Burkina Faso

Rapport mensuel de Protection region du Nord - Mars 2021

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Situation Report
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I. CONTEXTE/POINTS SAILLANTS

Aperçu du contexte général

Au cours du mois de mars 2021, le contexte sécuritaire dans la Région du Nord est resté fragile et nécessite une mobilisation accrue des acteurs humanitaires. Il a été marqué par des incidents individuels dans certaines communes dont celles de Kain, Titao et de Banh, faisant de celles-ci les plus touchées durant le mois sur le plan sécuritaire et aussi par la découverte de deux (2) Engins Explosifs Improvisés (EEI) sur l’axe Tangaye-Yaoua le 20 mars par des volontaires pour la défense de la patrie. En plus de ces incidents individuels, la présence effective des groupes armés non identifiés (GANI) a été signalée dans les communes de Thiou, de Titao, de Ouindigui et de Koumbri. On note la reprise des activités de formations des GANIs dans les forêts de Ogalagam (Commune de Thiou) et de Kessé (commune de Kain).

Un autre fait malheureux a marqué la région du Nord. Dans la Province du Zondoma (Commune de boussou) un jeune homme est décédé le 14 mars 2021 entre les mains des groupes d’auto-défenses (Kolgwéogos) de la commune. Selon les témoignages, le jeune homme a été arrêté par ces groupes à la suite d’un vol. Ils l’ont alors contraint à manger tout son butin (un âne). Pris d’un malaise, il a été conduit au centre de santé où il trouva la mort. Cet incident a entrainé la colère de la population qui a saccagé le siège du groupe d’auto-défense.

Au niveau de la province du Yatenga, en dehors de la commune de Kain qui a enregistré un incident individuel au cours de la période sous revue, l’ensemble des autres communes ont connu une accalmie relative au niveau sécuritaire.

Les conditions de vie des Personnes déplacées internes (PDI) de la région restent toujours précaires comme le mois précédent. Il s’agit des difficultés d’accès à l’aide alimentaire, à la santé, aux documents d’état civil, aux effets d’habillement et aux kits AME. En plus de cela, les populations de Sollé ont un besoin criard en eau potable. Les retournées de la commune de Koumbri manifestent un besoin en vivres, en effets d’habillement et en kits AME. La réduction des patrouilles des forces de défenses et de sécurité (FDS) dans la commune inquiète davantage les retournées. Certaines d’entre elles n’excluent pas de revenir vers les zones sécurisées si la situation ne s’améliore pas.

La diminution du nombre de bénéficiaires des assistances alimentaires par le PAM, inquiète davantage les PDIs de la commune de Séguénéga qui menacent de repartir dans leurs villages d’origine malgré la situation sécuritaire encore délétère. En plus de la diminution drastique de la ration alimentaire (de 12kg à 4kg par personne) qui était servie aux PDIs de Séguénéga sur les différents sites, le PAM a procédé au cours de ce mois de mars, à un nouveau ciblage des bénéficiaires qui passent désormais de 5 085 à 2800 personnes.