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Burundi : Plus de 2 000 « demandeurs d'asile » rwandais dans les provinces du nord

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BUJUMBURA, le 20 juillet (IRIN) - Plus de 2 000 demandeurs d'asile rwandais vivraient encore dans les provinces du nord du Burundi après l'opération de rapatriement menée de concert par les autorités burundaises et rwandaises le 13 juin, selon les estimations du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
« Quelques demandeurs d'asile continuaient d'arriver du Rwanda, alors que ceux qui étaient déjà sur place n'étaient sans doute jamais repartis dans leur pays », a déclaré mercredi Catherine-Lune Grayson, porte-parole du HCR à Bujumbura.

Selon elle, le HCR a déterminé le nombre des demandeurs d'asile Rwandais installés dans différentes régions du nord du Burundi à partir des chiffres fournis par les autorités locales, la Croix rouge locale et les représentants des demandeurs d'asile.

Le HCR prend actuellement en charge 62 demandeurs d'asile installés dans le centre de la commune de Mugano, dans la province de Ngozi. Toutefois, d'autres demandeurs d'asile sont dispersés dans les communes de Mparamirundi et de Gatsinda, à Ngozi, ainsi qu'à Rwisuri, dans la province de Kirundo, a précisé Grayson.

Une vague de demandeurs d'asile rwandais est arrivée au Burundi en mars dernier, mais pour le gouvernement rwandais, un grand nombre d'entre eux auraient en fait quitté le Rwanda pour échapper à la justice. Les autorités rwandaises et burundaises ont décidé en juin dernier de les traiter comme des « immigrants illégaux ».

Selon Grayson, les demandeurs d'asile déclarent avoir fui le Rwanda parce qu'ils étaient victimes « d'intimidations, de discrimination et de persécutions ». L'ONU et un grand nombre d'associations de défense des droits de l'homme ont accusé les autorités burundaises et rwandaises d'avoir procédé au rapatriement forcé des demandeurs d'asile.

Le Burundi a rejeté les allégations selon lesquelles 2 000 demandeurs d'asile vivraient encore sur son territoire. « Il ne reste que 200 familles, qui vivent à la frontière entre le Burundi et le Rwanda », a déclaré Didace Nzikoruriho, le colonel responsable des réfugiés au ministère de l'Intérieur burundais.

Il a indiqué que leur présence n'inquiétait pas les autorités burundaises et que ces derniers retourneraient sans doute chez eux de leur propre gré.

« Ils ne s'établiront pas ici, de toute façon. Nous ne souhaitons pas en faire toute une histoire », a-t-il déclaré.

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