Burundi

Le Système des Nations Unies et le Gouvernement burundais dressent ensemble un plan stratégique pour 2009 et la période 2010-2014

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Le Grand Séminaire Jean-Paul II de Gitega vient d'abriter pour toute une semaine une retraite de planification stratégique de haut niveau organisée par le BINUB. L'objectif de cette retraite était de pouvoir dégager avec les partenaires gouvernementaux une approche d'intervention stratégique pour l'année 2009 et pour la période 2010-2014.

Le Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, M. Youssef Mahmoud, la Représentante Exécutive Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies, Mme Bintou Keita, la plupart des Représentants des Agences du Système des Nations Unies ont pris part à ce forum de planification stratégique de même que le Vice-ministre du développement communal et le Chef de cabinet au vice-ministère de la planification.

Le Secrétaire Permanent de la Commission Nationale de Coordination des Aides ainsi que différents Chefs de Section du BINUB, des Experts des Nations Unies dans la planification stratégique, des hauts cadres du ministère de la planification et de la 2ème vice-présidence ont suivi les travaux de ces assises d'anticipation des programmes stratégiques conjoints en rapport avec le UNDAF, le Cadre Commun pour l'Assistance des Nations Unies au Développement.

Selon le RESG des Nations Unies au Burundi, M. Youssef Mahmoud, il faut que différentes interventions aient un impact réel sur terrain. C'est une recommandation du Secrétaire Général des Nations Unies, a-t-il rappelé à plusieurs reprises.

''Nous sommes à la croisée des chemins et nous avons une décision à prendre'', il faut nous opérer un revirement et nous organiser différemment pour concentrer des services stratégiques dans un nombre limité de priorités, des services qui renforcent les capacités des institutions nationales à auto-gérer, à auto- préserver la paix mais également à prendre en charge le travail de relèvement socio-économique'', a souligné M. Youssef Mahmoud. « Si nous changeons fondamentalement la qualité et le ciblage de nos services, nous allons aider le Burundi à faire un pas de géant, à transformer les défis en opportunités et à prendre très vite son destin entre ses mains'', a-t-il ajouté.

4 défis ou priorités stratégiques ont été dégagés et convenues avec la partie gouvernementale. Le Chef de Cabinet au vice-ministère de la planification, Alexis Bizimungu se dit satisfait. Nous avons beaucoup insisté sur la prise en compte de la ''Vision Burundi 2025'', du CSLP, le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, du Cadre Stratégique de Consolidation de la Paix sans oublier les OMD, les Objectifs du Millénaire pour le Développement, a-t-il indiqué.

La première priorité stratégique concerne l'appui à la ''Vision Burundi 2025'', la planification stratégique et la coordination de l'aide. Il faut entendre par là, le renforcement des capacités, la planification stratégique, la prise en compte des normes internationales et la politique d'intégration sous régionale.

La deuxième priorité stratégique est en rapport avec le relèvement communautaire et la réintégration des populations affectées par la crise. De cet axe découlent la promotion des moyens d'existence durable, la promotion de la production, de l'emploi et du secteur privé. Ce 2ème volet concerne aussi l'appui aux services sociaux de base, le développement communal, la décentralisation, la sécurisation communautaire sans oublier l'appui au règlement des problèmes fonciers.

La troisième priorité stratégique englobe les droits de l'homme et la justice de transition. Il en découle l'appui aux consultations nationales pour la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation et du Tribunal Spécial. Il y a aussi l'appui pour la mise sur pied de ce double mécanisme de la justice de transition. Ce troisième volet d'intervention convenue avec la partie gouvernementale lors de cette retraite de planification stratégique pour l'année 2009 et la période 2010-2014, laisse une place de choix au renforcement des mécanismes, du système et des institutions de promotion et de protection des droits de l'homme.

Le quatrième axe va s'occuper du cycle et des institutions démocratiques. Il faut entendre par là, la sécurisation des élections de 2010, l'appui au parlement, aux parties politiques, aux acteurs électoraux et surtout l'appui à la mise sur pied de la Commission Nationale Indépendante Electorale Permanente. Cette priorité stratégique concerne aussi la mise sur pied de l'institution d'Ombudsman consigné dans l'Accord d'Arusha, il y a aussi l'appui aux médias et à la société civile.

Pour M. Youssef Mahmoud, la réalisation de ces priorités stratégiques va concourir au relèvement de la population.

'' Nous continueront à consolider l'intégration au niveau stratégique et c'est un exercice qui va baliser le chemin pour un grand impact sur la vie de la population burundaise en général et en particulier sur les plus nécessiteux, en les accompagnant avec des outils appropriés qui leur permettront de se transformer en capacité de paix et de développement ; et peut-être chemin faisant, nous ferons notre propre contribution à rendre cette organisation qui est la nôtre, à être plus pertinente dans un monde en mutation perpétuelle'', ce sont-là les mots du Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, M. Youssef Mahmoud, lors de la clôture de cette retraite de planification stratégique.

Abbas Mbazumutima