Burundi

Burundi: Désastres Naturels - Flash Update No. 1 - 22 avril 2020

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POINTS SAILLANTS

• Le 19 avril, selon les autorités locales, 27 972 personnes ont été déplacées en raison du débordement de la rivière Ruzizi dans 6 quartiers de la localité de Gatumba dans la commune de Mutimbuzi (province de Bujumbura Rural)

• 6 010 maisons ont été inondées, endommagées ou détruites

• L’abris, l'accès aux services de l'eau, l’hygiène et l'assainissement (EHA) et la nourriture sont parmi les besoins les plus urgents

• La capacité de réponse est très limitée compte tenu de la faiblesse ou de la quasi-absence des stocks d'urgence

APERCU DE LA SITUATION

• Les pluies torrentielles, les vents violents, les glissements de terrain et les inondations qui se sont produits entre le 13 et le 19 avril ont causé des dégâts dans les provinces de Cibitoke, Bubanza et Bujumbura Rural • Dans la province de Bujumbura Rural, les pluies ont fait déborder les eaux de la rivière Ruzizi, inondant plus de 6 010 maisons et déplaçant des milliers de familles. Dans la commune de Mutimbuzi, la rivière a inondé six quartiers de Gatumba, dont Kinyinya 1&2, Muyange 2, Mushasha 1&2, Gaharawe (Bujumbura Mairie)

• Des vents violents, des pluies torrentielles et des glissements de terrain ont affecté un total de 813 personnes dans les provinces de Rumonge (715) et de Bubanza (98), dont la majorité est maintenant déplacée • Le bilan des dégâts ne cesse de s'alourdir alors que les maisons inondées continuent de s'effondrer • Le 20 avril, la Protection Civile, avec la Croix-Rouge du Burundi (CRB) et OCHA, a mené une première mission dans la zone touchée afin d'évaluer les dégâts et d'identifier les possibilités de doter des abris aux personnes plus vulnérables.
La mission a été suivie d'une évaluation rapide inter-agence, le 21 avril, pour confirmer les chiffres et avoir une meilleure idée des besoins immédiats ainsi que pour convenir de la stratégie de réponse

BESOINS

• Un site de relogement temporaire (abris d'urgence, y compris les équipements EHA) à Gatumba reste une priorité absolue. Cependant, les personnes sinistrées ont également des besoins alimentaires urgents en raison de la perte des stocks

• En plus des mesures de prévention COVID-19 en place, telles que la limitation des trafics à la frontière entre le Burundi et la République démocratique du Congo qui ont causé l’arrêt des trafics transfrontaliers, ces inondations ont porté un préjudice supplémentaire à l'économie locale de Gatumba

• Plus de 400 Ha de cultures qui étaient presque prêtes à être récoltées ont été inondés, privant la population principalement agricultrice de nourriture

• Des milliers de maisons ont été inondées, détruites ou isolées en raison de vastes étendues d'eau. À l'heure actuelle, 6 010 ménages ont un besoin urgent d'un abri

• La plupart des objets ménagers ont été emportés ou détruits par les inondations. En conséquence, de nombreuses personnes n'ont plus de vêtements, de stocks de nourriture ou de produits de première nécessité tels que des couvertures, des ustensiles de cuisine et du matériel de collecte et de stockage d'eau

• Les latrines ont débordé, contaminant les zones inondées et les sources d'eau potable. Les enfants continuent à jouer dans ces eaux et les gens continuent de déféquer à l’air libre. Des nouvelles pathologies dont des démangeaisons cutanées s’observent sur les personnes qui traversent les zones inondées sans aucune protection. Les habitants ont aussi exprimé leur inquiétude face aux parasites présents dans l'eau. Les acteurs de la santé craignent la propagation de maladies endémiques dans la région, en particulier le paludisme et le choléra. Les moustiquaires sont nécessaires de toute urgence, en raison des nombreuses étendues d'eau stagnante. Les zones inondées doivent être désinfectées en permanence pour prévenir les risques sanitaires.

• 4 écoles fondamentales ont été complètement inondées, empêchant plus de 1 500 élèves de retourner à l'école pour le 3e trimestre de l’année scolaire en cours. Les enfants vivant dans les six quartiers touchés ont perdu tout leur matériel scolaire, ce qui rend difficile la reprise des cours.

• Bien que le nombre total de personnes touchées et de celles qui sont dans le besoin ne soit pas entièrement confirmé (les évaluations se poursuivent), les capacités des secteurs ne seront pas en mesure de couvrir tous les besoins humanitaires.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.