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Bulletin hebdomadaire d'information 52 pour l'Afrique Centrale et de l'Est

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NATIONS UNIES
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Réseau intégré d'information régional
Pour l'Afrique centrale et de l'Est
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(du 25 au 30 décembre 1999)

BURUNDI: L'armée refuse de négocier séparément avec le CNDD-FDD

Le porte-parole de l'armée, le colonel Login Minani, a déclaré mercredi qu'il n'était pas question de négociations bilatérales avec Jean-Bosco Ndayikengurukiye, le dirigeant du groupe rebelle 'Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la démocratie' (CNDD-FDD), en dehors du cadre des pourparlers burundais à Arusha. M. Minani a estimé qu'en rejetant les pourparlers d'Arusha et l'ancien président d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, comme médiateur, M. Ndayikengurukiye "optait pour la guerre et non pour la paix", a rapporté l'agence de presse Net Press.

M. Ndayikenurukiye avait déclaré mardi qu'il souhaitait des négociations directes avec le gouvernement et l'armée au lieu d'un processus de paix en 18 mois comme prévu, et annoncé qu'il boycotterait les pourparlers d'Arusha, malgré la nomination de M. Mandela. M. Ndayikenurukiye a également déclaré que le CNDD-FDD n'envisagerait un cessez-le-feu que lorsque les camps de regroupement du gouvernement, qu'il a qualifié de "camps de concentration à la nazie" auraient été démantelés.

BURUNDI: Un protocole de sécurité pour la reprise des activités de l'ONU

Un protocole de sécurité entre le gouvernement et les Nations Unies devait être finalisé cette semaine, pour permettre aux agences des Nations Unies de reprendre pleinement leurs activités humanitaires, fortement réduites après le meurtre de neuf personnes, dont deux employés des Nations Unies, en octobre, indique le BCAH dans son rapport sur les populations affectées, publié vendredi. Ce protocole devait inclure l'établissement de cellules de sécurité des Nations Unies et du gouvernement "pour permettre l'organisation de missions dans le pays et le recours aux escortes armées pour des missions en dehors de la capitale (Bujumbura)", ajoute le rapport.

RDC: Une disposition de la CMM sur les activités humanitaires soulève l'inquiétude

Les observateurs des questions humanitaires ont exprimé leur préoccupation concernant une disposition de la Commission Militaire Mixte (CMM), chargée de mettre en oeuvre l'accord de cessez-le-feu de Lusaka, selon laquelle la CMM serait habilitée à autoriser les activités humanitaires dans le pays. Cette clause soulève de sérieuses questions parmi les agences de l'ONU et les organisations humanitaires, car elle est en contradiction avec un principe déjà acquis, le Principe d'Engagement pour l'Aide Humanitaire d'Urgence en RDC ", ont indiqué à IRIN des sources humanitaires.

RDC: Wamba limoge le gouverneur d'Ituri

Le dirigeant du groupe rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie - Mouvement de libération (RCD-ML), le professeur Ernest Wamba dia Wamba, a limogé le gouverneur de la province d'Ituri basé à Bunia, Lotsove Adele selon le quotidien ougandais 'New Vision'. Dans une lettre distribuée parmi les groupes rebelles congolais après leurs récents 'pourparlers de l'unité' dans le sud-ouest de l'Ouganda, M. Wamba a accusé Mme Adele d'insubordination et de sabotage de ses efforts de développement. Après son limogeage par M. Wamba, Mme Adele, qui avait été nommée gouverneur d'Ituri par le chef d'Etat major de l'armée ougandaise (UPDF) et ancien commandant en RDC, le général de brigade James Kazini, aurait été prise par le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba comme secrétaire aux affaires sociales.

RDC: Kinshasa demande que les Nations Unies réagissent à un présumé massacre

L'Ambassadeur du gouvernement de Kinshasa auprès de l'ONU, André Mwamba Kapanga, a officiellement porté plainte auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le présumé massacre de 15 femmes congolaises par des troupes rwandaises dans "le territoire occupé de l'est de la RDC" entre le 15 et le 22 novembre. Dans une lettre au Conseil de Sécurité, M. Kapanga a déclaré que des troupes rwandaises avaient brûlé vives 13 femmes nommément citées et deux autres non nommées, dans les villages de Bulinzi, Bongombe et Ngando, district de Mwenga, province du Sud Kivu. Selon les médias, ce massacre présumé serait lié à la collaboration supposée des femmes avec les combattants Mayi-Mayi, opposés aux forces rwandaises, et leurs alliés congolais dans l'est de la RDC.

RDC: Les factions rebelles vont enquêter sur la "disparition" de Lumbu Lumbu

Le RCD-ML de Wamba dia Wamba et le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba se sont mis d'accord pour créer une commission chargée d'enquêter sur la 'disparition' du militant de la société civile, Désiré Lumbu Lumbu, qui serait mort au Nord Kivu, après sa libération de détention aux mains du RCD-ML et de l'armée ougandaise. Les factions rebelles ont convenu de la création d'une "commission d'enquête mixte et neutre" sous l'égide de deux dirigeants de la société civiles, et M. Wamba a adopté le principe que toute personne déclarée coupable de la "disparition" de Lumbu Lumbu sera sanctionné, selon un communiqué du MLC parvenu à IRIN. L'annonce de la mort de M. Lumbu Lumbu, le 11 décembre, a été dénoncée par l'organisation de défense des droits de l'Homme, Amnesty International, qui a déclaré qu'il avait été gravement torturé pendant sa détention pour avoir commenté la crise sociale et politique dans le Nord Kivu.

RWANDA: Le flux des retournés en provenance de l'est de la RDC continue

Les réfugiés rwandais dans l'est de la RDC continuent à rentrer au Rwanda, surtout en provenance des régions de Masisi et Rutshuru, au rythme de 300 à 500 personnes par semaine, a indiqué vendredi le BCAH dans son rapport sur les populations affectées. A ce jour, quelque 30 000 personnes sont rentrées de RDC, selon le rapport, qui précise que le nombre total de personnes affectées requérant une aide humanitaire s'établissait à 319 325 en ce mois de décembre 1999. Ce chiffre comprend une population déplacée estimée à 150 000 personnes, dont 60 000 personnes récemment transférées vers Gisenyi et 90 000 vers Ruhengeri, ainsi que 6 000 enfants non accompagnés. Il comprend également 130 000 détenus et une population de 33 325 réfugiés (en majorité de RDC), précise l'agence.

RWANDA: Une milice Interahamwe frappe à Gisenyi

Une milice hutue Interahamwe a pénétré au Rwanda en provenance du Congo, jeudi 23 décembre, et attaqué le camp de Tamira, dans la commune de Mutura, préfecture de Gisenyi, faisant 20 morts et huit blessés, a rapporté Radio Rwanda le week-end dernier. Après l'attaque, la milice s'est repliée en RDC pourchassée par l'armée rwandaise (APR), indique la radio. Selon des responsables militaires, cette attaque serait "un incident isolé mais malheureux puisque l'on n'a plus connu de telles attaques dans le pays depuis un an et demi". Un groupe qui se fait appeler Armée de Libération du Rwanda (ALIR) a démenti samedi que l'attaque ait eu pour cible des civils, mais a au contraire affirmé que sa milice avait occupé et mis à sac le camp militaire de Bigogwe, tué des soldats de l'armée patriotique rwandaise (APR), et saisi des armes et des munitions.

GRANDS LACS: Les populations touchées augmentent au fil des déplacements

La population affectée requérant une assistance humanitaire dans la région des Grands Lacs est passée de 3,9 à 4,3 millions de personnes entre août et décembre 1999, soit une augmentation 9 pour cent, indique le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (BCAH) dans son dernier rapport. Si le nombre de réfugiés est descendu de 1 042 048 en août à 933 894 en décembre (ce qui est dû en grande partie aux chiffres corrigés d'une opération de ré-enregistrement en Tanzanie et au rapatriement, hors de RDC, de citoyens de la République du Congo), le nombre de personnes déplacées a augmenté de 17 pour cent au cours de la même période, selon le rapport.

L'augmentation la plus nette du nombre de personnes déplacées est intervenue en République du Congo, o=F9 elles étaient 331 625 en août mais 801 000 (soit un tiers de l'ensemble de la population) en décembre. En RDC, le nombre de personnes déplacées a augmenté de 21 pour cent, " un taux inacceptable", selon le BCAH, "surtout si l'on considère que les belligérants ont signé un accord de cessez-le-feu". Le nombre de personnes déplacées a augmenté de 28 pour cent au Burundi, entre août et décembre, dans un contexte d'escalade de la confrontation entre le gouvernement et les forces rebelles, indique le rapport.

TANZANIE: Ouverture d'un nouveau camp pour les réfugiés burundais

Une diminution du flux de réfugiés burundais, au cours de la première moitié du mois de décembre, a été compensée par une très forte augmentation les 18 et 19 décembre, deux jours au cours desquels 2 380 réfugiés sont arrivés, a rapporté vendredi le BCAH. Les derniers arrivants, qui seraient en bonne condition physique, expliquent qu'ils ont fui parce que le gouvernement du Burundi recrute de force jeunes gens et jeunes filles pour lutter contre les rebelles et, d'autre part, parce que les rebelles disent aux civils de fuir en Tanzanie, ajoute le rapport. Etant donné la saturation des deux camps existants, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a ouvert, le 22 décembre, un nouveau camp à Karago, dans la région de Kigoma, pour accueillir les nouveaux arrivants du Burundi, indique le BCAH.

OUGANDA: Succès de l'armée dans sa campagne contre l'ADF

Le Ministre d'Etat à la défense, Steven Kavuma, a affirmé mardi que l'armée ougandaise (UPDF) menait une campagne victorieuses contre l'ADF (Allied Democratic Forces) auquel elle aurait pris ses bases dans les Monts Rwenzori et dans l'est de la RDC. M. Kavuma a signalé que l'armée avait tué plus de 80 "bandits" et en avait capturé 64 autres au cours de l'opération en cours contre l'ADF dans les districts de Bundibugyo, Kabarole et Kasese, a rapporté Radio Ouganda. La campagne de l'UPDF a également "réduit les forces ennemies tant en termes de personnel que d'équipement pris", a déclaré M. Kavuma, cité par la radio. Pourtant, 12 personnes auraient été tuées dans une attaque menée la veille de Noël par l'ADF contre le village de Hakiitara, dans le district de Bundibugyo, à l'ouest de l'Ouganda, selon le quotidien semiofficiel 'New Vision' de lundi. De présumés rebelles de l'ADF ont également tué deux personnes et fait deux blessés lors d'une attaque contre Kiboota, dans le sous-comté de Buheesi, district de Kabarole, le jour de Noël, a ajouté le journal.

OUGANDA: Affrontements entre l'armée et la LRA dans le nord

L'armée ougandaise a admis que 10 soldats avaient été blessés dimanche dans une embuscade du groupe rebelle 'Lord Resistance Army' (LRA) à Palukere, dans le sous-comté d'Atiak, et a affirmé avoir tué quatre rebelles, mais a démenti des informations diffusées précédemment, selon lesquelles 14 soldats de l'UPDF auraient trouvé la mort dans une autre bataille contre les forces de la LRA, à Amuru (Kilak) et Pakele (Adjumani), dans le nord-est de l'Ouganda, ont rapporté les agences de presse mercredi. Quelque deux cent rebelles de la LRA ont pénétré la semaine dernière en territoire ougandais au nord du pays, à partir de bases au sud du Soudan, et se sont ensuite divisés en deux groupes qui se sont dirigés vers Kitgum et Gulu, a rapporté la radio ougandaise. Malgré les démentis de l'armée ougandaise (UPDF), le journal indépendant 'Monitor' a signalé plusieurs affrontements entre l'armée et les forces rebelles dans les environs de Gulu, Palaro et Atiak.

OUGANDA: Le pacte Soudan-Ouganda tient toujours, affirme Bashir

Le Président Yoweri Museveni a parlé cette semaine avec son homologue soudanais, Omar al-Bashir, lequel a réaffirmé son soutien à un pacte ougando-soudanais signé à Nairobi le 9 décembre dernier, qui prévoyait que chaque pays arrêterait de soutenir les groupes rebelles de l'autre pays, a rapporté mercredi l'agence Reuter. "M. Bashir a expliqué que la LRA avait traversé la frontière à un moment o=F9 il était préoccupé par M. [ancien président de l'Assemblée Nationale Hassan al] Turabi et ne faisait pas attention à la question des rebelles", a déclaré le porte-parole de M. Museveni, Hope Kivengere, cité par l'agence de presse.

SOUDAN: Le parti au pouvoir examine la crise de leadership

Le parti au pouvoir, le 'National Congress Party' a signalé lundi une avancée dans le processus d'apaisement de l'affrontement politique entre le Président Omar al-Bashir et son rival politique M. Turabi, affrontement qui avait poussé M. Bashir à déclarer un état d'urgence et la dissolution du parlement, le 12 décembre, à la veille d'un vote sur une proposition de loi visant à réduire les pouvoirs du président. Le conseil national consultatif du parti a décidé que M. Bashir conserverait son poste de président du parti et M. Turabi, celui de secrétaire général, a recommandé que la dissolution du parlement soit soumise à la Cour Constitutionnelle, et a appelé à la levée de l'état d'urgence "dès que possible", selon Associated Press.

SOUDAN: L'accord de réconciliation serait favorable à Bashir

Le parti a également décidé de réformer son organe exécutif, Leadership Authority, actuellement présidé par M. Turabi, pour permettre l'entrée de plusieurs partisans de M. Bashir, une décision perçue comme un déplacement de l'équilibre des pouvoirs en faveur de M. Bashir et qui marginalise encore davantage M. Turabi, selon l'AFP. Le Ministre de l'information, Ghazi Salah Ettin Atabani, cité par l'AFP, a expliqué que la crise d'autorité qui avait provoqué l'état d'urgence était résolue et que cet état d'urgence serait levé "en temps voulu". Une douzaine de députés avait introduit mardi un recours auprès de la Cour Constitutionnelle pour faire annuler le décret du 12 décembre de M. Bashir. Ce dernier avait précédemment annoncé que tous les partis politiques, tant associés (progouvernementaux) que non associés (opposition), étaient libres de fonctionner, selon les médias.

SOUDAN: Les changements politiques pourraient être positifs pour les pourparlers de l'IGAD

Le 'Sudan Peoples's Liberation Army/Movement (SPLA/M) a promis au vice-président soudanais et président du Conseil de Coordination des Etats du Sud, Riek Machar, au cours d'une réunion organisée récemment en Ouganda, d'étudier la situation politique actuelle à la lumière des dernières décisions du Président Bashir, lesquelles ont "eu pour résultat d'introduire un esprit d'ouverture dans les relations politiques du Soudan avec l'opposition et les pays voisins", a rapporté le journal soudanais 'Al-Ra'y al-Amm' le week-end dernier. M. Machar, qui a également rencontré le gouvernement kenyan et des membres de l'équipe de médiation des pourparlers de paix de l'Inter-Gouvernemental Authority on Development (IGAD) entre Khartoum et le SPLA/M, a déclaré que les derniers développements politiques au Soudan permettaient d'espérer une issue positive à la prochaine série de négociations de l'IGAD proposée pour le 15 janvier à Nairobi, a ajouté le journal.

SOMALIE: Des hommes armés occupent le port de Mogadishu

Des hommes fortement armés, qui seraient des fidèles de Jama Mohamed Furuh, un commandant de la milice de Hussein Aideed, ont pris le contrôle mercredi du port de Mogadishu, forçant les résidents à fuir le quartier, a rapporté mercredi l'AFP. M. Furuh, chef de la sécurité au port, avant la fermeture de celui-ci en 1995 pour cause de différends entre les chefs de factions concernant le partage des revenus, était opposé à un accord entre cinq seigneurs de la guerre de Mogadishu, notamment M. Aideed; cet accord, signé la semaine dernière, prévoyait la réouverture du port et de l'aéroport de Mogadishu. M. Furuh (ainsi qu'un autre commandant de M. Aideed, Abdulkarim Mohamed Frabadne) a également appelé M. Aideed à démissionner, l'accusant de prendre des décisions sans consulter ses alliées du 'United Somali Congress/Somali National Alliance' (USC/SNA), selon l'agence de presse.

SOMALIE: Accord pour une administration conjointe de Mogadishu

Les cinq seigneurs de la guerre (Hussein Aideed, Hussein Haji Bod, Osman Hassan Ali 'Atto', Mohamed Qanyare Afrah et Ali Mahdi Mohamed) ont décidé le 21 décembre d'unir leur forces pour établir une autorité commune chargée d'administrer Mogadishu, première phase du processus de formation d'un gouvernement national pour la Somalie. Cette nouvelle administration gérerait le port et l'aéroport de Mogadishu, et "après avoir rempli la première partie de l'accord, les dirigeants poursuivront en discutant de la formation d'un gouvernement national par la réconciliation avec les autres factions de Somalie", selon l'AFP. Le chef de faction Musa Sudi Yalahow, qui contrôle également certains quartiers de Mogadishu, a refusé de se joindre à la nouvelle administration parce que certains des chefs impliqués appartiennent à des clans qui ne sont pas originaires de Mogadishu, a ajouté l'agence de presse.

SOMALIE - DJIBOUTI: Réouverture de la frontière commune

Le Somaliland et Djibouti ont conclu un accord prévoyant la réouverture de leur frontière commune, à l'issue de deux jours d'entretiens qui réunissaient à Djibouti des responsables des deux entités, a rapporté mercredi le journal Somali 'Jamhuuriya'. Selon ce journal, un représentant du Somaliland à Djibouti, Umar Dere, a annoncé que les deux parties avaient décidé de normaliser leurs relations, de rouvrir leur frontière commune et "d'éclaircir les zones d'ombres dans leurs relations". En ce qui concerne la proposition d'une conférence nationale somalie de réconciliation que se propose d'accueillir le gouvernement djiboutien, la délégation du Somaliland a déclaré qu'elle ne pourrait participer à une "conférence des factions somalies rivales" mais a assuré que Hargeisa était prêt à prodiguer conseils et soutien.

ETHIOPIE - ERYTHREE: L'UE nomme un émissaire de paix

L'Union Européenne a nommé un représentant spécial chargé d'accorder un soutien total aux efforts consentis par l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) pour trouver une solution au conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée. Le chargé d'affaires finlandais, Heli Sirve, cité par le 'Walta Information Centre' (WIC) éthiopien, a déclaré que le vice-ministre italien des affaires étrangères, Rino Serri, avait été nommé à ce poste. M. Sirve a estimé que cette nomination reflétait "le souhait sincère des pays membres de l'UE d'apporter un soutien plus actif au processus de paix mené par l'OUA, et d'obtenir des informations de première main concernant ce processus".

RCA: RSF dénonce les menaces de Patassé

L'organisation de défense de la presse basée à Paris, Reporters sans frontières(RSF), a exprimé jeudi sa préoccupation devant un certain nombre de déclarations faites récemment par le Président de la République Centrafricaine, Ange-Félix Patassé, qui semblent "menacer la presse". Selon le Secrétaire Général de RSF, Robert Ménard, le président a confirmé qu'à dater du 1er janvier 2000, "des mesures seront prises contre la presse, qui a tendance à inciter à la rébellion, à la guerre tribale et à la haine". Ces déclarations interviennent à un moment o=F9 les journaux à Bangui dénoncent l'assassinat de deux soldats, le 17 novembre dernier, à Kembe, à l'est de Bangui, dans lequel des membres de la garde présidentielle semblent être impliqués, ajoute un communiqué de RSF.

Nairobi, le 30 décembre 1999

[FIN]

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