Burkina Faso

Burkina Faso : Rapport mensuel de monitoring de protection - Nord (octobre 2021)

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Situation Report
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Résumé

Le mois d’octobre a été marqué par une précarité de la situation sécuritaire dans la région du Nord, notamment dans la zone d’intervention du projet, à savoir les provinces du Loroum et du Yatenga.
Au total vingt-huit (28) incidents aussi bien individuels que communautaires ont été enregistrés dans les deux provinces. Il s’agit de :

  • cinq (5) cas d’atteinte à la vie (attaque du village de Hitté dans le Loroum suivi de mouvements de populations),

  • cinq (5) cas d’atteinte à la propriété (vol de bétail avec mouvements de populations suite aux attaques de Barga et de Hitté),

  • deux (2) cas d’atteinte à l’intégrité physique suite à l’explosion d’un IED dans les communes de Kain et de Ouindigui,

  • dix (10) incidents de violences basées sur le genre dans le Yatenga et le Loroum,

  • deux (2) cas d’atteinte à l’intégrité psychique dans le Loroum,

  • quatre (4) cas d’atteinte à la liberté et à la sécurité de personnes suite aux tirs des coups de feu à Ramensé et aux enlèvements de quatre personnes par les GANE à Barga.

En plus des attaques qui ont eu lieu dans les communes de Ouindigui et de Barga, il faut signaler des mouvements de GANE dans plusieurs villages des communes des provinces du Loroum et du Yatenga au cours de ce mois d’octobre. Il s’agit principalement des communes de Koumbri, Tangaye, Thiou et Kain dans la province du Yatenga et dans toutes les communes du Loroum. Ces GANE tiennent des rencontres avec la population avec comme objectif de diffuser et d’imposerla restriction des libertés de mouvements, le port du voile pour les femmes et les pantalons courts et la barbe pour les hommes.

Sur le plan sanitaire, la région du Nord n’a pas enregistré de nouveaux cas de COVID-19 au cours du mois de d’octobre. Néanmoins, les sensibilisations se poursuivent sur le terrain par les équipes. Aussi, une enquête sur l’hésitation vaccinale contre le COVID a été réalisée dans les communes de Ouahigouya, Koumbri, Tangaye, Namissiguima, Séguénéga et Titao et a concerné un échantillon de 187 personnes.

Les conditions de vie des PDI dans les communes de Ouahigouya et de Titao se sont particulièrement dégradées avec l’afflux de nouveaux PDI consécutif aux mouvements de populations des communes de Barga et de Ouindigui. Ces PDI sont estimées à 16353. Leurs principales difficultés résident dans l’insuffisance en vivres et en abris. A cela, il faut ajouter les traumatismes psychologiques dus aux différentes attaques.