Burkina Faso

Burkina Faso : Mise à jour du suivi à distance - décembre 2017

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Situation Report
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Forte pression de la demande institutionnelle sur le niveau des prix des denrées

Messages clés

Avec des récoltes moyennes, la majorité des ménages pauvres dans le nord du pays vivent de leurs productions. Par ailleurs, on note une reprise typique des activités de saison sèche : les départs en migration, la pratique du maraichage avec une disponibilité moyenne de l’eau, la pratique de l’orpaillage dont le prix de vente du gramme d’or (25000 F CFA) est similaire à la moyenne et la vente des produits forestiers, en particulier les fruits du Ziziphus mauritiana dont le prix est en hausse de 33 pourcent comparé à la moyenne. En préservant ainsi leurs moyens d’existence, la majorité des manages sont en Minimale (Phase 1 de l’IPC).

Bien que la majorité des ménages ne dépendent pas actuellement des marchés pour leur alimentation, on note cependant une hausse des prix des denrées de base par rapport à la moyenne quinquennale : 7 pourcent pour le maïs, 22 pourcent pour le mil et 12 pourcent pour le sorgho. Outre les déficits localisés de production, ces hausses de prix aux consommateurs sont aussi la résultante d’une hausse des prix dans les zones de production : 14 pourcent pour le maïs et le sorgho et 20 pourcent pour le mil. En effet, l’essentiel de la réponse aux appels d’offre (42500 tonnes) pour la reconstitution des stocks du gouvernement, provient de ces zones.

Du fait de leur bon embonpoint, les animaux (en particulier les petits ruminants) présentés sur les marchés permettent aux éleveurs d’avoir des prix autour de la moyenne quinquennale : Pour le bouc, on note des hausses légères de 4 à 15 pourcent. Pour le bélier, de légères baisses sont observées sur les marchés de Djibo (10 pourcent) et de Dori (5 pourcent). Par contre sur le marché de Gorom-Gorom, une hausse de 16 pourcent est notée. Par conséquent, les termes de l’échange bouc/mil sont en faveur des éleveurs, excepté sur le marché de Gorom-Gorom ou ils sont en détérioration de 17 pourcent de moyen.