Burundi

Burundi: Analyse de l’insécurité alimentaire aiguë et de la malnutrition aiguë de l’IPC, septembre 2020 - septembre 2021 (Publié en juin 2021)

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Vue d’ensemble Insécurité Alimentaire Aiguë :

Combien et Quand ? Pour les mois d’avril à mai 2021, période d’analyse actuelle coïncidant avec la petite période de soudure,

107.000 personnes (1%) sont classées en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC), alors que 1.507.000 (13%) sont en phase de Crise (Phase 3 de l’IPC), et 5.030.000 (43%) en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC). Avec la prochaine récolte de la grande saison culturale B, de juin à septembre 2021, la population en situation d’insécurité alimentaire élevée (phases de Crise et d’Urgence) est susceptible de passer de 1,61 million (14% de la population totale) à 1,04 million de personnes (9%), soit une diminution de 35% entre les deux périodes.

Où et Qui ? Pour la période courante d’analyse, toutes les Zones de Moyens d’Existence (ZME) présentent une situation de stress (Phase 2 de l’IPC) à l’exception de Dépression du Nord (DN) classée en Phase 3 (Crise) de l’IPC, avec 201.000 personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère dont 50.000 en Urgence (Phase 4 de l’IPC). De juin à septembre 2021, la zone basculera en Phase 2 (Stress) de l’IPC avec 101.000 personnes (soit 10% de sa population) en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

Pourquoi ? Les aléas climatiques récurrents, les déplacements, l’intense flux de rapatriement et la pandémie de COVID-19 dans un contexte faiblement résilient sont à la base de l’insécurité alimentaire relevée par la présente analyse. L’effet combiné des facteurs structurels (dont le faible accès à la terre et aux autres facteurs de production) et conjoncturels (dont les chocs naturels) justifie également les niveaux d’insécurité alimentaire actuels. Parmi les chocs récents, on peut noter le déficit hydrique qui a compromis les récoltes des céréales et légumineuses sur la majeure partie de la dépression du Nord. Les inondations ont particulièrement affecté les activités sur le littoral du Lac Tanganyika dans un contexte de perturbation des activités transfrontalières (échanges et migrations économiques) suite au renforcement des mesures de prévention contre la pandémie de COVID-19. Au moment de l’analyse, les personnes touchées par le déficit hydrique au Nord et les inondations à l’Ouest bénéficient déjà de l’assistance après la perte de leurs productions et autres moyens d’existence.