Burundi : Bulletin humanitaire | Publication 17 | Novembre 2018

POINTS SAILLANTS

• 54% des ménages déplacés internes n’ont pas d’activité génératrice de revenus ;

• 605 personnes déplacées, rapatriées et membres des communautés hôtes bénéficient du projet « cash for work » mis en place par l’OIM pour assurer leur réintégration socioéconomique ;

• 3 personnes déplacées internes sur 4 ont été forcées de quitter leur maison en raison des aléas climatiques (DTM oct. 2018)

17 projets de réintégration socioéconomique mis en œuvre par l’OIM à destination des déplacés, rapatriés et communautés hôtes

La matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) indique que plus de 147 000 personnes sont actuellement déplacées internes dans le pays et que 3 personnes sur 4 sont des déplacés climatiques. Au mois d’octobre, les pluies torrentielles et les vents violents ont provoqué le déplacement de plus de 1 200 personnes et détruit plus de 100 maisons.

Parmi les 147 000 personnes déplacées internes au Burundi, 54 pour cent vit en famille d’accueil, alors que 23 pour cent vit dans une maison louée, 14 pour cent dans des maisons en paille et 7 pour cent dans d’autres types d’abris. Au même titre que les déplacés internes, les communautés hôtes sont particulièrement vulnérables. En effet, les déplacements de populations accentuent la pression sur les communautés d'accueil déjà fortement fragilisées, notamment par un manque d’accès à l'eau, à l'éducation, aux terres agricoles et aux moyens de subsistance. Ainsi, l'appui aux communautés hôtes est intégré dans la réponse aux besoins de déplacés et des rapatriés afin de maintenir la cohésion sociale et de réduire le risque d’une aggravation des vulnérabilités dans un contexte de précarité économique. Parmi les ménages déplacés internes, on note à titre d’exemple que 54% d’entre eux n’ont pas d’activité génératrice de revenus et que seulement 38% ont accès à des terres cultivables dans un contexte où l’agriculture représente la principale source de revenu pour 90% de la population.

Suite à un dialogue initié avec les populations déplacées, rapatriées et les communautés hôtes dans les provinces de Bujumbura Rural, Rumonge, Rutana et Ruyigi, l’OIM met actuellement en place un programme de réintégration socioéconomique. A travers 17 projets à impacts rapides, 605 personnes parmi les déplacés, les rapatriés et les communautés hôtes des localités ciblées sont recrutées et rémunérées à travers la modalité « cash for work ».

Choisis par la population locale, les projets mis en œuvre visent la réhabilitation où le renforcement des infrastructures locales, de manière à croître la capacité d’accueil des rapatriés et des déplacés internes, permettant ainsi aux communautés hôtes d’être sensiblement moins affectées par la pression démographique. Parmi les projets mis en œuvre, les communautés réhabilitent des écoles, des points d’eau, des terrains de jeux et des routes. Ces interventions sont mises en place avec le soutien et l’inclusion des comités locaux afin d’assurer la maintenance et la durabilité des projets.

Grâce à la modalité « cash for work », les 605 personnes recrutées et rémunérées ont un moyen de subsistance qui leur permet de subvenir à leurs besoins et d’optimiser leur intégration au sein de la communauté.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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