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Bulletin quotidien d'information No. 811 pour la région des Grands Lacs

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BURUNDI: Buyoya "confiant" qu'un bon médiateur sera nommé

Le Président Pierre Buyoya s'est déclaré confiant lundi que le nouveau facilitateur pour le processus de paix au Burundi, qui doit être nommé lors du sommet régional en Tanzanie cette semaine, aurait "toutes les qualités que nous avons spécifiées", selon Radio Burundi. "Je me rends à Arusha avec confiance", a-t-il déclaré avant son départ pour le sommet. Il a rappelé la position de son gouvernement, à savoir que le facilitateur, qui remplacera l'ancien président tanzanien Julius Nyerere, doit avoir une st ature internationale et une expérience de médiation, tout en étant acceptable pour les Burundais. "Nous n'avons pas dit que le médiateur doit venir d'Afrique du Sud ou que les pourparlers doivent avoir lieu en Afrique du Sud. Nous avons exprimé le souhait que ce pays joue un rôle important et nous continuerons à espérer qu'il en soit ainsi", a déclaré M. Buyoya.

BURUNDI: Mbeki et Chiluba se rendront au sommet

Le Président sud-africain, Thabo Mbeki, et son Ministre des affaires étrangères, Nkosazana Zuma, devaient partir mardi après-midi pour le sommet en Tanzanie, a indiqué le porte-parole de la présidence, Parks Mankahlana, cité par l'agence de presse chinois e. "Nous serons là-bas avec un esprit ouvert quant à l'identité du médiateur", a déclaré M. Mankahlana, avant d'ajouter que la réunion avait pour objectif de réévaluer le processus de paix au Burundi et de discuter des meilleurs moyens de le faire progres ser. Le Président zambien, Frederick Chiluba (médiateur de la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC) pour le processus de paix en RDC), qui a obtenu l'accord de cessez-le-feu de Lusaka, était attendu au sommet du Burundi mercredi ma tin, ont rapporté les agences de presse.

GRANDS LACS: L'Europe demande un embargo sur les armes pour toute la région

Le Parlement Européen a demandé "un embargo international sur les exportations d'armes et de munitions vers le Burundi et l'ensemble de la région des Grands Lacs", et a appelé le Conseil de Sécurité des Nations Unies et les Etats membres à respecter les e ngagements pris pour "contrôler les exportations d'armes vers la région et empêcher les ventes d'armes illégales". Le Parlement a également insisté pour que les Etats voisins soutiennent le processus de paix au Burundi "en garantissant que leur territoire ne soit utilisé en aucune façon pour menacer la sécurité du peuple burundais". Il a par ailleurs exprimé son soutien à une conférence sur la paix, la sécurité et la stabilité dans la région des Grands Lacs, "à laquelle participeraient tous les gouverneme nts de la région".

RDC: Le MLC ne croit pas à la réconciliation entre les groupes rebelles

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) aexprimé "sa profonde perplexité" devant les dernières tentatives de réconcilier et d'unir les groupes rebelles congolais. Dans un rapport parvenu à IRIN, le MLC a indiqué que les chances de réconciliation entre rebelles étaient minces si les raisons qui ont mené aux affrontements entre les deux factions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) (à Kisangani en août dernier et plus récemment à Beni et Butembo) n'étaient pas résolues. Le RCD-Goma a signa lé la semaine dernière que les trois groupes rebelles se réuniraient dans les prochains jours pour aplanir leurs différences. Tout en saluant cette initiative, le MLC refusera d'être associé avec "toute initiative folklorique ... qui constituerait une per te de temps", indiquait le rapport. Il notait cependant qu'une plate-forme commune entre les mouvements rebelles permettrait d'harmoniser les positions "en vue des nouvelles élections."

RDC: On craint de nouveaux cas de fièvre hémorragique

Deux nouveaux cas présumés de fièvre hémorragique ont été signalés pendant la seconde semaine de novembre dans la Province Orientale, a indiqué mardi à IRIN un responsable de l'OMS. Les deux malades, l'un à Durba et l'autre à Watsa, sont morts. "Ils présentaient les signes et symptômes de la fièvre hémorragique mais nous attendons confirmation du laboratoire", a indiqué le responsable. Ce développement est une source de préoccupation en raison du laps de temps écoulé depuis que les derniers cas présumés ont été signalés, a précisé le responsable. "Ces cas ne semblent pas liés à l'épidémie précédente", a-t-il dit. "Nous pourrions être devant une nouvelle épidémie mais nous n'en sommes pas encore sûrs", a-t-il expliqué. Les estimations fixent à 60 environ le nombre de décès dus à la fièvre hémorragique, liée au virus Marburg, dans la région de Durba entre novembre 1998 et mai de cette année.

RDC: Les enquêteurs sanitaires recherchent le "réservoir" à virus

Parallèlement, une équipe sanitaire internationale, qui a visité Durba du 13 au 29 octobre pour évaluer la situation de la région en matière de fièvre hémorragique, est en train de compiler ses conclusions dans un rapport, a indiqué le responsable de l'OMS. Cette équipe, qui comprenait des responsables de l'OMS, de l'Institut Pasteur, d u Centre américain de lutte contre les maladies et de l'institut sud-africain de virologie, en plus des autorités sanitaires locales, a interrogé des survivants et des familles de victimes, pris des échantillons de sang et collecté des chauve-souris, des rats et des insectes pour essayer d'identifier le "réservoir" à virus, a ajouté le responsable.

RWANDA: Un ancien ministre arrêté en France

L'ancien Ministre rwandais de l'enseignement postscolaire, la recherche et la culture, Jean de Dieu Kamuhanda, a été arrêté en France en relation avec le génocide rwandais de 1994. Le procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), Carla del Ponte, a déclaré à la presse lundi soir qu'un "ancien homme politique de haut rang" avait été arrêté en France et serait transféré à la prison du TPIR à Arusha, Tanzanie, au cours des prochains jours, a rapporté l'agence de presse indépendante Hironde lle. M. Kamuhanda a été arrêté vendredi 26 novembre à l'aube, dans la ville française de Bourges, a ajouté Hirondelle. M. Kamuhanda, qui faisait partie du gouvernement intérimaire rwandais qui a présidé au génocide de 1994, sera le onzième membre de l'anc ien gouvernement intérimaire a être détenu par le TPIR, a l'exclusion de l'ancien Premier Ministre, Jean Kambanda, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité pour génocide, après avoir plaidé coupable, a précisé Hirondelle.

RWANDA: Le Parlement Européen "déplore" la décision de faire libérer Barayagwiza

Le Parlement Européen a indiqué qu'il "déplore la décision" de la chambre d'appel du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) de libérer le présumé génocidaire, Jean-Bosco Barayagwiza, sur base de détails techniques de droit, ce qui, selon lui, "risque de saper la crédibilité du Tribunal". Il a appelé le tribunal a réviser sa décision et, "en particulier, révoquer le jugement statuant que M. Barayagw iza ne peut être rejugé... pour les charges pour lesquelles il avait été inculpé originellement". Le TPIR devrait "revoir les conditions requises pour un nouveau jugement" car "il ne peut jamais y avoir d'immunité contre des poursuites pour génocide", a-t -il indiqué. La résolution appelle également le gouvernement rwandais à reconsidérer sa décision de suspendre toute coopération avec le TPIR en conséquence du jugement Barayagwiza, décision qui, selon lui, "affectera gravement la capacité du tribunal de conduire les procès".

RWANDA: Le climat n'est pas sain pour juger Rutaganda, selon un expert

Le professeur de droit belge et spécialiste des Grands Lacs, Filip Reyntjens, comparaissant en tant qu'expert témoin à charge dans le procès en génocide de l'ancien chef de milice rwandais, Georges Rutaganda, a demandé au TPIR d'être entendu en qualité de 'amicus curiae' (ami de la cour) pour argumenter que le climat n'est pas bon pour l'annonce du verdict du Tribunal dans le dossier Rutaganda, prévu pour le 6 décembre. "Je pense qu'un verdict prononcé dans les circonstances actuelles [colère générale con cernant la relaxe de M. Barayagwiza] pourrait sérieusement affecter la perception que public a du TPIR quant à son indépendance et son impartialité" en donnant l'impression qu'il était soumis à des pressions politiques extérieures, a déclaré M. Reyntjens dans un document d'appel consulté par IRIN. Il a suggéré que le TPIR "ajourne temporairement son jugement" dans ce dossier.

RWANDA: L'avocat de Rutaganda demande la relaxe

L'avocat de M. Rutaganda, Tiphaine Dickson, a introduit ce week-end une motion demandant que les procédures contre son client soient arrêtées du fait que son "droit à un procès devant un tribunal indépendant et impartial a été complètement violé en raison des pressions indues et continues des autorités rwandaises", a rapporté mardi l'agence Hirondelle.

Nairobi, le 30 novembre 1999 [FIN]
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Item: irin-french-825

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