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Bulletin quotidien d'information No. 858 pour la région des Grands Lacs

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO: La Grande-Bretagne renforce les contrôles sur les exportations d'armes

Le premier ministre britannique, Tony Blair, a annoncé mercredi, un renforcement des contrôles sur les exportations d'armes vers les pays impliqués dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC).

Selon Reuters, M. Blair aurait déclaré qu'un certain nombre de changements majeurs avaient été introduits en vue de renforcer les contrôles sur les exportations qui entreraient en vigueur 'immédiatement'. Il aurait indiqué que la Grande-Bretagne n'accorderait pas de licence d'exportation pour les nouveaux équipements militaires à double usage 'o=F9 il y a un risque évident qu'ils seraient utilisés en RDC'. Un équipement à double usage signifie qu'il peut également avoir des applications dans le domaine civil.

'Nous retirerons les pays intermédiaires de la couverture des licences ouvertes pour tout équipement susceptible d'être déployé en RDC et n'accorderons pas de nouvelles licences ouvertes individuelles pour ce genre d'équipement en direction de ces pays,' a-t-il fait savoir.

Cette nouvelle directive concernera la RDC, le Zimbabwe, l'Angola, la Namibie, le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Antérieurement, des marchés d'armes conclus entre la Grande-Bretagne et le Zimbabwe avaient suscité beaucoup de critiques de la part des groupes de défense des droits de l'homme et de l'opposition.

Pour sa part, le Burundi a répondu qu'il serait 'positivement' touché par la directive de M. Blair. 'Les rebelles dans notre pays obtiennent leurs armes du Zimbabwe et aussi de RDC, donc ceci signifie qu'ils ne recevront plus ces armes,' a indiqué jeudi à IRIN le porte-parole de l'armée burundaise, le colonel Longin Minani. 'Autrement, nous ne serons pas touchés car nous ne sommes pas impliqués en RDC,' a-t-il signalé.

OUGANDA-RDC: L'Ouganda prétend avoir pris 11 pistes d'atterrissage en RDC

L'armée régulière ougandaise a fait savoir à IRIN qu'elle avait pris le contrôle de 11 pistes d'atterrissage, à l'est de la RDC, pour essayer de couper les lignes de distribution de ses adversaires. 'Nous avons pris quelques petites pistes, à l'est du Congo, en vue d'empêcher nos ennemis de les utiliser pour apporter des marchandises. Ceci vient s'ajouter à la prise des grandes pistes telles que Beni, Bunia, Butembo et Kisangani. Cette opération s'inscrit dans le cadre de notre plus large objectif stratégique qui consiste à priver nos ennemis de lignes d'approvisionnement,' a indiqué le capitaine Shaban Bantariza, porte-parole de l'armée ougandaise, à l'ouest de l'Ouganda.

L'Ouganda lutte contre les rebelles de l'Allied Democratic Forces (ADF) sur sa frontière occidentale. Il accuse les gouvernements soudanais et congolais d'apporter un soutien logistique à l'ADF. L'Ouganda, lui-même, a envoyé des troupes à l'est de la RDC pour soutenir les rebelles combattant le gouvernement de Kabila.

RWANDA: Amnesty félicite le TPIR pour l'arrestation des suspects de génocide

L'organisation de défense des droits de l'homme, basée à Londres, Amnesty International, a félicité le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour avoir effectué l'arrestation de Rwandais soupçonnés d'avoir pris part au génocide de 1994.

Dans un communiqué, Amnesty a accueilli avec satisfaction l'arrestation du lieutenant colonel Tharcisse Muvunyi, un ancien commandant de l'armée rwandaise, le 5 février à Londres et celle du général Augustin Ndindiliyimana, ancien chef d'état-major de la Gendarmerie, le 31 janvier en Belgique.

'Ces arrestations réaffirment les principes de la justice internationale et l'importance d'apporter un soutien financier, politique et moral au TPIR et au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY),' a indiqué le communiqué.

Mercredi, un tribunal français a confirmé la décision de déporter Jean de Dieu Kamuhanda, ancien ministre de l'éducation et de la culture au tribunal, sis à Arusha, au nord de la Tanzanie. Il était la première personne soupçonnée de génocide arrêtée en France.

RWANDA: Des officiels rwandais rencontrent Carla del Ponte

Parallèlement, des officiels du gouvernement rwandais ont, pour la première fois, rencontré Carla del Ponte, le procureur général du TPIR, à Kigali et ont admis que le tribunal fait des progrès.

'Elle rencontre en ce moment des représentants du gouvernement. Elle rencontrera aussi notre vice-président (Paul Kagame). Nous sommes conscients des défauts du tribunal, mais on ne peut pas les imputer au procureur général. Elle fait sans aucun doute des progrès,' a déclaré à IRIN jeudi, Gérald Gahima, le procureur général rwandais.

Mme del Ponte s'était vue refuser une entrevue avec les représentants du gouvernement lorsqu'elle s'était rendue au Rwanda l'année dernière, suite à l'acquittement, pour vices de procédure, de Jean Bosco Barayagwiza, soupçonné de génocide.

BURUNDI: Des rebelles attaquent une banlieue et ses habitants

Des rebelles hutus ont attaqué Kibenga, une banlieue au sud de Bujumbura, tuant deux civils et en blessant un autre mercredi soir, selon des bulletins de presse et des témoignages recueillis parmi les habitants.

'Une petite bande de rebelles ont attaqué l'extrémité sud de la ville, tuant deux civils, nous les avons repoussés et en avons tué un. Mais ceci est un incident isolé. La sécurité à Bujumbura Rural s'est améliorée. C'est pourquoi nous avons décidé de fermer les camps de regroupement,' a expliqué Longin Minani, porte-parole de l'armée burundaise.

D'autres camps seront démantelés, uniquement si la sécurité est assurée pour les habitants, a ajouté M. Minani. Il a indiqué qu'il restait quelques personnes dans le camp de Maramvya, au nord de Bujumbura, qui a été démantelé lundi. 'Le démantèlement des camps dépend de l'évaluation des conditions de sécurité dans les endroits o=F9 les gens doivent se rendre,' a-t-il dit. 'S'ils sentent qu'en rentrant chez eux, ils seront en danger, alors nous ne pouvons pas les forcer, mais nous leur permettrons de rester dans les sites de protection et nous les protègerons.'

Le gouvernement burundais a accepté de commencer à fermer les camps suite à de fortes critiques formulées par la communauté internationale.

Nairobi, le 10 février 2000

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