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Burundi : Désastres Naturels - Flash Update Gatumba No.9, 18 mai 2021

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FAITS SAILLANTS :

  • Selon les évalutions provisoires de la Croix-Rouge du Burundi, 6 392 ménages dont 3 041 de la zone de Rukaramu et 3 351 de la zone de Gatumba ont été déplacées suite aux inondations causées par le débordement de la rivière Rusizi.

  • Le site spontané des déplacés de Kigaramango, qui était situé à droite de la sortie du quartier Kajaga, commune Mutimbuzi, de la province de Bujumbura, et qui comptait 365 ménages, est complètement inondé. Les PDI qui y étaient installées depuis mai 2020 ont été évacués vers le celui de Maramvya – Sobel, en commune Mutimbuzi, province Bujumbura, sur la RN5.

  • Malgré le fait que le site de Maramvya – Sobel ait une capacité aménageable pour accueillir encore un certain nombre de personnes déplacées, des milliers d’entre elles préfèrent s’installer dans des parcelles privées situées tout le long de la clôture sud de l’Aéroport International Melchior Ndadaye.

  • Des centaines de ménages restent encore sur les trottoirs des magasins sur l’axe principal menant à la frontière congolo-burundaise alors que d’autres se regroupent dans des familles d’accueil des quartiers de Kinyinya II et de Gatumba.

APERÇU DE LA SITUATION

  • Pour rappel, la zone de Gatumba, située à l’ouest du pays, en commune Mutimbuzi, province de Bujumbura, connaît depuis 2015 des inondations récurrentes dont l’une des plus sévères et récentes remonte à mai 2020. Les sites créés pour abriter temporairement les populations déplacées sont en place depuis bientôt une année. Cette longévité est due essentiellement au fait que l’eau ne s’est pas complètement retirée dans certains quartiers, dont Mushasha I, Mushasha II et une partie de Gaharawe.

  • Depuis janvier 2021, plusieurs épisodes d’inondations, les uns plus sévères que les autres, sont survenus suite à la montée des eaux du lac Tanganyika et au débordement de la rivière Ruzizi, affectant les zones de Gatumba et de Rukaramu.

  • Depuis la semaine du 11 mai 2021, les crues de la Ruzizi et les grandes vagues du lac Tanganyika ont redoublé d’intensité. Ainsi, 6 392 ménages comptant 33 982 personnes, dont 11 322 hommes et 22 560 femmes, sont de nouveau en déplacement et viennent s’ajouter aux 1 441 ménages en attente de réinstallation qui demeuraient dans les sites de PDI.

  • Cette situation porte un coup d’arrêt à la stratégie et au processus de retour qui était dans sa phase ascendante. Plus de 1 700 ménages ayant bénéficié de l’assistance au retour sont à nouveau affectés par ce désastre.

  • Des dégâts sur les maisons, les infrastructures publiques comme les écoles, les routes et les structures sanitaires, ainsi que les cultures en phase de maturation et les moyens de subsistance viennent empirer les conditions et le niveau de vie des populations déjà affaiblies par les séquelles des précédentes inondations de mai 2020 et la persistance d’effets socio-économiques de la Covid-19.

  • Les distributions des vivres aux personnes déplacées, dans le cadre du financement du CERF, ont été suspendues suite à l’inaccessibilité du site de Kinyinya II et aux nouveaux déplacements de populations. D’autres types d’assistance, à l’instar de l’approvisionnement en eau, ont été perturbés tandis que des infrastructures sanitaires (latrines) ont été inondées, exposant ainsi la population aux maladies des mains sales.

  • Les risques de protection ont augmenté malgré la surveillance exercée par les autorités locales et les acteurs de protection. Les enfants dont les écoles sont inondées passent des journées à jouer dans les eaux stagnantes. Le transfert des personnes vers le site de Maramvya – Sobel par la Protection Civile et la Croix Rouge du Burundi tient compte de la prévention de toute séparation familiale.

  • Les nouveaux sites spontanés installés dans des parcelles privées sont dépourvus d’installations sanitaires et sont souvent inaccessibles et éparpillés, ce qui complique l’approvisionnement en eau et l’enregistrement des personnes qui y vivent.

  • Depuis le 14 mai, la zone de Gatumba est déconnectée du réseau de la REGIDESO, ce qui prive d’eau potable toute la population vivant dans des zones surélevées. En effet, les tuyaux d’approvisionnement de cette localité ont été endommagés par les crues des eaux.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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