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IOM Burundi Mission Aperçu 2021

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CONTEXTE

Le Burundi est confronté à une situation socio-économique aaiblie, exacerbée par les eets dévastateurs des catastrophes naturelles et de la pandémie de la COVID-19. Le pays fait partie des 20 pays les plus vulnérables au changement climatique, avec plus de 80% des déplacements internes causés par des catastrophes naturelles. Les inondations et les glissements de terrain, déclenchés par des pluies torrentielles et des vents violents, ont des conséquences graves sur les ménages et sur les cultures - essentielles, dans un pays où plus de 90% de la population dépend de l'agriculture de subsistance. Selon la matrice de suivi des déplacements (DTM), il y a 109 169 personnes déplacées internes (PDI) en février 2021, dont 55% sont des femmes.

En outre, plus de 80 000 burundais sont rentrés dans le cadre d'un programme de rapatriement volontaire depuis la République-Unie de Tanzanie et les pays voisins depuis septembre 2017. Le retour volontaire des réfugiés a augmenté ces derniers mois et devrait s'intensifier en 2021, faisant ainsi peser une charge supplémentaire sur les communautés vulnérables dans les zones de retour qui sont déjà restreints en termes de terres disponibles, de ressources et de moyens de subsistance. Le pays continue d'accueillir environ 56 000 réfugiés et demandeurs d'asile, principalement en provenance de la République démocratique du Congo (RDC). Le Burundi est devenu un point de départ pour les réfugiés qui cherchent à se réinstaller dans des pays tiers. Il connaît également d'importants volumes de mouvements transfrontaliers de biens et de personnes principalement des commerçants, des travailleurs, des réfugiés et des voyageurs.

Les besoins des PDI et des rapatriés sont semblables à ceux d'une situation d'urgence en termes d'assistance, allant des abris, des articles non alimentaires (ANA) et de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (EHA) à l'accès au logement, à la terre et à la propriété et à la protection.

Plusieurs générations de traumatismes post-conit ont entraîné des problèmes de santé mentale, d'alcoolisme et de toxicomanie non traités et stigmatisés, ainsi que des violences basées sur le genre (VBG) et des violences familiales au niveau communautaire, nécessitant ainsi un soutien psychosocial. Les problèmes de protection dans ce contexte restent présents. La traite interne et transfrontalière des personnes persiste. On estime que 66% des victimes sont des femmes et des filles, souvent destinées au travail domestique forcé, à l'exploitation sexuelle et au mariage forcé dans les pays voisins ou dans les États du Golfe. Les réfugiés burundais, les PDI et les personnes résidant dans les provinces frontalières sont les plus exposés à la traite des êtres humains.

En fin, le Burundi continue d'être confronté à la propagation de la COVID-19, dont le premier cas officiel a été déclaré le 31 mars 2020, ainsi qu'à d'autres risques sanitaires tels que le paludisme et le choléra et au risque continu de transmission de la maladie à virus Ebola (MVE) par la RDC voisine.