Burundi

L’OIM Burundi et ses Partenaires Commémorent la Journée Mondiale Contre la Traite des Êtres Humains

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Bujumbura, 28 Juillet 2022 – L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), en coordination avec le gouvernement du Burundi, le Fonds des Nations Unies pour l'éducation des enfants et les partenaires nationaux de mise en œuvre, organise une série d'initiatives pour commémorer la Journée mondiale contre la traite des êtres humains le 30 juillet.

L'OIM et ses partenaires ont organisé une table ronde (28/7) réunissant des représentants du gouvernement du Burundi, des organisations nationales de la société civile et des agences des Nations Unies.

La traite des personnes interne et transfrontalière persiste au Burundi, qui est principalement un pays d'origine et de transit et, dans certains cas, de destination. La traite des êtres humains est une violation flagrante des droits de l'homme et une forme moderne d'esclavage qui se produit partout dans le monde.

Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 66 % des victimes de la traite (VT) en 2020 étaient des femmes et des filles. Au Burundi, de nombreuses personnes sont victimes de la traite à des fins de travail domestique forcé, d'exploitation sexuelle et de mariage forcé, vers les pays voisins ou les pays du Golfe et parfois à l'intérieur du pays. Les réfugiés burundais, les personnes déplacées internes (PDI) et les personnes résidant dans les provinces frontalières sont les plus exposés à la traite des êtres humains.

L'OIM a identifié 1 735 victimes de la traite au Burundi depuis 2017

Bella* (ce n'est pas son vrai nom), 17 ans, est l'une de ces victimes. Elle a été attirée par un homme qui l'a contactée via Facebook, l'a emmenée en Afrique du Sud en lui promettant un emploi décent et la possibilité d'étudier, mais au lieu de cela, il l'a exploitée sexuellement et l’a forcé à la prostitution pendant une année entière avant qu'elle ne soit secourue par des voisins et renvoyée au Burundi, avec l'aide de l'OIM. Elle est assistée par l'OIM et reçoit notamment un soutien psychosocial et une aide à la réintégration. L'histoire de Bella a été mise en avant lors de l'un des événements commémorant la Journée mondiale contre la traite des personnes.

Le gouvernement du Burundi a récemment été reclassé au Tier 2 (pour la première fois depuis 2010) dans le rapport sur la traite des personnes du Département d'État des États-Unis, se fondant sur les progrès réalisés par les gouvernements pour lutter contre la traite des personnes. Le rapport reconnaît les efforts significatifs du gouvernement du Burundi dans sa lutte contre la traite des êtres humains.

"Si la responsabilité première de la protection incombe aux autorités nationales, conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux, les acteurs humanitaires jouent un rôle complémentaire essentiel et contribuent à la mise en œuvre des politiques. Ce n'est qu'en travaillant ensemble, en construisant des approches multisectorielles et multi-acteurs, que nous pourrons atteindre nos objectifs pour le Burundi", Damien Mama, coordinateur résident des Nations Unies au Burundi.

Un certain nombre d'autres activités de sensibilisation ont été organisées conjointement par l'OIM, l'UNICEF et des organisations nationales de la société civile au cours de la semaine du 25 au 30 juillet 2022, dans le but de souligner les risques et les conséquences de la traite des êtres humains, ainsi que les droits et la protection des victimes de la traite.

Ces activités comprennent un Média Café sur la lutte contre la traite (un atelier pour les journalistes locaux), des représentations théâtrales interactives par la troupe locale Buja Sans Tabou dans les provinces de Muyinga, Cankuzo et Bujumbura Rural, une émission de radio sur la prévention de la traite et une soirée de discussion pour les jeunes leaders afin d'échanger sur les risques et les opportunités de la migration et son lien avec les Objectifs de Développement Durable.

Ces initiatives ont été réalisées grâce au soutien technique et financier du Royaume des Pays-Bas et de l'USAID au Burundi.

Pour toute information, merci de contacter

Victoria KLIMOVA, Coordinatrice de l’unité Assistance et Protection des Migrants de l’OIM au Burundi,
VKLIMOVA@iom.int Tous les communiqués de presse de l’OIM Burundi sont disponibles sur : www.reliefweb.int