête sur les intentions de retour de 2022, soulignant la nécessité de distinguer les réticences liées à des préoccupations de protection de celles liées à la situation socioéconomique prévalant dans le pays d'origine. Face à ce constat, l’ETC a recommandé que le retour volontaire, dans des conditions de sécurité et de dignité, demeure l’option prioritaire, d’autant que le Burundi a continuellement exprimé sa volonté d'accueillir ses nationaux réfugiés, et a progressivement travaillé à lever tous les obstacles à leur retour. Le HCR collabore étroitement avec le MoHA pour assurer une gestion responsable de cette opération, dans le respect des principes humanitaires, pour organiser des convois de rapatriement maitrisés et en phase avec la capacité d'absorption du pays d'origine sans compromettre la dignité des personnes concernées. Dans cette optique, la présente mise à jour transforme le document en Plan de réponse opérationnelle pour un retour massif, couvrant la Tanzanie et les autres pays d'asile. Elle apporte une dimension régionale (coordination avec les opérations dans les pays d'asile, mécanismes tripartites/lettres d'entente, gestion de l'information transfrontalière) et fixe un planning figure consolide ainsi qu'un cadre financier inter-agences. Les activités déjà en cours (convois, accueil, enregistrement, transfert secondaire et réintégration) sont donc structurées et dimensionnées dans une logique de réponse.