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Burundi : Nécessité de l'intégration du genre dans les réformes du secteur de la sécurité

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Le genre et réformes du secteur de la sécurité (RSS) est le thème d'un atelier de cinq jours organisé depuis ce lundi à Bujumbura par le Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB) à l'intention des acteurs des différents domaines de la sécurité tels que la défense, la justice et la bonne gouvernance.

Ces réformes visent à améliorer la gestion des normes et des principes de gouvernance démocratique qui doivent militer pour un meilleur fonctionnement du secteur de la sécurité, a indiqué la Représentante Adjointe du Secrétaire Exécutif des Nations Unies au Burundi, Mme Bintou Kéita, animatrice de cet atelier. Pour elle, la réforme du secteur de sécurité est l'un des piliers de la consolidation de la paix et l'intégration du genre dans ce système de réformes. Elle permet la prévention des causes des insécurités humaines.

Pour arriver à une véritable démocratie, il faut s'assurer qu'il y ait la participation des hommes et des femmes, a-t-elle ajouté, tout en précisant que selon les normes internationales, la dimension genre doit être prise en compte au niveau politique, diplomatique et sécuritaire.

L'objectif de cet atelier est donc d'aider les participants à analyser la prise en compte de l'homme et de la femme, des garçons et des filles dans les besoins spécifiques de la sécurité humaine parce qu'en général le grand public pense que la sécurité est une affaire de l'homme.

Le changement de la perception en la matière est donc nécessaire, la sensibilité des hommes et celle des femmes doivent être prises en compte avec leurs besoins spécifiques différents, jusqu'au niveau des collines.

L'intégration genre dans la politique actuelle n'est pas une question à la mode comme certains le pensent, a expliqué Mme Keita. C'est une question datant de la création de l'humanité parce que, lorsque Dieu a créé l'homme et la femme, il les a créés complémentaires et s'attendait à ce qu'ils participent de façon complémentaire à la gestion des biens du foyer, de la nation et du monde, a-t-elle noté.

L'intégration genre est un processus comme tant d'autres, a-t-elle dit, en précisant qu'il faut régulièrement faire le bilan. Elle a en outre noté que l'idéal serait d'avoir une mixité dans des proportions qui permettent aux deux sensibilités de s'exprimer dans toutes les institutions depuis le sommet jusqu'à la base.

Quant à ses impressions sur le dispositif de la sécurité au Burundi, Mme Keita a fait remarquer qu'il y a des efforts, le rôle du BINUB étant d'appuyer le pays pour atteindre une meilleure intégration des femmes dans la participation et dans la prise de décisions relatives au secteur de sécurité.