Burundi

Changements climatiques : l’urgence de prévenir les catastrophes naturelles

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LA PLANTATION D’ARBRES EST L’UN DES MODÈLES D’ADAPTATION POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, EN RESTAURANT LE COUVERT VÉGÉTAL. ICI, AUX ABORDS DE LA RUVUBU POUR PROTÉGER DE L’ÉROSION LES BERGES DE LA RIVIÈRE. © PNUD BURUNDI / AARON NSAVYIMANA / 2012

Par Orlando Niyomwungere

La perturbation des saisons, l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes tels les inondations et la sécheresse récurrente, et qui sévissent de plus en plus souvent au Burundi, risquent de compromettre les avancées du pays en matière de développement et d’efforts visant à éradiquer la pauvreté. Les dégâts qui affectent déjà les écosystèmes naturels se font également ressentir au niveau des principaux secteurs de l’économie, comme l’agriculture, l’eau, l’énergie, la santé et le transport.

Conscients de cette menace, le gouvernement du Burundi et le PNUD, par l’intermédiaire du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), ont scellé depuis deux ans un partenariat pour mettre en œuvre un Plan d’action national pour la prévention des changements climatiques (PANA). Ce partenariat s’est construit autour d’un projet de trois ans (2015-2018) élaboré sous la conduite de l’Institut Géographique du Burundi (IGEBU). Et déjà financé par l’« Appui du Fonds des pays les moins avancés » du FEM.

Ce jeudi 2 avril, l’IGEBU réunissait les parties prenantes au projet : gouvernement, Nations Unies, ONG, associations de la société civile, … pour un atelier de validation, afin d’en accélérer la mise en œuvre. Les principaux objectifs de ce projet sont le renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles et techniques des communautés pour les aider à faire face aux risques de catastrophes liées aux changements climatiques.

Grâce à la participation aux efforts de tous les acteurs groupés autour de la plate-forme nationale pour la réduction des risques et la gestion des catastrophes, le présent projet vient consolider les acquis de la coopération passée entre le PNUD, le FEM et le Gouvernement. Il s’intègre en outre parfaitement aux priorités nationales, car le changement climatique est une réalité au Burundi. « Ce projet répond aux besoins urgents et immédiats en terme d’adaptation aux changements climatiques. Il implique tous les acteurs et bénéficiaires dans l’identification des priorités et le montage du projet » a indiqué Théophile Ndarufatiye l’Assistant du ministre de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme.

Le Directeur pays adjoint chargé des programmes du PNUD, M. Joseph Pihi, a tenu à préciser que « les catastrophes naturelles de ces dernières années ont tendance à devenir récurrentes et viennent une fois de plus nous rappeler l’urgence d’agir vite et ensemble pour rechercher les solutions d’un développement multisectoriel durable ».

Les décisions stratégiques recommandées à l’issue de l’atelier de validation du document de projet vont ainsi permettre de mettre sur pied un système d’alerte communautaire opérationnel, capable à la fois de prévenir les risques et catastrophes liés aux changements climatiques et de renforcer les capacités de résilience des communautés locales (services communaux et agents techniques des ministères). De plus, il apportera un appui à des technologies d’adaptation pertinentes, destinées à protéger des impacts climatiques les infrastructures et les moyens de subsistance locaux.

« L’objectif premier de la tenue de cet atelier était d’analyser en profondeur la pertinence du projet par rapport à sa mise en œuvre et aux dispositifs de suivi et d’évaluation. Ensuite de formuler des recommandations concises en vue d’une réalisation concrète des objectifs fixés », a déclaré M. Joseph Pihi.