Burkina Faso

Vie chère : Le régime réduit les prix de produits essentiels

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“L’annonce de la réduction des prix du riz, de l’huile et du sucre, trois produits d’importation, a satisfait tout le monde. Attendons de voir maintenant l’impact effectif de cette mesure sur le marché”, dit à la MISNA père Isidore Traogo, secrétaire général de l’organisation locale Caritas, contacté à Ouagadougou, où se vérifie ce mardi une sorte de “trêve sociale”.

Les principales associations de consommateurs, les syndicats, les opérateurs économiques et la Coalition contre la vie chère (Ccvc) étaient engagés depuis une semaine dans des négociations avec les autorités pour mettre un terme à la mobilisation générale de la population contre la flambée des prix. Les nouveaux tarifs devront être appliqués pour un délai de trois mois dans la capitale Ouagadougou et dans la seconde ville du pays Bobo Dioulasso. “Mais le carburant est encore très cher et les frais de transport contribuent à la hausse générale des prix”, observe père Traogo, qui précise qu’un comité spécial tripartite (gouvernement, société civile et opérateurs économiques) sera chargé de superviser le niveau des prix au cours du prochain trimestre.

En revanche, les prix des produits locaux, comme le millet, le blé, le sorgo et les haricots, resteront inchangés et sont généralement vendus à bon marché. “Espérons que tout ira bien jusqu’à la période de juin à septembre, pendant laquelle, dans l’attente des récoltes, l’agriculture locale ne donne pas grand-chose. En général, les commerçants en profitent pour augmenter leurs prix, mais il incombera au gouvernent de surveiller la situation”, conclut notre interlocuteur.

D’autres négociations devraient bientôt aboutir à un accord sur le prix d’autres produits, dont celui de la farine.