Burkina Faso

Rapport de monitoring de protection régions du Sahel - juillet 2020

Format
Situation Report
Sources
Posted
Originally published
Origin
View original

Attachments

I. CONTEXTE

La Région du Sahel continue de connaître une recrudescence d’actes de violences orchestrés par les actions des groupes armés terroristes avec pour corolaire des violations des droits humains des populations civiles. A ces attaques viennent s’ajouter les catastrophes naturelles causées par les inondations et les vents violents en cette période de saison pluvieuse.

Ce mois de juillet sous revue a connu moins d’incidents sécuritaires que le mois précédent. En revanche, il a connu plus de catastrophes naturelles que le mois de juin. La province du Soum a été particulièrement touchée par les différentes attaques, et les catastrophes naturelles notamment dans les localités de la commune de Djibo, de Baraboulé et d’Arbinda occasionnant des victimes. En outre, cette province est toujours confrontée à un problème de restriction des libertés de mouvement des populations dû aux attaques des groupes terroristes sur les axes routiers tels que l’axe Namsiguiya – Mentao- Djibo.

Les autres provinces au cours de ce mois ont été moins touchées mais demeurent toujours des zones à risques ou la situation sécuritaire reste très précaire et volatile.

Ainsi, le chef-lieu de Région qui est la commune de Dori reste jusque-là non seulement la ville la plus stable où toutes les administrations fonctionnent normalement mais également l’une des principales zones d’accueil des déplacés internes.

Situation de protection

Les activités de monitoring pendant la période sous revue ont couvert différentes localités et communes des quatre provinces de la région du Sahel. Dans la province de l’Oudalan, la commune de Gorom-Gorom elle-même avec ses villages dont Essakane, Saouga, Korizena, Tasmakat ; la commune de Markoye et ses villages que sont Danbam, Tokabangou, Tambao et Bom ont été couvert ainsi que les communes de Deou centre et de Tinakof centre. Dans la province du Soum, les zones couvertes sont surtout la commune de Djibo et les villages environnants tels que FiliFili, Sô, Mentao, Tchimbolo, Yathé mais également des villages de la commune de Baraboulé comme Borguindé et Bouro, la commune de Tongomayel et de Pobé Mengao. Dans la province du Seno, ce sont les communes de Bani, de Seytenga, de Dori à travers les trois principaux sites d’accueil de déplacés internes à savoir Petit Paris, Nyarala, Wendou, les villages de Bouloye, Djomga et Bambofa. Quant à la province du Yagha, les zones couvertes sont les communes de Solhan, Boundoré, Tankougounadié,Titabé, Mansila, Sebba ainsi que certains villages de ces communes tels que Niaptana, Djogora, Sissarka, Tangangari.

Dans la Région du Sahel, il y a de nombreuses zones qui restent à risque à cause des problèmes d’accessibilité. Ces zones à risque sont des villages susceptibles d’être affectés par les activités des GANI ; les villages sous menace avec ultimatum par les groupes armés et les villages où les mouvements d’aller et venir sont difficiles voire impossible. Les zones à risques identifiées pendant cette période sous rapport dans la province du Seno sont la commune de Gorgadji et certains villages tels que Bombofa. Dans la province du Yagha toutes les communes sont des zones à risque sauf celle de Sebba qui retrouve lentement sa stabilité grâce aux opérations de sécurisations des FDS. La province du Soum quant à elle, est une zone de violation sans cesse du droit à la liberté et à la sécurité sur les axes routiers tels que l’axe Namsiguiya- Mentao- Djibo. Dans l’Oudalan, les zones à risques identifiées pendant cette période d'activité sont les villages de Doumam, Set-sere Tasmakat, Korizena,Gagara , Petabouli, Petelkochia Gosey -site dans la commune de GoromGorom, on a aussi Tin-Agadel, Iklan Oudalan, Mamassi, Inssalatin, Toleykaya, Tokabangou, Danbam et Inawas dans la commune de Markoye. Dans certains villages tels que Tokabangou, Damban et Iklan, les hommes ne dorment plus dans leurs ménages du fait des attaques des GANI qui les visent de façon spécifique. Il faut noter aussi que la localité de Kolel, un village du Niger frontalier a la province présente également un risque élevé pour ses habitants du fait de l’activisme des groupes armés non identifiés. Aussi, les zones de Deou, Oursi et Tinakof sont toutes des communes difficilement accessibles et à risques.
Par conséquent, la réponse humanitaire dans ces zones demeure très complexe et difficile.