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Burundi : Bulletin Humanitaire | Publication 13 | Juin 2018

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Situation Report
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POINTS SAILLANTS

• Plus de 34 000 réfugiés burundais de Tanzanie rapatriés depuis septembre 2017 ;

• Près de 187 000 déplacés internes enregistrés au 31 mai dernier ;

• Plus de 3 millions d’animaux vaccinés contre la peste des petits ruminants.

CHIFFRES CLES

Pop. dans le besoin 3,6 millions
H (6) F E 0,85M 0,88M 1,87M

Population ciblée 2,4 millions
H F E 0,53M 0,55M 1,28M

PDI 178 267
H: n/a F: n/a

Réfugiés congolais 71 255
H: 35k F: 36k

Réfugiés burundais 392 512
H: 199k F: 194k

Pers. en insécurité alimentaire 1,7 million
IPC 3 et 4 1,7 M

Plus de 34.000 réfugiés burundais de Tanzanie ont été rapatriés

Depuis septembre 2017, 34 484 réfugiés burundais ont été rapatriés de Tanzanie sur les 72 000 prévus d’ici décembre 20181 . La Direction Générale du Rapatriement, de la Réintégration et de la Réinsertion (DGRRR), dépendant du Ministère de l’Intérieur, de la Formation patriotique et du Développement local, ainsi que l’Organisation des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) appuient cette activité de rapatriement volontaire des réfugiés, pour un retour dans la sécurité et la dignité, en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en Tanzanie, International Rescue Committee (IRC), Caritas et Gruppo di Volontariato Civile (GVC). Les rapatriés bénéficient d’une assistance multisectorielle qui inclut le transport depuis les camps de réfugiés en Tanzanie, l’accueil dans les centres de transit au Burundi et le retour dans leur zone d’origine. Ils reçoivent également des vivres pour une période de trois mois, des articles non-alimentaires et un transfert monétaire.

Les secteurs prioritaires sont la protection avec la prise en charge des personnes vulnérables et l’accès à la documentation administrative (ex : délivrance de certificats de naissance pour 5 000 enfants nés en Tanzanie), l’éducation, la santé ou encore la sécurité alimentaire et l’accès aux moyens de subsistance. Un soutien aux communautés d’accueils est aussi nécessaire, notamment à travers le renforcement des structures existantes dans les zones de retours.

Les principaux défis qui se posent sont la réintégration socio-économique durable des rapatriés et la cohésion sociale dans les zones de retour. Grâce aux financements du Fonds de la Consolidation de la Paix et du Département du Développement International du Royaume Uni (DFID), l’OIM met actuellement en œuvre un projet de réintégration à destination des rapatriés, déplacés internes et communautés d’accueil dans les provinces de Ruyigi, Rutana, Rumonge, Makamba, Muyinga et Bujumbura Rural. Plus de 1 400 burundais bénéficieront d’un soutien socio-économique (ex : accès à un emploi et à des formations professionnelles) et plus de 1.000 ménages auront un appui à l’hébergement ou réparation de leur maison. D’autres projets de réintégration sont parallèlement mis en œuvre par l’UNHCR, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). La communauté humanitaire continue d’accompagner le Gouvernement burundais dans le rapatriement volontaire, mais beaucoup reste à faire. Le niveau de vulnérabilité des rapatriés est élevé. Leur situation risque de s’exacerber si des actions de soutien dans les zones de retour ne sont pas suffisamment mises en œuvre.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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