Burundi

Burundi: Reprise des négociations entre le gouvernement et les rebelles

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DAR ES SALAAM, 3 mars (IRIN) - Le gouvernement transitoire du Burundi et le principal mouvement rebelle du pays, la faction du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), dirigée par Pierre Nkurunziza, ont renouvelé leurs engagements dimanche à mettre en application des accords déjà existants en vue de mettre fin à 10 ans de guerre civile.
Cet engagement a été annoncé dans un communiqué conjoint que les deux parties ont signé à l'issue d'un sommet régional de deux jours sur le Burundi dans la capitale commerciale de la Tanzanie, Dar es Salaam. Les présidents Yoweri Museveni de l'Ouganda, Benjamin Mkapa de la Tanzanie, Pierre Buyoya du Burundi, et le vice-président de l'Afrique du Sud Jacob Zuma, qui est le médiateur de l'accord de cessez-le-feu du Burundi signé par les factions en guerre, étaient présents à ce sommet. Le secrétaire général du CNDD-FDD, Hussein Radjabu, représentait Nkurunziza, qui avait été invité à cette rencontre, a rapporté l'AFP. Ils se sont rencontrés en vue de résoudre l'impasse sur la mise en application totale du cessez-le-feu.

Le CNDD-FDD a reproché au gouvernement d'avoir bloqué des livraisons de denrées alimentaires et de fournitures médicales destinées à ses combattants, et d'avoir violé le cessez-le-feu. Dans leur communiqué commun, les deux parties ont fait voeu d'appliquer l'accord lié à la distribution de nourriture en deux endroits situés dans les provinces de Bubanza et de Ruyigi respectivement.

Les deux bords ont convenu de se partager le pouvoir conformément à l'Accord de paix et de réconciliation signé à Arusha en 2000 et à l'accord de cessez-le-feu du 2 décembre 2002, dont les dernières modalités doivent être finalisées par les parties concernées.

« Il a ensuite été confirmé que l'ensemble des joueurs politiques concernés recevront, dans l'intervalle, l'immunité de poursuites, aux termes de l'accord d'Arusha signé en 2000, » annonçait le communiqué.

Les deux parties se sont également entendues sur la nécessité de créer une nouvelle constitution pour le Burundi, dans laquelle les éléments du document de 1992, l'accord d'Arusha, ainsi que d'autres documents connexes, seraient pris en considération.

Cependant, dans son propre communiqué, également publié dimanche, le CNDD-FDD proteste contre l'absence d'une cessation des hostilités et regrette que les négociations sur l'Accord des forces techniques n'aient pas encore abouti et que la formation des équipes de liaison se fasse encore attendre.

En outre, le CNDD-FDD a critiqué la nature, selon lui, ambiguë du déploiement de la mission des observateurs de l'Union africaine. « La composition, le mandat, l'engagement mutuel, les attributions et le déploiement des observateurs de la Mission de l'Union africaine doivent être clairement définis et soumis à l'approbation du CNDD-FDD et du gouvernement transitoire, » selon le CNDD-FDD.

Le mouvement demande également un délai de deux autres semaines pour qu'il puisse avec le gouvernement transitoire « conclure des négociations sur toutes les questions relatives à la politique, la défense et la sécurité », et demande que « tous les efforts » soient déployés pour garantir que la mission d'interposition soit opérationnelle d'ici la fin du mois de mars.

L'engagement de dimanche vient une semaine après que le CNDD-FDD a suspendu toutes les négociations avec le gouvernement.

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