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Bulletin hebdomadaire d'information 2 pour l'Afrique Centrale et de l'Est

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NATIONS UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires - IRIN
Pour l'Afrique Centrale et de l'Est
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(du 8 au 14 janvier 2000)

BURUNDI: Le président Buyoya remanie son gouvernement

Le président Pierre Buyoya, vient d'effectuer un important remaniement ministériel, apparemment en réponse à la montée des critiques sur la situation économique dans son pays. Les ministres de la défense et des finances sont parmi ceux qui ont été remplacés. Des experts de la région ont fait savoir à IRIN mercredi qu'ils étaient impliqués dans des affaires de commerce illégal et de corruption, et qu'un ressentiment à leur égard grandissait dans la capitale, Bujumbura. Toutefois, les analystes ont ajouté que le remaniement ne ferait pas grand-chose pour calmer la colère grandissante de la population sur la politique économique du gouvernement. M. Buyoya ne pouvait pas faire machine arrière sur de récentes décisions, telles que la montée du prix du carburant, de la bière et des impôts. D'après les observateurs, le groupe d'opposition récemment créé, l'Alliance nationale pour le changement (ANAC), essaie d'exploiter le mécontentement de la population vis-à-vis de la politique du gouvernement. Pour ajouter aux ennuis du président Buyoya, 19 syndicats ont aussi menacé de faire une grève totale pour protester contre la politique du gouvernement.

Un communiqué émanant du bureau de la présidence a annoncé le nom des nouveaux ministres (le nom des anciens ministres figure entre parenthèses): Ministre de la défense - Colonel Cyrille Ndayirukiye (Alfred Nkurunziza) Ministre des finances - Charles Nihangaza (Astere Girukwigomba) Ministre du commerce - Joseph Ntanyotora (Darius Nahayo) Ministre des transports - Cyprien Mbonigaba (Epitace Bayaganakandi) Ministre du développement communal - Denis Nshimirimana (Gaspard Ntirampeba) Ministre de la santé publique - Stanislas Ntahobari (Juma Mohamed Kariburyo) Ministre des travaux publics - Gaspard Ntirampeba (Denis Nshimirimana)

BURUNDI: Le gouvernement rejette les allégations de massacres

Le gouvernement a démenti une allégation d'Amnesty International selon laquelle 43 civils auraient été tués par l'armée dans la commune de Kabezi, à Bujumbura Rural, le 31 décembre, répliquant que quelque 20 rebelles avaient été tués cette nuit-là, a informé l'AFP. 'Les attaquants sont arrivés, l'armée a tué près de 20 rebelles et a saisi 17 armes,' selon des sources proches du ministère de la défense citées par l'agence. De hauts fonctionnaires ont accusé Amnesty de répandre de 'fausses informations,' a ajouté le bulletin.

BURUNDI: Premières consultations à Arusha pour Nelson Mandela

L'ancien président d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, devrait effectuer son premier voyage en tant que facilitateur des pourparlers de paix du Burundi, le dimanche 16 janvier, à Arusha. Il rencontrera l'équipe de facilitation et tiendra des consultations avec les négociateurs sur la meilleure manière de faire avancer le processus, a annoncé un communiqué émanant de son bureau mercredi. M. Mandela rencontrerait les représentants des bailleurs de fonds et les institutions ainsi que les envoyés spéciaux aux négociations, a ajouté le communiqué. M. Mandela devrait ensuite participer au débat du Conseil de sécurité sur le Burundi le 19 janvier.

RDC: Kabila pose ses conditions pour sa présence au débat de l'ONU

Le président Laurent-Désiré Kabila a confirmé mardi qu'une délégation congolaise de haut niveau participera au débat ouvert du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit en RDC qui débutera à New York le 24 janvier prochain. Néanmoins, il a posé comme condition sine qua non à sa propre participation que le président du Conseil, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'ONU, Richard Holbrooke, demande le retrait du Rwanda et de l'Ouganda du territoire congolais. Laurent-Désiré Kabila, s'exprimant sur la télévision nationale, a aussi rejeté tout dialogue inter-congolais à New York, précisant que ces consultations doivent se dérouler sur le sol congolais. Parallèlement, le groupe rebelle, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a qualifié d'absurde l'insistence de Kabila, à Harare, lundi, à vouloir que les représentants des rebelles soient 'autorisés dans les couloirs mais pas dans la salle de réunion'. L'accord de Lusaka a reconnu des droits égaux et des opportunités égales pour tous les signataires. Donc, la stratégie de 'proximité' que Kabila souhaitait imposer à l'ONU était surprenante et absurde, a indiqué un porte-parole rebelle à l'agence rwandaise d'information (ARI) mercredi.

RDC: Kofi Annan présentera un 'concept d'opérations' pour les casques bleus

Le prochain rapport du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, pour le Conseil de sécurité sur la RDC, qui devrait sortir lundi 17 janvier, contiendra un 'concept d'opérations' pour les casques bleus proposés, basé sur les informations envoyées par les équipes d'officiers militaires de liaison (OML), a annoncé le porte-parole de Kofi Annan, Fred Eckhard, mercredi. Le Conseil de sécurité tiendra un débat ouvert d'une semaine sur la RDC à partir du 24 janvier.

RDC: Les combats continuent dans la province d'Equateur

Le leader du MLC, Jean-Pierre Bemba, a affirmé, dimanche, avoir repris la ville de Libanda dans la province d'Equateur. Il a également ajouté qu'ils avaient récupéré des positions clé aux abords de la ville de Nkonya, dont l'armée congolaise s'était précédemment emparée. Le colonel de l'armée régulière, David Kolo, a rejeté les allégations de Jean-Pierre Bemba, déclarant sur la chaîne de télévision nationale que les 'endroits nommés sont absolument entre les mains des FAC et de leurs alliés.' Kinshasa a aussi prétendu lundi, avoir pris, avec l'aide de ses alliés d'Afrique du Sud, Kwalungu dans la région de Sud Ubangui, et repris Gwaluru, dans la province d'Equateur, des mains du MLC. Jusqu'à présent, aucune source indépendante n'est venue confirmer ces allégations ni leurs démentis.

Entre-temps, la mission des observateurs de l'ONU en RDC (MONUC) a indiqué à IRIN lundi qu'on ne savait pas grand chose sur la situation des forces alliées au gouvernement, encerclées par les rebelles à Ikela, si ce n'est quelques informations contradictoires sur l'hypothèse d'une mission de sauvetage réussie. 'Cette situation, qu'il s'agisse d'un siège ou d'une offensive pour les libérer, signifie que le cessez-le-feu est violé tout autour d'Ikela, s'est exprimé le porte-parole de la MONUC, Guy Pickett. Il a également indiqué que la MONUC ne pouvait pas confirmer les allégations par l'armée zimbabwéenne selon lesquelles sept membres d'une famille auraient été tués par des rebelles dans la région d'Eshimba, dans la province orientale de Kabinda, le 1er janvier, après avoir été accusés de donner des informations aux forces alliées. 'Au moins une fois par semaine, la presse locale fait état de massacres, mais nous ne pouvons les vérifier,' a dit M. Pickett, faisant allusion aux restrictions imposées par le gouvernement sur le déploiement de la MONUC. Il a précisé par ailleurs que 'malgré de mineures violations du cessez-le-feu, il y a encore énormément à jouer, ce qui laisse toutes les raisons d'être optimiste.'

RDC: Les chefs rebelles poursuivent leur projet d'unification

Les chefs rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), du Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML) et du Mouvement de libération du Congo (MLC), respectivement, Emile Ilunga, Ernest Wamba dia Wamba et Jean-Pierre Bemba, se réunissant à Kabale, dans le sud-ouest de l'Ouganda, au cours du week-end, se sont mis d'accord sur les règles de procédure pour le project d'unification des rebelles, ainsi que pour les rôles des commissions politique et militaire en résultant, a rapporté la Radio rwandaise lundi. Le forum des leaders rebelles a accepté de faciliter le mouvement des personnes et des marchandises entre les territoires qu'ils contrôlent, et d'harmoniser les coutumes et les régimes de taxation, a rapporté la station rebelle, Radio Bukavu.

RDC: Commissions pour créer une plate-forme politique et une armée nationale

Le forum des leaders a convenu que la nouvelle commission politique mixte rédigerait un programme commun pour le front rebelle en vue du dialogue inter-congolais prévu dans l'accord du cessez-le-feu de Lusaka. Parmi les points essentiels, on notait le partage du pouvoir, les droits de l'homme et la bonne gouvernance, la question de la nationalité, un système fédéral de gouvernement - pendant ou après une période de transition - et le programme d'un gouvernement par intérim, a commenté la station. Parallèlement, la commission militaire étudierait la formation, le caractère et la mission d'une nouvelle armée régulière, comme prévu aux termes de l'accord de Lusaka, qui devrait inclure les Forces armées congolaises du gouvernement (FAC) et les trois forces rebelles unies. La commission commencerait aussi à développer des programmes de réintégration sociale et de formation pour ces soldats qui seraient exclus de la nouvelle armée nationale, apprenait-on sur les ondes de la radio rwandaise. Les commissions devraient ouvrir leurs travaux le 24 janvier prochain.

RDC: Le ministre de l'intérieur discute de la sécurité frontalière avec Bangui

Le Ministre de l'intérieur, Gaétan Kakudji a rencontré l'ambassadeur de République centrafricaine en poste en RDC, Bernard Sissale, lundi pour discuter des 'questions concernant la sécurité sur leurs frontières communes et le passage frontalier de la population et des marchandises,' a communiqué la télévision nationale congolaise mardi. Une déclaration des Forces armées congolaises (FAC) diffusée lundi sur la chaîne d'état de la télévision congolaise, indiquait que le groupe rebelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba s'infiltrait en RDC à partir de la RCA, et ce, malgré un accord de défense conclu entre les deux pays. La déclaration annonçait aussi que 'la communauté internationale doit prendre note des recrutements militaires massifs d'éléments loyaux au MLC qui s'effectuent en République centrafricaine, plus précisément à Ouango,' et que l'ancien président de RCA, André Kolingba, soutenait le processus de recrutement, a rapporté l'agence Reuters.

Par la suite, le parti d'André Kolingba, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a démenti les allégations des FAC selon lesquelles il aurait soutenu le recrutement effectué par le groupe rebelle congolais, le Mouvement de libération du Congo (MLC). Le secrétaire général de RDC, Idriss Salao, a catégoriquement démenti ces allégations, qui selon lui, 'n'étaient rien qu'un tissu de mensonges'. Il a par ailleurs appelé les communautés nationale et internationale à ne pas se laisser tromper par les 'manoeuvres répugnantes et sans dignité' qui émanaient de la politique interne de la République centrafricaine.

RDC: Condamnation du rapport d'Amnesty

Le gouvernement congolais a condamné un récent rapport d'Amnesty International sur la situation des droits de l'homme dans le pays, le qualifiant 'd'erroné'. L'ambassade de RDC à Washington a annoncé que le rapport 'réaffirme les notions erronées de l'Ouest sur les conflits au Congo'. Le document ne prend pas en compte le fait que les 'gouvernements sont autorisés à adopter des mesures renforcées de sécurité lorsque la population et l'état sont menacés par des forces étrangères.' Le rapport d'Amnesty, diffusé lundi, a accusé les autorités de RDC de 'restreindre brutalement' les activités des opposants politiques pacifistes, des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants syndicalistes. 'Bien que le conflit armé ait exacerbé la situation, le gouvernement utilise la guerre contre les groupes d'opposition armés et les forces militaires étrangères comme prétexte pour soumettre les Congolais à une répression injustifiée, malgré le fait que la plupart des victimes sont elles-mêmes opposées à l'insurrection,' a commenté le rapport.

RDC: Un projet de 4,2 millions de dollars pour protéger les sites du patrimoine mondial

Cinq parcs nationaux endommagés par la persistance des conflits armés en RDC devraient bénéficier d'un investissement de 4,2 millions de dollars dans le cadre d'un projet appelé 'Conservation de la biodiversité dans les régions de conflits armés' qui sera conduit par l'UNESCO. Ce projet, pour lequel l'UNESCO a récemment reçu une promesse de dons de 2,9 millions de dollars de la Fondation de l'ONU, vise, entre autres, à protéger des espèces en voie de disparition, uniques sur les sites suivants: le Parc national de Garamba, la Réserve d'okapis, le Parc national de Virungas, le Parc national de Kahuzi-Biega et le Parc national de Salonga, a déclaré l'UNESCO. 'L'afflux de réfugiés le long des zones frontalières, les activités rebelles, le banditisme et l'augmentation du braconnage portent un préjudice considérable à ces sites. L'expansion de la chasse commerciale met aussi sérieusement à mal le mode de vie, basé sur la chasse et la cueillette, des Pygmées Mbuti de la Réserve d'okapis et d'autres indigènes dont la survie dépend largement de la faune et de la flore naturelles,' a indiqué le communiqué de l'UNESCO. [Pour plus d'informations, consulter http://www.unesco.org/opi/eng/unescopress]

OUGANDA: La campagne rebelle se poursuit dans l'ouest

Douze personnes ont trouvé la mort et quelque dix autres ont été blessées dans une attaque perpétrée sur le camp de déplacés de Bundwarume à Mataisa, dans le district de Bundibugyo, lundi soir par les rebelles des Forces alliées démocratiques (ADF), a rapporté le journal 'New Vision' mercredi, citant des sources policières. Les morts de lundi portent à 23 le nombre de civils et de soldats ougandais tués par les ADF dans les districts de Kabarole et de Bundibugyo entre samedi et mardi, a précisé le journal. L'armée a affirmé avoir saisi une importante cache d'armes et tué au moins 29 rebelles: huit à Kibaati sur les monts de Rwenzori, cinq à Bugomba après une tentative d'attaque sur un camp de déplacés, et 12 après que l'armée eut bombardé les postes des rebelles à Bundibugyo et Kabarole pendant la même période, a ajouté 'New Vision'.

OUGANDA: Les ADF mettent en garde les civils

Les ADF ont prévenu les civils de 'se séparer' de l'armée régulière pour ne pas se trouver pris entre deux feux. Dans une entrevue accordée au quotidien indépendant 'The Monitor', le porte-parole des ADF, Rogers Kabanda, a accusé l'armée de se servir des civils dans les camps situés à l'ouest de l'Ouganda comme 'boucliers humains'. 'Tous les civils doivent laisser tomber et se séparer des UDPF, nous voulons avoir affaire à des soldats combattants,' a déclaré M. Kabanda. Toutefois, le chef d'information des UPDF, le capitaine Shaban Batariza, a qualifié ces affirmations de propagandistes. Il a aussi démenti les allégations des ADF selon lesquelles la plus grande partie de l'armée ougandaise se trouvait en RDC.

OUGANDA-RWANDA: Examen de la situation critique des étudiants rwandais

Le HCR et le gouvernement ougandais ont démenti, mercredi, des informations diffusées par les médias, selon lesquelles il y aurait plus de 120 étudiants rwandais cherchant asile en Ouganda et dont on ne connaîtrait pas vraiment le sort. Le directeur adjoint pour les réfugiés en Ouganda, Carlos Twesigomwe, a indiqué à IRIN que son bureau n'avait recensé que 40 étudiants qui avaient demandé asile. 'Le processus pour déterminer leur statut sera examiné ce vendredi,' a-t-il dit. 'Pour les autres, je n'en ai aucune idée. Nous ne savons pas o=F9 ils se trouvent, ni d'o=F9 ils viennent.' Un représentant du HCR à Kampala a également fait savoir à IRIN qu'ils n'ignoraient pas que 60 étudiants avaient demandé asile mais il a ajouté que le HCR n'avait trouvé aucune preuve de persécution contre ce groupe, et donc 'n'avait pas l'intention de leur fournir une aide humanitaire'.

Un journal rwandais, 'Rwanda Newsline', a critiqué, dans un récent article, le vice-président, Paul Kagame, sur sa manière de traiter les étudiants. 'Le général Kagame a tendance à oublier qu'il est aussi un homme politique lorsqu'il traite de problèmes qui devraient normalement être traités par Kagame le politique,' a indiqué le journal. 'La question des langues à l'école est progressivement en train de devenir un sujet brûlant pour le FPR et ce, pour plusieurs raisons. Surtout parce que ce problème représente, pour le FPR au pouvoir, le premier vrai défi pour l'unité nationale.'

RWANDA: L'ONU accusée de 'complicité' dans le génocide

L'ONU va être jugée pour 'complicité' dans le génocide du Rwanda en 1994. Ceci représente la première poursuite en justice contre l'organisation, ont commenté les organes d'information mardi. L'avocat renommé des droits de l'homme, Geoffrey Robinson, et un ancien investigateur auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), sis à Kigali, Michael Hourigan, plaidaient pour deux femmes rwandaises dont les familles avaient disparu dans le génocide, a indiqué la BBC, citant le journal australien 'The Age'. Une de ces femmes, Anonciata Kavaruganda, l'épouse de l'ancien juge de la Cour suprême du Rwanda, Joseph Kavaruganda qui avait été exécuté pour sympathiser avec les Tutsis, a prétendu que les soldats ghanéens de l'ONU censés protéger sa famille fréquentaient et prenaient des verres avec les Hutus pendant qu'on la torturait, elle et ses enfants, a rapporté la BBC citant le quotidien australien.

RWANDA: Imminence d'une visite diplomatique de la France

Le ministre français, Charles Josselin, doit effectuer une visite officielle d'une journée au Rwanda, le samedi 15 janvier. Ceci devrait représenter la première visite d'un haut représentant du gouvernement français depuis le génocide de 1994, ont rapporté les organes d'information mardi. M. Josselin devait visiter un site du génocide et rencontrer des représentants du gouvernement rwandais, a fait savoir l'agence allemande Deutsche Presse-Agentur (DPA). Des observateurs ont rappelé que l'opération 'Turquoise' conduite par la France dans le sud-ouest du pays, pendant le génocide de 1994, était fortement critiquée par le Front patriotique rwandais (FPR) au pouvoir, pour avoir permis aux milices Interahamwe et aux ex-FAR de se réfugier dans le pays voisin, qui était alors le Zaïre. L'itinéraire de M. Josselin comprend également des visites en Tanzanie et en Ouganda, ainsi que des discussions avec les groupes rebelles congolais.

RWANDA: Augmentation de la productivité alimentaire dans le nord-ouest

Des résultats préliminaires d'une mission conjointe d'évaluation alimentaire, effectuée le mois dernier, dans le nord-ouest du Rwanda, a révélé que la productivité a augmenté sur une plus grande part des terres cultivées. D'après un rapport humanitaire émanant d'OCHA-Kigali, le nord-ouest approvisionnait déjà d'autres préfectures du pays en certains produits comme les pommes de terre et les légumes. Les familles n'ayant que de petites parcelles de terrain, celles qui n'ont pas accès à la terre, celles réinstallées depuis moins de trois mois, les veuves ou les enfants devenus chefs de famille sont encore considérés comme les personnes les plus vulnérables, a informé le rapport. La FAO estimait que 90 000 personnes à Ruhengeri et 60 000 à Gisenyi avaient encore besoin d'une 'aide immédiate': des semences de qualité, un réapprovisionnement de bétail et des moyens de stockage des produits agricoles. L'accès à une eau salubre était encore un problème important pour la population du nord-ouest, a indiqué le rapport d'OCHA.

RWANDA: Les réfugiés du Rwanda en RDC continuent à retourner

Les réfugiés du Rwanda ont continué à rentrer chez eux. Ils viennent de l'est de la RDC, en particulier du Nord-Kivu, a indiqué le rapport d'OCHA. Citant le HCR, le document révélait qu'une moyenne de 420 réfugiés traversaient la frontière chaque semaine. Le nombre total de retournés en 1999 s'élevait maintenant à 31 630 et près de 10-15 000 supplémentaires étaient attendus dans les mois suivants. OCHA a aussi rapporté qu'il y avait, dans le pays, 65 000 foyers dont les enfants étaient chefs de famille. Selon le document, il y aurait 6 000 enfants dans les rues et 3 848 dans les orphelinats.

TANZANIE: Le nombre des réfugiés du Burundi continue d'augmenter

L'afflux récent des réfugiés du Burundi se poursuit. 10 000 réfugiés sont arrivés entre le 1er et le 12 janvier, d'après les chiffres du HCR communiqués à IRIN jeudi. On comptait maintenant quelque 20 000 réfugiés du Burundi dans un nouveau camp à Karago, dans la région de Kigoma (ouvert le 22 décembre pour recevoir de nouveaux arrivants du Burundi, en raison de la saturation des camps de réfugiés existants), a indiqué l'agence onusienne. Quelque 22 000 personnes ont cherché refuge dans l'ouest de la Tanzanie au cours du mois de décembre, malgré une accalmie dans la première moitié du mois, a ajouté le HCR. En tout, près de 50 000 Burundais sont arrivés en Tanzanie depuis le début d'octobre 1999, portant le nombre total de réfugiés burundais en Tanzanie à plus de 320 000.

TANZANIE: Le commissaire dément soutenir les rebelles burundais

Le commissaire de Tanzanie pour la région de Kagera, le général Tumanene Kiwelu, a démenti, mercredi, les allégations selon lesquelles la Tanzanie aidait les rebelles du Burundi, a rapporté le service de la BBC de Kirundi. M. Kiwelu, qui visitait les camps de réfugiés burundais, à l'ouest de la Tanzanie, a déclaré que son pays 'n'a jamais assisté les rebelles burundais et qu'il n'a pas l'intention de le faire'. Mardi, l'agence d'information privée burundaise, Azania, avait rapporté que les rebelles burundais effectuaient des échanges avec des soldats tanzaniens afin d'acquérir des armes. M. Kiwelu a fait part de la recrudescence des vols et des activités criminelles dans la région de Kagera. La plupart des personnes arrêtées étaient des réfugiés burundais et d'anciens soldats du Burundi qui avaient fui leur pays en amenant des armes.

SOMALIE: Situation alimentaire toujours préoccupante au sud et au centre

La situation des familles agro-pastoralistes, dans les zones arrosées par la pluie, au centre et au sud du pays, particulièrement dans les régions de Bakool et de Gedo, demeure la principale préoccupation humanitaire, a appris IRIN cette semaine. Un million de personnes sur une population d'environ 4 millions dans la zone sud-centrale étaient 'en danger' d'insécurité alimentaire, tandis que 600 000 de ce même groupe - la plupart à Bay, Bakool et Gedo - nécessitaient toujours de l'aide alimentaire. Les organisations humanitaires restaient attentives à l'insécurité et aux récoltes obtenues dans les régions arrosées par la pluie, qui étaient jugées très critiques et dans une situation très fragile, mais quel que soit leur évolution - une aide alimentaire importante s'imposait, au moins jusqu'au mois de juin, ont fait savoir des sources d'IRIN. La situation au nord de la Somalie n'était pas considérée comme immédiatement menaçante, notamment depuis que les récentes pluies avaient quelque peu amélioré l'état des pâturages, ont-elles ajouté.

SOMALIE: Renforcement de l'embargo sur les armes

Un comité des Nations Unies destiné à améliorer l'application d'un embargo sur les armes en Somalie, imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU, a demandé aux pays o=F9 ont lieu des violations de cet embargo de l'informer lorsque ceux-ci étaient au courant. Ceci pour palier l'absence d'un mécanisme de surveillance efficace propre au comité. Selon le comité, l'efficacité de cet embargo sur les armes est 'plus nécessaire que jamais' pour souligner 'le ferme engagement de la communauté internationale à instaurer une paix durable en Somalie'. Il étudiait un certain nombre de propositions d'actions, mais il comptait 'uniquement sur la coopération des états et des organisations en mesure d'apporter des informations sur les violations,' indiquait une lettre du président sortant du comité, Jassim Mohammed Buallay au Conseil de sécurité à la fin du mois de décembre.

ERYTHREE-SOUDAN: Le ministre insiste sur l'importance des 'liens stratégiques'

Le ministre des affaires étrangères érythréen, Haile Woldentensae, est arrivé au Soudan, jeudi, pour ouvrir officiellement l'ambassade érythréenne à Khartoum - un événement qui fait suite à l'accord conclu le 3 janvier entre les deux pays pour restaurer leurs relations diplomatiques et rouvrir leurs frontières. Le ministre des affaires étrangères soudanais, Mustafa Osman Ismail, qui a officiellement reçu M. Woldentensae, a déclaré que les tensions du passé 'doivent être une exception' - l'Erythrée et le Soudan avaient rompu leurs liens diplomatiques en 1994 - et la règle devrait être une coopération constructive. 'Nous voyons les relations du Soudan avec l'Erythrée comme des liens stratégiques entre deux pays voisins...par conséquent, nous ne fixons pas de plafond au développement de ces liens. Nous travaillons pour les développer dans tous les domaines - politique, sécuritaire, économique et culturel,' s'est exprimé M. Ismail à la télévision soudanaise. L'Erythrée a, la semaine dernière, rendu au Soudan son ambassade à Asmara, qui avait été occupée par le groupe d'opposition, l'Alliance démocratique nationale (NDA).

Nairobi, le 14 janvier 2000

[FIN]

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