Burundi

Burundi : La ligue ITEKA présente son rapport provisoire de 2009

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A l'occasion du 61ième Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme célebrée le 10 décembre de chaque année, la Ligue Burundaise des droits de l'Homme ITEKA a présenté son Rapport provisoire sur la situation des droits humains au Burundi.Elle a profité de cette même occasion pour lancer la campagne "Dialogue social et politique" que la ligue envisage d'animer pendant cette période cruciale de la campagne électorale et des élections de 2010.

La ligue Iteka constate que malgré la fin de la guerre,la situation des droits de l'Homme de s'améliore guerre.Chaque jour qui passe, les médias et leurs partenaires ne cessent de dénoncer des cas de criminalité dont certais sont liés au banditisme, d'autres au conflits fonciers, à la justice populaire et à la politique.Elle enregistre un chiffre provisoire de 153 personnes tuées dont 3 Albinos.Le rapport fait état de 12 cas d'embuscades à main armée sur les routes à Bujumbura rural , à Bururi , à Cankuzo et à Ruyigi.

La ligue dénonce un nombre pléthorique dans les prisons du Burundi, qui est à la base des grèves et des évasions répétitives auxquelles ce sesteur fait face aujourd'hui.Les données que la ligue tire des services de Médecin sans frontière rèvèlent que les prisons du Burundi regorge aujourd'hui de 9483 prisonniers dont 9193 hommes et 290 femmes. Parmi eux, 6100 sont des prévenus et 3389 ont déjà été jugés ; et 2055 ont purgé le quart de leurs peines.Ce nombre dépasse de très loin la capacité de ces prisons.

Selon ce Rapport, la justice est caractérisée par une lenteur excessive notamment au niveau des enquêtes qui,d'ailleurs, quelquefois,ne sont tout simplement pas faites.On enregiste des cas de ménaces qui sont faites su les juges pour avoir participé dans des jugements.

Le rapport relève des cas de mutations intempestives dont sont victimes les juges et les magistrats du Burundi.Il dénonce l'immixion du Pouvoir Exécutif burundais dans le judiciaire.

Le Rapport fait état des cas de justice populaire, de la persistance des cas de viol(186 cas), des cas de torture dont les auteurs sont des policiers, des réunions des partis politiques empêchées, des membres de partis politiques d'opposition emprisonnés, des cas d'assassinats à caractère politique, des destructions méchantes de symboles de partis politiques, de l'interdiction d'ouvrir des permanences des partis politiques, du sport discriminatoire dangeureux fait par des jeunes se réclamant de certains partis politiques, des actes de violences politiques(64 incidents déjà enregistrés),...

Le Rapport n'oublie pas de reléver des cas de menaces et d'intimidations des membres de la société civile dont Eulalie Nibizi, Présidente du Syndicat libre des enseignants du Burundi, Pacifique Nininahazwe, Président du Forum pour le renforcement de la société civile dont l'ordonnance le mettant en place a par la suite été annulé, Mbonimpa Pirre Claver, Président de l'Aprodh, le Président de l'OLUCOME Rufyiri Gabriel et son Vice Président Ernest Manirumva tué lachement en date du 9 avril 2009.

La ligue recommande au Gouvernement d'assurer la sécurité des citoyens et de faire des efforts pour un meilleur respect des droits de la personne et des principes démocratiques.