Burundi + 1 more

Burundi : Rapport de situation - 9 décembre 2019

Source
Published
Origin
View original

Attachments

FAITS SAILLANTS

  • Abandonner mon pays natal et surtout ma famille m'a fortement marqué

  • Epidémie de choléra au Burundi : "Heureusement, ma famille est guérie"

  • L’OMS offre 6 tonnes de matériel médical au Burundi

  • L'UNICEF dirige ses efforts dans le domaine de l'eau, l'assainissement et l'hygiène pour lutter contre le choléra

  • Burundi : Aperçu de la situation humanitaire (octobre 2019)

CONTEXTE

Abandonner mon pays natal et surtout ma famille m'a fortement marqué Depuis 2002, le Burundi a généreusement accueilli des réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC) et quelque 84 469 réfugiés congolais résident actuellement au Burundi. La plupart d'entre eux ont fui l'insécurité causée par les affrontements entre groupes armés non étatiques (connus des Congolais sous le nom de " Maï Maï ") dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Parmi eux, 36 528 sont des réfugiés urbains, la majorité d'entre eux vivant à Bujumbura Mairie, en particulier dans les communes populaires de Kamenge, Kinama et Buterere. Le reste (57 pour cent) est réparti entre cinq camps de réfugiés dans le nord et l'est du pays.

La trentaine, marié et père de deux enfants, Bernard* est l'un d'entre eux. En 2013, il a fui la RDC vers le Burundi pour demander l'asile.

Persécution et intimidation

En 2006, les Maï Maï Maï ont commencé à forcer la jeunesse congolaise à rejoindre leurs rangs pour " combattre les rebelles ". Cependant, Bernard et beaucoup d'autres jeunes se sont opposés à cette idée. En 2010, Bernard et un groupe d'activistes ont commencé à sensibiliser la communauté pour encourager les jeunes à poursuivre leurs études au lieu de rejoindre des groupes armés. En conséquence, ils ont été poursuivis par des membres des Maï Maï Maï.

Évasion

Six ans plus tard, Bernard se souvient de son épreuve : " l'abandon de mon pays d'origine et surtout de ma famille m'a marqué ". Il s'est enfui de chez lui et a échappé aux soldats en se réfugiant avec sa sœur aînée pendant trois mois. Cependant, il a fini par être arrêté et emprisonné deux fois. Bernard a finalement pris la décision de s'enfuir du pays au Burundi où un ami de la famille l'a accueilli. "Il m'a sauvé", explique-t-il.

La vie au Burundi

Au bout de deux mois, son sauveteur lui a conseillé de s'enregistrer auprès de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et de demander l'asile. "Aujourd'hui, je travaille comme enseignante sans grande difficulté. Bien sûr, la vie d'un réfugié n'est jamais facile, mais on s'adapte progressivement."

Aujourd'hui, les réfugiés et demandeurs d'asile congolais continuent de résider au Burundi, avec l'appui du Gouvernement burundais, par l'intermédiaire de son Bureau national pour la protection des réfugiés et apatrides et du HCR. Avec l'aide de divers acteurs humanitaires, les services de protection et d'assistance nécessaires sont fournis aux réfugiés qui sont essentiels pour sauvegarder leurs droits et leur bien-être.

Toutefois, le sous-financement et l'augmentation du coût de la vie continuent d'avoir un impact significatif sur l'accès des réfugiés et des demandeurs d'asile à des services de base de qualité et sur leur niveau de vulnérabilité. En 2020, un montant estimé à 23,4 millions de dollars sera nécessaire pour aider la population réfugiée au Burundi.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.