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Journée internationale de l’Education 2022 : Ensemble pour tenir nos promesses vis-à-vis des enfants

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Ouagadougou, 24 janvier 2022 : Les ONGs humanitaires travaillant pour et avec les enfants rappellent l’urgence de protéger le droit à l’éducation des enfants dans les contextes de crises afin d'éviter les conséquences à long terme pour le Burkina Faso et le Sahel Central en général.

La violence et le conflit en cours au Burkina Faso ont poussé plus de 1,5 million de personnes à quitter leur foyer à la recherche d’un environnement plus sécurisé. Plus de 60% de ces personnes sont des enfants. Dans les pays touchés par les crises, le risque de ne pas aller à l’école est deux fois plus élevé que dans d’autres pays, privant ainsi les enfants de leur droit à l'éducation.

A la date du 31 décembre 2021, le nombre d’établissements fermés passe de 2 923 à 3 280 soit 357 nouvelles fermetures. Cela représente environ 13,09 % des structures éducatives du Burkina Faso. Ces fermetures affectent 511 221 élèves dont 243 528 filles, ainsi que 14 901 enseignants dont 4 697 femmes.

La déscolarisation et la non scolarisation exposent des milliers d’enfants à différents risques liés au manque de protection tels que les grossesses et mariage précoces, l’enrôlement dans des groupes armées, l’exploitation par le travail ou d’autres formes de violence basées sur le genre.
Pour éviter qu'une génération entière ne soit privée de son droit à l’éducation, il est impérieux de fédérer les efforts pour un système éducatif plus résilient à partir des points clés :

• Inclusion et équité
• Accès et qualité de l’éducation et de la formation
• Résilience des écoles et de la communauté éducative
• Pilotage efficace et efficient du secteur de l’éducation
• Mise en application de la Déclaration sur la sécurité des écoles

En tant qu’acteurs humanitaires œuvrant pour le bien-être des enfants et de leurs communautés, nous sommes convaincus que seules des actions concertées aux côtés de toutes les communautés affectées sans aucune distinction, dans le respect strict des principes humanitaires pourront nous permettre de tenir nos promesses vis-à-vis de millions d’enfants et de jeunes, même dans les contextes de crise.

Nous reconnaissons que les gouvernements font des efforts pour maintenir l’offre éducative suite aux situations plurielles de conflits dans les différentes régions.

Nous exhortons et appelons les gouvernements des pays en crise (dont certains ont signé la Déclaration sur la sécurité des écoles), à renforcer la protection des écoles, à créer et offrir des alternatives d’éducation et de formation afin de permettre la poursuite de l'enseignement pendant les conflits armés.

Cet engagement a besoin de la communauté internationale pour se concrétiser, car les budgets locaux ne sont pas suffisants pour garantir la mise en œuvre d'un projet de cette envergure.

C’est pourquoi, nous exhortons les gouvernements et la communauté internationale à travailler concrètement à assurer l'éducation et la sécurité des 2,3 millions d'enfants de la région du Sahel qui sont aujourd'hui piégés dans des pays où le conflit armé et la violence les ont privés de leur droit à l'éducation.

Ensemble, nous lançons donc un appel à la communauté internationale, aux partenaires techniques et financiers à contribuer aux efforts et actions du Gouvernement visant à sécuriser les écoles et à faciliter l’accès des enfants à une éducation de qualité.

Nous réaffirmons notre engagement à travailler ensemble tous les acteurs de manière coordonnée avec une direction et des objectifs communs.